‹ Histoire de GignyChapitre 60 sur 356 · CHAPITRE XtlI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XtlI

eristain du prieuré auquel avaient été concédés, en 1305, les 1270 droits de curé primitif. Ën conséquence , il ne touchait que la moitié de la portion congrue , l'autre moitié appartenant au sacristain. La totalité de cotte portion congrue ne consistait même que dans le tiers des dîmes , les deux autres tiers étant perçus par les religieux du monastère , en leur qualité de gros décimatcurs. Quant aux droits casuels , tels que ceux de sépulture des enfants et gerbes de passion, le desservant les partageait aussi avec le sacristain ; mais les droits de baptêmes , fiançailles et mariages lui étaient propres en totalité. Au reste, on aura bientôt occasion d'en parler plus en détail.

De la cure de Gigny dépendaient aussi cinq petits champs contenant à peu près ensemble deux journaux et un pré de deux soitures et demie, appelé le Prc-au*Prêtre% ou le S (abat, donné, dit-on, à l'église, sous la condition de faire chanter l'hymne de ce nom en certains temps de l'année.

A Véria , le curé avait la totalité des droits casuels et la moitié de toute la dime, l'autre moitié appartenant aux religieux. Ces derniers même , d'après un traité fait en 1312 avec le curé, en avaient autrefois les deux tiers.

§ 7. Il n'est guère probable que la chapelle qui fut construite après le concile de Latran ait subsisté jusque sur la fin du dix-huitième siècle. Quoiqu'il en soit, l'église paroissiale de cette dernière époque, qui existait déjà en 1520 et qui avait été réparée en 1(>72, était moins grande que celle qui l'a remplacée. Elle était couverte en laves etn'avait en place du clocher qu'un campanile , avec une petite cloche qui a été fondue pour la défense de la patrie. Comme elle tombait de vétusté et était insuffisante pour le nombre accru des paroissiens , elle fut interdite en 1770 et démolie en 1774. Celle qui existe aujourd'hui fut construite sur son cmplace- pUn D ment , mais agrandie au matin , au soir et a j nord de l'ancienne. Elle fut consy^rée en 1780 et placée , eu désir des

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habitants, sous le double vocable de Notre-Dame et de saint Taurin. Cependant, la voûte de cet élégant édifice ne tarda pas à s'affaisser et lézarder par récarteraent dès murs. En vain, on pratiqua , en 1784, des buttées ou gros piliers extérieurs pour soutenir ces derniers <70\ cè monument religieux n'en fut pas moins interdit en 1789,et les paroissiens mis par l'évoque en possession de l'église prieurale. Celle de la paroisse fut destinée dès-lors à servir de halle pour les foires et ce n'est que tout récemment que , par mesure de prudence , on a démoli celle voûte qui menaçait de s'écrouler.

$ 8. Dans l'église paroissiale de Gigny existait une chapelle érigée en 1520, en l'honneur de Samte-Croix , par Barthélémy Pytiot, prêtre originaire de Gigny et recteur de l'hôpital de Cuiseaux , lequel la dota convenablement. Mais les biens et revenus en ayant été dissipés et perdus par la longueur des guerres , Pierre Pytiot, prêtre, curé de Marigny , au canton de Clairvaux , alors chapelain titulaire , fit une nouvelle fondation pour relever celle de son parent. 11 disposa donc, en 1693, que, dans cette chapelle, il serait célébré une messe basse a chacune des fêtes de (Invention et de l'Exaltation de Sainte-Croix ( 3 mai et 14 septembre ), et une , en outre , à chaque fête des trente-el-un saints ou saintes qu'il énumère dans le titre , ce qui faisait 33 messes en tout. A cet effet, la chapelle fut dotée d'une rente de 200 francs, hypothéquée sur tous les biens que le nouveau fondateur possédait au Villars , proche Marigny. Il s'en réserva le patronage pendant sa vie et nomma pour patrons alternativement après lui : l.tt Taurine Pytiot, femme Cassabois, sa parente ; 2.* Henri du Pasquier, seigneur de la Villette,

(70) Cet piliers furent construits aux fr»U dea religieux du noble chapitre» ensuite d'un traité fait, en 17*1, arec les paroissiens, à condition que le« pre miers qui, en qualité de gros decimatcurs, étaient obligé* à la reconstruction au chœur de cette église, ne seraient plus tenus • l'avenir qu'à son entretien.

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