CHAPITRE LV II. Ail
nant ses autres droits féodaux . tels que banalité du four en 1624, mainmorte eu 1627 et 1630, ban de vendange en 1636, marché en 1728, etc. Au reste , le prieur n'exerçait la justice et ne percevait la taille et les cens que sur les fonds de sa directe, car l'abbaye de Saint-Vincent de Besançon avait aussi une directe ou censive à Chambornay, d'après la donation qui lui en avait été faite , dans le douzième siècle , par Humbert, archevêque de Besançon [Terrant de Camborniaco), Le patronage de l'église de Chambornay placée, aiusi que le prieuré, sous le vocable de la Nativité de la Vierge , et dépendant du décanat de Sexte, appartenait aussi au prieur.
Cette église et son clocher tombanten ruines, en 1768, les nobles chanoines de Gigny. en leur qualité de codécimaicurs, donnèrent une somme de 1000 fr. pour aider à la reconstruction et cédèrent à la paroisse, composée de Chambornay, Bresilley etSauvigney un emplacement nouveau pour relever l'édiûce.
Art. IV. — Prieuré de la Châse-Dieu.
Il n'est pas question ici de l'abbaye de la Chasc-Dieu [Casa-Dei), près Brioude, au diocèse de Germon t, fondée en 1046 par Robert, que le pape Alexandre II canonisa en 1070. Il ne s'agit point de ce célèbre monastère dont les rois de France se sont qualifiés quelquefois religieux honoraires, qui a compté parmi ses enfants le pape Clément VI et plusieurs princes de l'Église romaine, duquel Richelieu et Mazarin ont été abbés, et qui a servi d'exil au Janséniste surnommé le prisonnier de J.-C, ainsi qu'au célèbre homme du Collier, le cardinal prince de Rohan-Guéménée. Il s'agit simplement d'un ancien et modeste prieuré, annexé à celui de Gigny, mais qui n'est venu à la connaissance de l'auteur de cette histoire que par les deux indications suivantes :
426 HISTOIRE I>E G1GKY.
1. * Un inventaire des titres de Gigny, confectionné* en 1775, cite : a une reconnaissance faite, Ie7 avril 1732, devant a Aimé, notaire, d'une pièce de terre située à Macornay, a chargée d'un quartal d'avoine de cens, à la mesure ana cienne, portant lods, seigneurie et retenue, envers a MM. de Gigny , seigneurs h cause du prieuré de la Chase- « Dieu annexé à celui de Gigny, lesdits lods au sixième « denier. »
2. ° Dans le dénombrement de la baronie d'Orgelet fourni en 1738, le prince d'Yscnghien dit que : a les terres de la a seigneurie de Saint-Laurent doivent des cens en argent , « blé, ou autrement... à la Chasc-Dicu de Gigny. p
Ce prieuré était-il situé à Macornay, h Saint-Laurent ou au voisinage ? Aurait-il été annexé a l'onVe de sacristain , et le pareil de froment et avoine dû h cet officier, en 1662, snr les greniers de Saint-Laurent, en serait-il provenu? Nos religieux auraient-ils revendiqué en 1649, ainsi qu'on a vu, les dîmes de Macornay, comme une dépendance de ce prieuré annexé au leur ?
Art. V. — Prieuré de Chasclles.
Il a été parlé de ce prieuré a l'article de l'ouvrier de Gigny qui en jouissait. Nous renvoyons donc le lecteur à ce que nous en avons dit. Au reste , rien ne prouve qu'il ait existé un prieuré h Chaselles et des prieurs titulaires, avant la création de cet office claustral. Ce n'était peut-être qu'un déc 113. membrement de celui de Donsurre.
AnT. Vï. — Prieuré de Chateau-snr-Salins.
S 1. La vallée de Salins portait, dans les vieilles légendes de saint Oycn et de saint Anatoile , le nom de Val-d'Héri , et une commune voisine est encore appelée Pont-d'Iiïri. Nous