‹ Histoire de GignyChapitre 57 sur 356 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

GUICHAUD , prieur.

Erection de l'église paroissiale de Gigny. — Cure de Gigny el Véria. — Familiarité. — Chapelle de Sainte-Croix. — Cimetières. Maison de Gigny — Cbâleau. — Seigneurie. — Droilsseigneuriaux.— Main-morie.

§ t. Guiciiard n'est connu comme prieur de Gigny que 1270 par un article d'inventaires, duquel il résulte qu'en l'année

la main du noble chambiier de Gigny. Au reste Pacte de foi et hommage devait être suivi dans les quarante jours du dénombrement exact et détaillé des biens tenu, en fief.

L'hotumuge lige liait personnellement et plus étroitement que l'hommage simple. Il obligeait le vassal au service envers et contre tous el à ses dépens. Il le soumettait aux peines de la foi menti et c'est-à-dire, a la confiscation et à la mort, en cas d'acte de rclicllion contre le seigneur soi

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1270 1270, il reçut rhommagc de Jacques de Champagna, chevalier, qui reconnut tenir en fief-lige du prieuré ce qu'il possédait dans sa terre de Cbampagna et autres lieux. Comme ce chevalier avait contesté et inficié un compromis qu'il avait fait avec ce prieur, au sujet de l'hommage qu'il devait, il constitua pour dédommagement, en faveur du monastère, un cens annuel de cinq sols viennois, pour l'entretien d'une lampe dans l'église conventuelle.

Dans ces inventaires, on rencontre aussi la mention qu'en ladite année 1270, Humbcrt Jade, fils de Guillaume, prévôt de Chevreau , vendit aux religieux de Gigny la moitié de la dime de Vogtw qu'ils ont conservée jusqu'à la fin.

c. 87. $ 2. Dans un acte du mois de juin de la même année , on trouve cité , pour la première fois , un chapelain de Gigny du nom de Joceran. Cet ecclésiastique régla , en sa qualité de tiers-arbitre , avec Guillaume , recteur de l'église de Champagna, et Ayinon, recteur de celle de Maynal f07), plusieurs différends entre Amédée, abbé du Miroir, et Guillaume , seigneur de Coligny , Chevreau et Jasseron. Ces différends concernaient les droits d'usage et de pAluragc dans les bois du seigneur de Chevreau , les bans de vendanges et autres , les moulins de Gisia , la délimitation du territoire entre le Chanelay et les granges de Non, etc., etc. L'acte de l'accord qui fut fait est non-seulement précieux pour la connaissance historique de toutes ces localités , mais encore parce qu'elle fait la première mention d'un ecclésiastique séculier chargé du service de la paroisse de Gigny. A cette occasion nous allons entrer dans quelques détails sur l'église paroissiale de ce lieu et sur ce qui s'y rattache.

§ 3. Dans le principe, les moines de Gigny , comme ceux des autres monastères, étaient les seuls pasteurs des fidèles

((;) Le lilre porte MaAunj-, probablement par erreur de copiste. II faut lire Mainay ,car (Uni d'autres actes de txH, tafS et i>9>» on voit que Ayinon était chapelain à Maynal.

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