‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 2)Chapitre 39 sur 103 · GLASS · texte numérisé non relu

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née, répondit le chanoine. Justement, répliqua le médecin, une vieillesse anticipée est toujours le fruit de l'intempéfrance, Si vous n'eussiez bu que de l'eau claire toute votre vie, et que vous vous fussiez contenté d’une nourriture sim ple, de pommes cuites, par exemple, de pois ou de fèves,

ment leurs fonctions.

Je ne désespère pas toutefois de vous remettre sur pied,

pourvu que vous vous abandonniez & mes ordonnances, Le

soi tout friand qu'il était, promit de lui obéir en toutes SES.

pour commencer à on au défe

Puis il dit au chirurgien : Maître Mar

trois heures en faire autant, et demain vous

C'est une erreur de penser que le san,

conservation de la vie; on ne peut tro saigner un malade.

sidérable, et qu’il n'a rien à faire que

il ne lui faut pas plus de sang pour v

endormi; la vie, dans tous les deux, ne con:

pouls et dans Ia respiration. Le bon chanoï

qu'un si grand médecin ne pouvait faire de faux raisonne-

ments, se laissa saigner sans résistance. Lorsque le docteur

eut ordonné de fréquentes et copieuses saignées, il dit qu'il

fallait aussi donner au chanoine de l’eau chaude à tout mo-

ment, assurant que l'eau bue én abondance pouvait passer

pour le véritable spécifique contre toutes sortes de

HM sortit ensuite, en disant d'un air de confiance

Jacinte et à moi, qu'il répondait de la vie du malade, si on

Te traitait de la manière qu'il venait de prescrire. La gouver-

‘nante, qui jugeait peut-être autrement que Ini de sa méthode,

Protesia qu'on la suivrail avec exactitude. En effet, nous mi-

‘mes promptement de l'eau chauffer ; et, comme le médecin

mous avait recommandé sur toutes choses de ne la point épar= ‘nous en fimes d'abord boire à mon maitre deux ou trois à longs traits, Une heure après, nous réitérdmes; puis,

it encore de temps en terops à la charge, nous yer~

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