‹ Histoire de GignyChapitre 43 sur 356 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

sans leur consentement. À l'égard du village de Martia (*), il 1191 fut dit que le droit d'habitation à exiger appartiendrait par moitié aux contractants, a la réserve en faveur des moines de Gigny d'une rente de six deniers et un minot d'avoine par chaque manouvrier, et de douze deniers et aussi un minot d'avoine par chaque cultivateur tenant des bœufs.

Le prieur Aymon , du consentement de tous ses religieux , céda de la même manière au comte ce qui leur appartenait dans les villages de Motmetays Morget, Lancette, Leyn*,Pouitta, Klkchantria, Brohsia, Avenant M, Morval, Florentia, Nortel» Muntceyria et Auquel. La cession comprend encore d'autres lieux moins connus ou plus difficilement reconnaissantes aujourd'hui , comme Moysia (M Sainte-Fantame^, Chkhivèrei*®,

(3)) S'agit- il ici de Marcia, hameau de Joudes, ou le monastère de Gigny a eu jusqu'à U fin la dune et de» fonds censables, même la seigneurie jusqu'en 1 157 t Cependant, ce lien dépendait au su.* siècle de la tlrerie de Coligny, cl il se Uouvc éloigné de la vallée de Sunna

Uo) jévenanj, hameau de la commune actuelle de Morval, était autrefois un gr«« village, avec tour féodale et justice, réduit maintenant kàenxgrangei ou deux simplet domaines. — Dans le xvu.* et le xviti.* siècle, on trouve les Mi* chaud , sieurs de («Tour d' Avenant, dont l'un acbela en 17 ie la seigneuiie de Crcssia, et en 1711 la justice à Avenant, laquelle lut fut cédée par le seigneur d'Andelot*

(41] Ou peut présumer que Mojrsia était l'ancien nom du village de/a Piroiuêt dout une localité porte encore cette dénomination. Il en sera de nouveau question plus tard.

(4a) M. Monnier pense que c'était l'ancien nom de la Balms d'E/ry, parce que les habitants de ce lieu dénomment encore ainsi le source qui sort de leur belle baumê ou grotte. Les religieux de Gigny, en effet, y ont toujours perçu la dime, et les détails topographiques contenus sur cet ancien lieu, dans une de C. 70. nos chartes de 1117, confirment asses celte opinion. En i3o6, Etienne de Colifny, seigneur d'Andelot, tenait en fief de la comtesse de Bourgogne la moitié de Monta g ny-le*Temp lier et de Sainte-Fontaine.

(4}) On pourrait croire qu'il s'agit de MoniagnA-l*-Templiert dont une loculiié s'appelle encore C/uvirt ou ChevièrVf et où nos moines avaient aussi la dime et le patronage. Cependant celte commune portait déjà le nom de Montagaj- dans U charte de iaat précitée, et rien ne prouve que le fi nage cultivé de Cher ière ait jamais été on lieu habité. U n'est pas probable non plus, a cause

w HISTOIRE DE GIGNY.

1191 Experniaw, ExvauM, Ikmpierrei*) .LaChiriaW, Samonat Cranuma («•), et Loyon («».

Le comte Etienne, en raison de cette avantageuse donation, promit et jura de défendre tous les biens et dépendances du prieuré et spécialement les Foires de Gigny. Il promit, en outre, de ne jamais aliéner de ses mains les biens ou droits concédés. Enfin, ce prince de son coté, elles religieux du leur, se jurèrent réciproquement fidélité pour le château de Montfleur.

1192 § 4. En Tannée 1 1 92 , le prieur Aymon , de concert avec c.62. Rodolphe, prieur de Saint-Laurentrla-Rochc , stipula un

autre acte d'association avec le même comte Étienne, pour

de l'élotgncment, qu'il .'«liste de Ckickeritre, aujourd'hui Smffnt hameau de Fronlenaux, qui était un ancien fief bonoriGque relevant de Gigny.

(44) C'est VEpèrign*, hameau actuel de Montfleur, autrefois plus considérable, désigné dan* la charte de iaa; sous le nom d'Esperniet

U5> La même charte parle encore du village d'Esven», qui est probablement le même que celui qu'on nomme aujourd'hui Po^defFimU, au bas de Montfleur.

(4() Sans doute 3ntnt~Pierr*t actuellement hameau de Mouilleur, autrefois commune distincte dont l'Epérigna faisait partie. (47 J Peut cire Civria on Lnnèria,

(4I) Il n'est pas à croire que ce soit Smmoçiutt prêt d*f«ernore et de Mata félon en Bngey, trop éloigné des autres lieux, et où te monastère de Gigny n'a probablement jamais possédé de droit*.

(49) Serait-ce Laniri* f

(50) On pourrait penser que Layon était autrefois le village actuel de Lonveim» ou loaremM, Loueyne, peut-être ainsi appelé par corruption de l'ancien nom.

Cependant, il est constant que, dans un titre de i3oo, il est fait une mention distincte de Louenneet de Loyon. Il est certain aussi que l'antique église de Loyon existait au sud de Louvenne, sur un coteau aujourd'hui en péquier, près du Mef-sous-ln-Tourt et à matin d'une prairie qu'on appelle encore Sons-Lion. Mai» cette église était probablement isolée, et rien n'établit qu'un village ait jamais existé dans son voisinage. Elle a été réunie à celle de Louvenne, a la fin du xvu. • siècle, et est tombée en ruines dans le xviu.*. Maintenant, h peine en retreuve-t-on remplacement qui dépend du territoire actuel de Saiut-Julien. Il en sera encore question dans le cours de celle histoire.

Le dénombrement de tous les lieux dont il vient d'être parlé donne-t-il une idée du patrimoine même de Bernon r

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