‹ Histoire de GignyChapitre 223 sur 356 · U1ST01RS DE GIGST · texte numérisé non relu

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Art. XVI. — Rang. — Préséance.

On gardait dans les monastères le rang de la réception, et les plus jeunes rendaient honneur aux anciens, les appelaient nonne* t se levaient devant eux, et demandaient leur bénédiction. L'ordre de préséance au chœur , au chapitre , aux processions, etc., résultait donc de la date de la réception. Mais, lors de la sécularisation, on a vu les anciens moines de Gigny prendre rang et séance dans la nouvelle collégiale , selon la supériorité des offices claustraux dont ils étaient revêtus.

Art. XVII. — Fautes. —PunUiotu.

$ 1. La plus grande subordination et la meilleure discipline régnaient dans les monastères bénédictins , où les moindres fautes étaient punies. Des circateurt ou inspecteurs faisaient la ronde dans toute la maison, plusieurs fois par jour, afin de surveiller jusqu'aux plus petites négligences, et de les proclamer en chapitre.

S 2. Si un moine commettait des fautet légère*, les anciens l'admonestaient en secret jusqu'à deux fois. S'il ne se corrigeait pas , on le reprenait publiquement , on lui imposait de petites peines corporelles, comme de se tenir prosterné, appuyé sur les genoux ou sur les coudes, ou en d'autres postures pénibles. On finissait même par l'excommunier. La peine de l'excommunication monacale consistait dans la séparation plus ou moins complète de la communauté , comme d'être isolé des corelfgieux à table , à l'église et même au travail, de ne parler à personne, de n'entonner ni psaumes ni antiennes, de ne point lire de leçons à l'office, de ne point aller a l'offrande , ni baiser l'évangile, ni recevoir la paix, etc.. Mais, au reste , saint Benoit recommande à l'abbé de prendre un soin particulier de l'excommunié.

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