CHAPITRE lvii. Arl
logue des bénéfices de Cluny, rédigé aa plus tard dans le c. ut. quinzième siècle. C'est sans doute aussi à cause d'elle que l'historien Gollut n'a pas inséré ce prieuré dans le dénombrement qu'il a donné, en 1588, de ceux de la Frauche- Comté.
S 5. Le chambrier de Gigny resta curé primitif, non-seulement de la paroisse de Chaiel, qui comprenait Gisia , la Biolaye, le Ghanelay et Chaiel, mais encore de toutes celles qui dépendaient du prieuré, c'est-à-dire, de la Chapelle- Naude, Cousance, Sainte-Croix, Cuisia, Digna, Dommartin, Frontenaud, Rosay et Varennes. Aussi, il en nommait les curés et en percevait les dîmes, ce qui a continué jusque dans les derniers temps. Aux quatre fêtes principales de l'année, il envoyait à Châtel un religieux prêtre, pour offi- g. cier solennellement en sa place.
S 6. Dans le commencement du dix-septième siècle, les ha- g. bitants de Digna intentèrent un procès à ceux de Chàlel et des communautés voisines, prétendant que le siège de la paroisse devait être au milieu de leur village et non à Chatel. La contestation dura long-temps, mais enfin la cour du parlement de Dole, considérant l'antiquité de l'église de Châtel, débouta, en 1629, les habitants de Digna de leurs prétentions, et, par son arrêt, déclara leur église réunie à celle de Châtel. L'église de Digna était néanmoins fort ancienne aussi, puisque Humbert en était déjà desservant en 1236, que c. 75 Jocerand en était chapelain en 1249, et que le parochiage M de Digna est mentionné dans la charte de 1313 précitée. c. loi
S 7. Les revenus du prieuré de Châtel n'étaient point loués en bloc, mais isolément , à cause du grand nombre de paroisses dont ils provenaient. lis étaient perçus aux Brcteneaux, a la Chapelle-Naude, à Chatel, Chevreau, Collonozay, Cousance, Sainte-Croix, Cuisia, Digna, Dommartin, Frontenaud, Gisia , Rosay et Vumines-Saint-Sauveur. Us consistaient surtout en dîmes, cens, rentes et droits de patronage ;
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et de plus, en 25 arpents de bois à Collonozay, une maison prieurale à Gisia, des vignes et autres immeubles au même lieu, ainsi qu'à Châtel, Digna, Cousance, Chevreau, Hosay, etc... On peut en voir le détail a l'article consacré à l'office de chambrier, d'après lequel on jugera qu'ils ne s'élevaient, en 1760, qu'à 3311 fr. ; mais alors ils étaient loués et évalués à vil prix. Par l'acte de sécularisation , les revenus de ce c. U3, 144. prieuré furent conservés viagèrement à M. de Montbozon, titulaire, à cause de son office de chambrier.
L'antique église de Châtel a été réparée en 1638, par les soins et la générosité de M. Adr. de Thoisy, de Gisia.
En y montant par le chemin du N.-O. , on trouve à micôte, un oratoire portant la date de 1670.
Je m'empresse de déclarer, en terminant cet article, que j'ai beaucoup profilé, pour le rédiger, des notes que m'a communiquées M. Guichard fils, homme de lettres à Cousance, dont le mérite et l'instruction égalent la modestie et la complaisance. J'ai indiqué ses documents par l'initiale de son nom en marge.
Art. VIII. — Prieuré de Chatonnay.
$ 1. Chatonnay, anciennement Chatiaiay, est une petite commune de 200 habitants, au canton d'Arinthod, agréablement située sur un plateau qui domine la Valouse coulant à matin. De gros tilleuls séculaires plantés au-devant de l'église embellissent encore ce site charmant, mais il n'existe ni châtaigniers, ni ruines d'ancien château, d'où l'on pourrait déduire l'étymoiogie de ce lieu. Ce nom serait-il dérivé de l'antique château de Dramelay, qui se voit encore dans le voisinage et qui existait déjà avant le douzième siècle? Ce qui est certain c'est que le village de Dramelay était de la paroisse de Chatonnay et de sa seigneurie.
Il est plus que douteux que Chatonnay ait été le lieu qui.