‹ Histoire de GignyChapitre 254 sur 356 · chapitre lvii. Art · texte numérisé non relu

chapitre lvii. Art

dation du fameux cardinal Dubois , une requête à l'effet d'obtenir la restitution du prieuré de Château. Mais il paraît que cette démarche fut sans résultat.

§ 9. L'église de ce monastère, quoique ancienne, était belle et à trois nefs. L'autel principal était dédié à la Vierge, et ceux des deux collatéraux à saint È tien ne et a [saint Taurin. Celui de saint Étienne était paroissial de Prétin, dont les habitants étaient desservis par le curé de Mouchard, ou par un vicaire perpétuel pris parmi les religieux. L'apôtre de la Normandie était anciennement le patron de la paroisse, et on ne sait pourquoi, déjà avant le dix-huitième siècle, ils le quittèrent pour prendre saint Étienne. On voit qu'en 1709, les religieux de Château consentirent, selon le désir des habitants, à célébrer, le 23 décembre, à l'autel de saint Étienne, la messe solennelle qu'ils célébraient auparavant le 11 août, à celui de saint Taurin, leur ancien patron.

Dans cette église était une statue antique de la Vierge, en grande vénération à Salins et dans le voisinage, que, de temps immémorial, les religieux portaient dans la ville, le dimanche avant la Nativité de saint Jean-Baptiste, en allant bénir les sources salées.

De nos jours, la charrue impitoyable cultive l'emplacement de l'antique monastère, dont il ne subsiste plus que la cave voûtée, sur laquelle le blé lui-même mûrit. L'église a aussi disparu, et les habitants de Prétin en ont une dans leur village, avec un desservant ou chapelain, sous leur vocable de saint Étienne. U n'y a plus de féte ni d'apport le 9 septembre ; on ne bénit plus les sources salées ; on ne parle plus de saint Taurin ; seulement, la statue antique de la Vierge a été déposée dans l'église de Saint-Maurice a Salins, et la féte de la Nativité conserve encore la dénomination de La Château, de Notre-Damc-de-Chàleau.

$ 10. S'ensuit la liste de quelques prieurt, d'après le manuscrit de l'abbé Baverel et nos propres recherches :

438 niSTOIRE DE GICNY.

Guy, en 1160. Pierre, 1241.

Odon, 1267, 1270, 1273, 1295, 1298.

Richard, 1299, 1301.

Thomas Lallemand, 1320.

Hugues de Vertamboz, 1339, 1344.

Guy de Boulogne ou d' Auvergne, cardinal, premier prieur

commendataire en 1361, mort en 1373.

Pierre de Fromentbs, 1402.

Jacques de Chilly, 1423.

Gérard d'Usis, 1429.

Jean Jofproy, cardinal-légat, prieur d'Arbois et de Saint- Dés i ré de Lons-le-Saunier, en 1457, mort en 1473. Thomas Arnans, prieur en titre, en et avant 1468. Hugues Fol ain, doyen de Besançon, etc., 1470—1476.

ÎÊtienne de Baynans, religieux de Gigny, 1477—1482. François Picolomini, évéque de Sienne, cardinal, 1477—

Antoine de Boche, grand-prieur de Gluny, supérieur et fondateur du collège de Saint-Jérôme de Dole, 1496 —

Michel Bonvalot, 1549.

Jean Bonvalot, 1577.

Victorin Begnaud, 1637, 1642, 1644.

Ferdinande Boubelier, 1674.

Fulgence Canet, 1687.

N Dorival, 1692.

Constance de Chassignet, 1702, 1703.

Albert de Chassignet, 1703, 1704, 1706.

Constance de Chassigney, 1706, 1709. 1715, 1718, 1726.

Antoine de Villers, 1711.

Ambroise Champereux, 1731.

N le Doux, 1750.

N Segcin, 1785.

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