‹ Histoire de GignyChapitre 269 sur 356 · CHAPITRE lyii. Art · texte numérisé non relu

CHAPITRE lyii. Art

portait qull devait rester un moine avec le prieur, on n'en c Ml. retrouve aucune tradition locale , aucune maison , aucun champ, aucun bois, aucune vigne qui en rappelle le nom. L'église seule et isolée subsiste sous le vocable de saint Laurent, avec des indices d'une haute antiquité. Sa voûte et ses fenêtres sont en ogives ; on y trouve plusieurs écussons de la féodalité, et, sous le porche extérieur, une pierre pupi traie ainsi qu'à Cuisia, etc. Hugues en est cité comme vicaire, en 1150.

Le prieuré de Saint-Laurent , situé an diocèse de Besancon, en pays d'obédience, était a la collation du pape. Les religieux de Gigny, en demandant leur sécularisation en 1756, avaient aussi sollicité la suppression de ce membre de leur établissement, et la réunion de ses revenus h la mensecapitulaire , comme de ceux des autres prieurés de la dépendance. Cependant cette extinction ne fut pas accordée à l'égard du seul prieuré de Saint-Laurent. Le pape s'en ré- c. iw, îu. serva expressément la collation par la bulle sécularisatrice, et on voit que ce bénéfice a eu des titulaires jusqu'à la fin. L'abbé Jard, prieur, étant mort en 1768, les chanoines de Gigny se crurent toujours collateurs; et instruits, comme on disait, des bonnes vie, mœurs et capacité de M. J.-B. de Mouria, l'un d'eux, ils se permirent de le présenter à la nomination de l'archevêque de Besançon ; mais ce prélat institua le sieur Le Bœuf, Il en résulta une espèce de conflit en cour de llomc, lequel M, de Moyria fit cesser, en adressant, le 30 novembre 1769, une procuration de désistement et de consentement à la nomination de son compétiteur.

L'abbé Baverel a commis une erreur quand il a placé ce

prieuré sous la dépendance de celui de Nantua, à l'office du

chambrier duquel il aurait été réuni.

S 3. Nous avons encore moins de documents sur ses revenus

que sur son historique. On a seulement trouvé qu'en 1635,

jl rapportait 300 fr. à son titulaire, 500 fr. eu 1737, et plus

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de 1000 fr. en 1785. On voit aussi que le prince d'Ysenghieû, seigneur suzerain, disait en 1738 « que les terres de la seigneurie de Saint-Laurent devaient des cens en argent, blé ou « autrement, tant au seigneur qu'aux prieur et hospitalier « de Saint-Laurent, à la chape lie Barant, à celle du château, o a M. de la Baume , à l'aumônier de Saint-Claude et à la a Châse-Dieu de Gigny. » Au reste, il ne faut pas confondre, avec les revenus du prieuré de Saint-Laurent, les huit pareils de froment et d'avoine que nos religieux levaient sur les greniers du château de ce lieu, ensuite du traité de 1192, et que le fermier du seigneur fut condamné à livrer en 1580, 1660 et 1667.

Il ne faut pas confondre non plus, avec ces revenus , les cent mesures de froment que nos nobles chanoines ont perçues jusqu'à la tin sur la dime de Cesancey* Une reconnaissance des habitants de ce lieu, du 9 juin 1565, constate déjà ce droit, non pas rien que pour 100 mesures, mais pour 128, ou autrement pour 16 quartaux, ce qui indique une réduction postérieure , peut-être en faveur du vicaire en chef qui fut établi. Cette rente provenait probablement de l'ancien prieuré de Cesancey, appartenant à Baume et dont il a été parlé. « L'abbaye de Baume , dit J.-B. Béchet , partagea, « avec le prieuré de Giguy, les revenus de Cesancey. L'une u et l'autre cessèrent par la suite d'y faire le service , tout « en conservant la dime qu'ils ont perçue jusqu'à la fin. Ce « ne fut que dans le dix-septième ou dix-huitième siècle que « la chapelle de Cesancey , probablement reste de l'ancien « prieuré, fut érigée en annexe ou vicariat en chef. »

$ 4. S'ensuit la liste des prieur* connus , principalement d'après l'abbé Baverel.

Rodolphe, en 1183, 1192.

Etienne de Tuoulomon, 1337.

Guillaume de Vie.nne, 1373.

Pierre de la Balhe , 1452.

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