CHAPITRE XIX
de Bonlicu qui y pend encore, fut fait double, c'est-a-dire, 1204 en charte-partie , a la manière des passeports et des quittances à souche ou a talon de nos jours. Ainsi, il fut écrit soit sur la demi-feuille droite, soit sur la demi-feuille gauche d'une feuille entière de parchemin pliée en deux. Une ligne de lettres de l'alphabet Ait écrite en majuscules sur la longueur du pli, et, en coupant ce dernier, chacun des doubles a conservé la moitié de ces lettres coupées elles-mêmes. D'ailleurs cet ancien titre bien lisible n'offre encore ni virgules, ni accents , ni points sur t. La conjonction et s'y trouve remplacée par un signe particulier qui ressemble un peu au chiffre arabe 7. L'acensement fut ratifié, l'année suivante, par l'archevêque de Besançon. 1205
S 10. Il est a croire que c'est aussi du temps d'Aymon qu'en 1208, Pierre de Tramelay, seigneur de Vallefin, 1208 reprit de fief cette dernière seigneurie, et en fit reconnaissance et hommage au prieur et aux religieux de Gigny. Le titre important de cet hommage est mentionné sur l'inventaire de la cour des comptes de Dole confectionné en 1687, mais il ne se trouve malheureusement plus dans les archives de Besançon.
§ 11. On peut encore moins assurer qu'Aymon ait été 1212 toujours titulaire à Gigny en 1212 et que ce soit lui qui ait *•* **■ alors apposé son sceau, en signe d'authenticité l60*, ainsi que
(go) Avant le xrv.e siècle, il n'y avait pat d'officiers spéciaux pour recevoir aolhentiqaement les actes. On s'adressait, afin d'y suppléer, aux personnes constituées en dignités ecclésiastiques ou laïques, en les priant de constater tes conventions faites en leur présence et d'y spposer (eut s sceaux. C'était une preuve de la considération dont jouissaient ceux auxquels ou recourait a cet effet. On en trouvera plusieurs exemples dans les pièces justificatives de cette histoire, et on verra notamment les sept successeurs preequ'immédiats du prieur Aymon répondre comme lui à la marque d'estime qu*ou leur donnait. Ainsi, la plupart des chartes de Vauduse sont revêtues, pendant tout le xm.e siècle , des sceaux du prieuré ou des prieurs de Gigny.
II y avait bien déjà des notaires chez les Romains et chez les Bourguignons »
1212 l'abbé de Grandvaux , le prieur de Bonlieu et le seigneur de Roussillon , les leurs, a un titre de la chartreuse de Yauclusc privé aujourd'hui de tous ces sceaux, comme de toute désignation de personnes. Par cet acte , Humbcrt de Montmorot, dit Arragon, et Hubert le bâtard, son frère, rendirent non-seulement hommage à ces chartreux , mais encore leur firent donation du droit de pâturage dans toutes leurs terres et d'une rente d'un quarlal de blé à percevoir à Loysia. De leur côté et en récompense, les religieux de l'ordre de saint Bruno promirent de ne pas oublier leurs bienfaiteurs dans leurs prières. Cette charte, qui contient encore d'autres dispositions, fut rédigée au château de Crilla , et eut pour témoins ou garants Pierre, chapelain de Loysia, Ponce, chapelain de Clairvaux, Hubert, chapelain de Sarrogna, Hugues Bochard de la Rochette, Jocerand de Gharchilla, Guillaume de Roussillon, etc....
il y «Tait bien aussi lea référendaire» et lea chancelier* du moyen âge qu'on qualifiait de noUiret ; on voit encore souvent dea notaire* cité* dan* Us charte* de* viii.e, IX.*, x.- et Xi.fl siècles; on lit m^cue qu'en 45o, selon la légende de saint Dorai'ien, et qu'en 588, selon l'historien Grégoire de Tours, des notait c* furent appelés avec des témoin* peur écrire des dona'ion* ; mais ce n'étaient que dea scribe* ou secrétaire* San* caractère public
Les nelaire* royaux n'ont été établi* qu'en l'année iJoa en Franche- Comté, en Brc**e, en Bourgogne , en Savoie et ailleurs, avec de* attributions analogue* à celles qu'ils ont aujourd'hui. Les souverains pontife* et te* empereur* en avaient déjà créés qui étaieut qualifié* notaire* publics par rauloriti impérial* «< aposloliqn*. J.-B. Béchet, dans ses notes manuscrites, cite à la date de 1*77 un curé de Loysia, comme notaire de cette sorte; mai* l'auteur de celle histoire n'en a rencontré de tel* qu'en 1*93,1)11, 1 3 16, 1 35a, etc.... On peut en voir quelques-uns ainsi qualifiés dan* la liste de* notaire* mêmes de Gigny ou du voisinage, sou* les dates de 1374, ■ 38», 1437, 1443, i5io, etc..
On n'a commencé à signer les actes comme aujourd'hui qu'à la fin du xv.a siècle.