I. Notaire ou greffier
t. Célèbre orateur romain qui te tua dans ira accès de fièrre cbaude, l'an de
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moulin. Je voyois mes finances augmenter de jour en jour, k m'imaginai pour le coup avoir attaché un clou à la roue de b fortune.
Il ne manquoit plus à ma vanité que de rendre Fabrice ténrà de ma vie fastueuse. Je ne doutois pas qu*il ne fût de reUn d'Andalousie ; et, pour me donner le plaisir de le surprendre, ji lui fis tenir un billet anonyme, par lequel je lui mandois qa*i seigneur sicilien de ses amis Tattendoit à souper ; je lui marqnoi te jour, l'heure et le lieu où il falloit qu'il se trouvât. Le rends vous étoit chez moi. Nunez y vint, et fut extraordinairemM étonné d'apprendre que j'étois le seigneur étranger qui Tafol invité à souper. Oui, lui dis-je, mon ami, je suis le maître à cet hôtel. J'ai un équipage, une bonne table, et de plos v coffre-fort. Est-il possible, s'écria-t-il avec vivacité, que je k retrouve dans l'opulence? Que je me sais bon gré de t*«foii placé auprès du comte Galiano ! Je te disois bien que c'étoit a seigneur généreux, et qu'il ne tarderoit guère à te mettre à tai aise. Tu auras sans doute, ajouta-t-il, suivi le sage conseil {pu je t'avois donné de lâcher un peu la bride au maître d'hôtel;/ t'en félicite. Ce n'est qu'en tenant cette prudente conduite, q« les intendants deviennent si gras dans les grandes maisons.
Je laissai Fabrice s'applaudir tant qu'il lui plut de m'avoii mis chez le comte Galiano. Après quoi, pour modérer lajok qu'il sentoit de m'avoir procuré un si bon poste, je lui détailla les marques de reconnoissance dont ce seigneur avoit payé me services. Mais, m'apercevant que mon poëte, pendant que je lu faisois ce détail, chantoit en lui-même la palinodie, je lui db Je pardonne au Sicilien son ingratitude. Entre nous, j'ai plulô sujet de m'en louer que de m'en plaindre. Si le comte n'eneà pas mal usé avec moi, je l'aurois suivi en Sicile, où je le seni rois encore dans l'attente d'un établissement incertain. En va mot, je ne serois pas confident du duc de Lerme.
Nunez fut si vivement frappé de ces derniers mots, qu'il demeura quelques instants sans pouvoir proférer une parole. Puis, rompant tout à coup le silence : L'ai-je bien entendu ? ine ditil. Quoil vous avez la confiance du premier ministre? Je h partage, lui répondis-je, avec don Rodrigue de Calderone; et, selon toutes les apparences, j'irai loin. En vérité, seigneur de Santillane, répliqua-t-il, je vous admire. Vous êtes capable de remplir toute sorte d'emplois. Que de talents vous réunissez cd