‹ Histoire de GignyChapitre 222 sur 356 · chapitre lv. Art · texte numérisé non relu

chapitre lv. Art

égard dans le monastère de Gigny. Chez tes trappistes de nos jours, on tient chaque matin, après l'office de prime, ta chapitre des coulpes, dans lequel chacun s'accuse devant «es frères des fautes qu'il a commises dans la journée, ou des mauvaises pensées qui ont occupé son esprit. Si l'un d'eux oublie même de s'accuser de quelque faute qu'un de ses frères connaisse, celui-ci la proclame à haute voix, et le fautif Ten remercie et prie pour son accusateur.

S 3* Les anciens chanoines récitaient le môme office que les anciens moines et aux mêmes heures , c'est-a-dire les nocturnes à deux heures du matin, ou même a minuit, encore au commencement du seizième siècle. Mais plus tard , on fixa l'heure de cet office à cinq ou six heures. On a vu les statuts de ceux de Gigny après la sécularisation.

Art. XV. — Récréations. — Divertissements.

La vie des moines était, comme on a vu, toute consacrée à la prière et au travail. Toute récréation , tout amusement leur était sévèrement interdit. Ils ne pouvaient avoir ni chevaux , ni chiens , ni faucons , ni armes pour la chasse. L'empereur Justinien, en 534, avait défendu , sous des peines graves, a tous les membres du clergé en général , les jeux et la fréquentation des spectacles, des hôtelleries, etc.. Un millier d'années après, en 1519 , un règlement capitulaire défendit aussi aux religieux de Baume , sous peine d'excommunication» de jouer aux dés, aux cartes et autres jeux de hasard que , vingt années auparavant , l'abbé de Saint-Etienne de Dijon avait également interdits à ses chanoines. Cependant , le prieur et les moines de Gigny jouissaient du droit féodal de la chasse , comme on a vu ; mais c'était sans doute par exception, en leur qualité de seigneurs du lieu.

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