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ccnsiers dans les deux paroisses de Cuiseaux et de Cbampagua, et encore dans celle de Joudes. Par ce motif, l'établissement de la collégiale ne put avoir lieu sans leur consentement, et ils en dictèrent même les conditions.
D'après des reconnaissances et des terriers de 1403, i486, 1500, 1546, 1557, 1&96, 1610 et 1693, ils percevaient des lods, vends, corvées, échutes de mainmorte et cens en argent, blé, avoine, vin, huile de noix, poules, etc.. Ces revenus féodaux étaient perçus a Cuiseaux, Marie et Semon ; a Cbampagna, Marie, Vaux, Arbuans et Louvarel; à Joudes, Marcia, Rosières et le Villars; enfin a Balanod. Nos inventaires citent déjà une vente faite, en 1283, d'une maison située à Cuiseaux et dépendant de la directe du prieur de Gigny, par Pernette, veuve de Pierre Guichard de Cuiseaux, à Michel de Morges. Ils mentionnent aussi une reconnaissance en latin, passée en 1403, au profit du prieuré, d'un cens annuel de 18 sols este venants, valant un franc de bon or et de bon poids, affecté sur une vigne à Vaux. Ils rappellent encore un mandement de garde obtenu, en 1481 , par nos religieux, contre Jean Gallois, de SaintrAmour, qui s'était mis eu possession de l'hoirie d'un homme mainmortable du mémo village de Vaux.
Ces divers droits féodaux, réunis aux dîmes et à quelques vignes, furent loués, en 1780, moyennant la somme de 2625 francs, y compris les dîmes, vignes et droits qui appartenaient en propre à l'office du sacristain , au village de Marie, lesquels avaient été loués, en 1771, au prix de 200 fr. Le fermier de 1780 fut chargé, en outre, de livrer annuellement, au seigneur de Cuiseaux, 720 mesures d'avoine prélevées, avant tout partage, sur la dîme de la paroisse , et aux religieux de Gigny 80 mesures de froment, prélevées aussi» pour leur tenir lieu des novales. Après ces deux prélèvements, les chanoines de Cuiseaux avaient le tiers du restant des dunes de toute espèce à Cuiseaux et à Cham-
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pagna, en leur qualité de desservants et en manière de portion congrue. Les deux autres tiers appartenaient au chapitre de Gigny, avec la totalité des revenus féodaux, ce qui faisait l'objet du bail.
$ 4. Les nobles religieux conservèrent aussi jusqu'à la fin le droit honorifique du patronage des deux cures; mais le droit utile, montant a 7fr. par an, fut réuni dès 1479, comme on a vu, a l'office de l'ouvrier. Ils s'étaient, en outre, réservé, en 1424, la faculté de se retirer à Cuiseaux dans les maisons canoniales et de faire célébrer l'office divin dans l'église de cette collégiale, en temps de guerre et môme quand bon leur semblerait. On a parlé de plus, au chapitre XIV, de la mahon de Gigny ou maison de l'aumône, qui leur a appartenu jusqu'à l'accnsement perpétuel qu'ils en firent en 169*. On ajoutera ici que l'acte de fondation de la chapelle de Vincelles, ou du Rosaire, existait dans les archives de Gigny, avec des pièces de procédure relatives aux droits du chapelain, ce qui prouve des prétentions de la part de nos religieux. Cette chapelle avait été fondée, le 6 août 1410, par Guillaume Bouton, seigneur du Fay , dont la fille se maria avec Jean de Salins, seigneur de Vincelles, prèsLouhans. Le patronage en arriva ainsi dans la famille de ce seigneur, laquelle l'a transmis aux seigneurs de Chilly. C'est de là sans doute qu'elle prit le nom de cliapclle de VmceUet.
$ 5. Anciennement nos moines possédaient encore à Champagna, près de l'emplacement du presbytère actuel, de grands et beaux bâtiments qui subsistent en partie, avec un clos de vigne environnant, qui porte toujours le nom de clos de Gigny. Ces bâtiments étaient peut-être ceux d'un ancien château , car on a vu qu'en leur qualité de seigneurs suzerains, ils avaient reçu, en 1270 et en 1330, plusieurs hommages - liges ou devoirs de fief. Quant au clos de Gigny , aujourd'hui en terre labourable , il n'appartenait déjà plus aux nobles chanoines sur la fin du dix-huitième