‹ Histoire de GignyChapitre 278 sur 356 · CHAPITRE LVIl. Alt · texte numérisé non relu

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siècle, et se trouvait alors divisé entre plusieurs propriétaires.

Au reste , les églises de Cuiseaux et de Champagna paraissent très anciennes. Celle de Champagna surtout est d'une apparence tout-à-fait gothique, malgré le rajeunissement sans goût qu'on vient de donner à son clocher. Sa voûte et ses fenêtres sont en ogives très aiguës, et la lumière y pénètre h peine. Aussi, elle était jadis mère-âjUse , au rapport de l'abbé Courtépée. Quatre petites croix de pierre d'une seule pièce sont placées aux quatre coins du cimetière, comme a Grave. Unie en 142i à la collégiale de Cuiseaux, cette vieille église en a été séparée en 1832, et dèslors elle a eu son desservant particulier. Guichon de Cuiseaux l'était en 1428.

Art. XXI. — Prieuré d'Oussia.

«$1. La paroisse du Pont-d'Ains, dit Guichenon, est a « Oussia, car l'église qui est dans la ville du Pont-d'Ains a n'en est qu'une annexe pour la commodité des habitants. « Dans le village d'Oussia est un prieuré appelé d'Oussia a ou du Pont-d'Ains, sous le vocable de saint Didier, qui « dépend du prieuré de Gigny en Comté et doit sept florins a d'or de redevance. La fondation de ce prieuré est ignorée, 0 et touchant ses prieurs, j'ai recouvré ceux-ci :

a Perccvaldc Loriol, en 1436.

« Antoine de Montjocvent , prieur commen datai re u ( cellérier de Gigny, 1473 ).

a Jean-Philibert de Cuasles, protonotaire apostolique.

a Jean de Joly, évéque de Saint-Paul-Trois-Châleaux, a en 1540.

« Claude Boisserat, 1562— 1576.

a Pierre de Gemilly, 1584.

c Pierre Vitbt, 1587.

496 HISTOIRE DE GIGNV.

« N GlROUDV.

« Christophe de Gerbais de Soxnas, 1596. a Jean Gavain, 1602.

« Pierre Neshb, perpétuel de Ïlsle-Barbe. »

S 2. A celte notice nous ajouterons que le prieure* d'Oussia a probablement été fondé en faveur du monastère de Gigny, par la puissante et généreuse maison de Coligny, souveraine de la localité. Elle avait construit, sur la hauteur qui domine le Pont-d'Ain, un château-fort pour défendre et protéger ses états. On voit encore sur la façade orientale de la tour à plate-forme, qui subsiste aujourd'hui, de nombreux ccussons féodaux à l'aigle éployée. Ce château est converti actuellement en hospice pour les ecclésiastiques infirmes et sans fortune.

Nous avons dit précédemment que l'hommage rendu, en 1265, au prieur de Gigny , pour des meix possédés en fief dans la paroisse d'Uncia, pourrait avoir quelque rapport à ce prieuré.

L'ancien catalogue, si souvent cité, attribue non-seulement a Gigny le prieuré d'Oussia , qu'il nomme Oitcieul , mais encore un second prieuré au Pont-d'Ain, où il n'en a jamais existé. Il est évident que c'est un double emploi. Il ne fout pas confondre non plus, avec le lieu de notre prieuré, Oncieux et Saint-Didier d'Oussia, deux autres communes du département de l'Ain.

Il y a eu des prieurs titulaires h Oussia jusqu'à la fin. M. de Faletans, qui l'était déjà en 1756, a été le dernier et n'a cessé d'en jouir qu'en 1790. Ce bénéfice, à la collation du prieur de Gigny et non à celle du pape , fut sécularisé , en 1768, par M. de la Forêt, officiai de Lyon, commissaire apostolique délégué, qui déclara que les revenus en seraient unis à la mense capitulaire de Gigny, après le décès du titulaire.

S 3. Le village d'Oussia, divisé en haut et bas, n'est au-

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