CHAPITRE XVII
puis leurs enfants ou descendants par ordre de primogéni- 1270 turc, d'abord masculine. Il statua aussi qu'après sa mort le seigneur de la Villette nommerait le premier chapelain.
On trouve qu'en conséquence de ces dispositions, t.* N... Rossel était chapelain en 1697 2.° N... du Pasquicr, de Viremont, religieux à Gigny, en prit possession en 1722;... 3.* B.-E.-F. du Pasquicr , de la Villette, autre religieux, en
1730 4.° H. Iiouxy de Chambly, curé de Nez, en 1751 5.° Enfin , après la mort de ce dernier , en 1783 , H.-X.-J. de Grivel , chanoine de Baume , qui lut nommé par À.-J. Daniel de Maizod, dit du Pasquier,. seigneur de la Villette.
La chapelle de Sainte-Croix ayant été démolie, en 1774 , avec l'église paroissiale , ne fut point reconstruite avec elle. On lit dans l'acte de prise de possession du dernier titulaire, que le service s'en faisait à l'autel de l'église elle-même.
Outre la rente de 200 francs dont il a été question , cette chapelle possédait encore à Gigny trois petites pièces de terres provenant de la première fondation et qui furent vendues en 1791 avec les autres biens du clergé.
S 9. Il y avait encore d'autres fondations de messes et de processions faites en l'église paroissiale de Gigny , notamment l'une en 1684 par Michel Laporte , une autre en
1731 par Taurin Poupon, etc..
Il y existait aussi , comme à Cuiseaux, une familiarité ou association d'ecclésiastiques nés et renés (baptisés) à Gigny, ou considérés de la même famille. L'auteur de cette histoire n'a pu se procurer les statuts de cette familiarité, et il ignore si , comme en certains lieux, les membres en étaient mépartistes, c'est-à-dire, s'ils partageaient les revenus destinés à la desserte des obits et fondations. Un petit pré dit, en 1748, de la marguillcrie , était désigné en 1675 sous le nom de pré de la familiarité de Gigny. On a trouvé que les prêtres 5. Rcyaud, en 1775 , et /.-B.,e Coll'm, en 1785, avaient pris possession comme familiers.
86 IIISTOIRE DE GIG3Y.
1270 Pour terminer ce qui concerne l'église paroissiale , on t. m. ajoutera que, d'après un titre de 1546, le luminaire de cette église devait être entretenu avec le produit des bois communaux.
§ 10. II a déjà été parlé des inhumations, et on a vu que lors de l'érection de l'église paroissiale, on avait aussi établi à Gigny un cimetière spéeiaLet distinct pour les enfants , tandis que les grandes personnes continuaient à être inhumées dans l'ancien cimetière de l'abbaye ou du prieuré. Cet usage particulier n'avait point d'analogue ailleurs , et on ne peut lui comparer que celui de la vaste chapelle des Innocents, à Vaux près d'Avallon , où l'on enterrait les enfants , et sur la porte duquel se lisait l'inscription : Jnfantium dormitorhim.
Pian E. Le cimetière des enfants ou de la paroisse, existait au nordouest de l'église paroissiale. Il était destiné , non-seulement aux enfants proprement dits, mais en général aux individus qui n'avaient pas encore communié , qui n'avaient pas encore reçu le précieux corps de Dieu , comme il est énoncé dans un titre de 1566 confirmé par ceux des deux siècles suivants. Le curé on vicaire perpétuel était chargé de ces inhumations, quoique le sacristain en partageât les droits ou émoluments avec lui.
Quant aux grandes personnes, le sacristain les inhumait
pian F. dans le cimetière de V abbaye qui existait entre les deux églises t71*, et il ne partageait point les droits de ces sépultures avec le desservant , étant chargé de tous les frais d'obsé- Mt ques. Les parents de ces adultes pouvaient obtenir de cet officier claustral la permission de faire inhumer les défunts dans l'église paroissiale ou dans le cimetière des enfants. Cette autorisation n'était pas refusée , surtout si elle avait
Plan G. (7 0 tepeiit chemin, qui exi»tc enlrc l'église pnromialeet l'ancien cimetière,
n'a été établi qu'en 1791.