‹ Histoire de GignyChapitre 247 sur 356 · chapitre i. vu. Art · texte numérisé non relu

chapitre i. vu. Art

Art. III. — Prieuré de Chambornay-lez-Pin.

g 1. Doux communes du département de la Haute^Saône portent le nom de Chambornay, Tune dans l'arrondissement de Vesoul, et l'autre dans celui deGray. La première, surnommée Chambonwij-lez-Bellevaitx , au canton de Rioz, a donné son nom h une ancienne maison féodale du douzième et du treizième siècle, qui a fondé et enrichi l'abbaye de Belle vaux. Son église fut cédée, en 1145, a celte abbaye par l'archevêque de Besançon. L'autre commune, voisine de celle de Pin, au canton de Gy, sur les bords de l'Ognon, en a reçu son surnom. Il est à croire que c'est de Chambornaylez-Bcllevaux qu'il est question dans des chartes de 967 et de 1049, par lesquelles le roi Conrad et le pape Léon IX confirmèrent à l'église de Saint-Élienne de Besançon différents biens a Chambornay. Mais il est incertain dans laquelle de ces deux communes le célèbre Jean de Vienne, depuis amiral de France etdéfensenr de Calais, remporta une grande victoire, en i364, sur les Tard-Venus, qui ravageaient le pays, et dont il tua lui-même le chef d'un coup de lance.

S 2. A l'égard de Chambornay-lez-Pm , quelle a été l'origine de son prieuré? A quelle époque est-il devenu membre du monastère de Gigny ? Pour résoudre ces questions et bauconp d'antres, nos recherches ont été infmctueuses ; elles ne nous ont fourni que les faibles documents qui suivent :

l.# L'ancien catalogue des bénéfices de Cluny mentionne, c. ni. dans le quinzième siècle, ce prieuré an nombre de ceux qui dépendaient immédiatement de Gigny, et porte qu'il devait s'y trouver deux moines, y compris le prieur; 2.° nos inventaires ne citent point de titres qui lui soient relatifs antérieurs a 1572, 1586 , 1612, etc ; 3.° l'historien Gollut, en 1588, le recense parmi les prieurés du bailliage d'Amont ; 4 ° le pape Clément VIII , avant 1G05, l avait réuni au col-

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lége de Besançon, mais celte union n'eut pas lieu, puisque son successeur nomma un titulaire en 1636 ; 5.° uu de nos litres de 1614 prouve que le prieur de Chambornay devait a I insigne monastère sept florins d'or, réduits à dix gros le florin, ou évalués, comme on a dit, à 3 livres 17- 9J- et tiers, pour droit de responsion annuel; 6.* ce bénéfice étant situé en Franche-Comté, pays d'obédience, se trouvait à la nomination et collation du pape ; 7.* le décret qui supprima, eu 1788, le chapitre de Gigny, céda le prieuré de Chauiboruay à l'abbaye de Migelle.

% 3. Les seuls prieurs dont on ait eu connaissance , ont été :

Claude Ménétrier, nommé en 1636.

Claude Dupin, nommé en 1640.

François Marlet, officiai de Besançon , abbé de Bilion conseiller au parlement, nommé en 1654, encore titulaire en 1696.

Claude IIuguenet, en 17...

Claude Bret, sous-diacre, demeurant h Dijon , dernier titulaire, nommé en 1723, sous lequel en 1766 le bénéfice fut sécularisé et uni au chapitre de Gigny , moyennant une pension viagère au prieur. $ 4. Le produit du prieuré de Chambornay était de 800 fr. en 1760, et de 1200 fr. en 1780. Les revenus en provenaient de dîmes a Chambornay, Brcsillcy, Sauvigney et Gésier, de cens aux mêmes lieux et encore à Brussey près Marnay , de lods, épaves, commises, retenues, échùtos de mainmorte, maison pricurale , prés, terres, vignes, moulin, etc.. Ainsi, le prieur était en même temps seigneur de la terre de Chainbornay ; mais la haute justice ne lui appartenait pas ; elle avait été vendue parle roi, en 1698 , à Antoine d'Ucnncsey, écuyer. Il n'avait donc que la moyenne et basse justice , dont des registres de tenue en 1700—1703 sont cités sur nos inventaires. On y trouve aussi l'indicaliou de titres concer-

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