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lui, nflss ne saurioiui pa» que^ dang la ville d'Athènes^ les en» fonts plemnieut quand on leur donnait le fouet : nous devons cette découverte à sa profonde érudition.
Après que^ mon camarade et moi, nous eûmes regardé toutes les choses dont je viens de parler, il nous prît envie d'apptendre pourquoi Ton faisait de pareils préparatifs. Nous allions nous en informer, lorsque, dans un honune qui avait Fair de l'ordonnateur de la fête, Diego reconnut le seigneur Thomas de la Fuente, que nous joignîmes avec empressements Le maître d'école ne remit pas d'abord le jeune barbier, tant il le trouva changé depuis dix années. Ne pouvant toutefois le méconnaître, il Tembrassa cordialement, et lui dit d'un air affectueux: Eh! te voilà, Diego, mon cher neveu, te voilà donc de retour dans la ville qui t'a vu naître? Tu viens re* voir tes dieux pénates, et le ciel te rend sain et sauf à ta &• mille. 0 jour trois et quatre fois heureux ! nlbo dies nolanda lapillo^, 11 y a bien des nouvelles, mon ami, poursuivitril : ton onde Pedro le bel esprît est devenu la victime de Pluton; il y a trois mois qu'il est mort. Cet avare , pendant sa vie^ craignait de manquer des choses les plus nécessaires : ÀrgenH pallebal amore*. Outre les grosses pensions que quelques grands lui faisaient , il ne dépensait pas dix pistoles chaque année pour son entretien; il était même servi par un valet qu'il ne nourrissait point. Ce fou, plus insensé que le Grec Aristippe , qui fit jeter au milieu de la Libye toutes les ri* chesses que portaient ses esclaves, comme un fardeau qui les incommodait dans leur marche^ entassait tout l'or et l'argent qu'il pouvait amasser. Et pour qui? pour des héritiers qu'il ne voulait pas voir. 11 était riche de trente mille ducats, que ton père, ton oncle Bertrand et moi, nous avons partagés* Nous sommes en état de bien établir nos enfants. Mon frère Nicolas a déjà disposé de ta sœur Thérèse; il vient de la ma-
* Jour digue d'être marqué d'une pierre blanche !
(C'était la phrase que Le Sage avait mise en français dans la première édition du roman de Gil Bias, et qu'il a remplacée par la citation latine dans l'exemplaire corrigé sur lequel a été donnée l'édition de 1747.)
la superstition des anciens Romains marquait les jovrs qu'on réputait heureux ou malheureux par des pierres blanches ou noires.
* De l'amour de l'argent tellement entiché, Qu'il en était tout pftle et comme desséché.
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ridr au fils d'un de nos alcades : Connubio junxit stoMli ^ priamque dicavit^. C'est cet hymen^ formé sous ]|g pros heu*' reux auspices, que nous célébrons depuis deux jours avec d'appareil. Nous avons fait dresser dans la plaine ces pavillons.» Les trois héritiers de Pedro ont chacun le sien, et font tour Ièi^ tour la dépense d'une journée. Je voudrais que tu fusses«rrivâ plus tôt, tu aurais vu le commencement de nos réjouissances. Avant-hier, jour du mariage, ton père faisait les fixais. Il d(»ma un festin superbe , qui fut suivi d'une course de bague. Jon oncle le mercier mit hier la nappe, et nous régala d'une fête pastorale. Il habilla en bergers dix garçons des mieux fsdts, et dix jeunes filles ; il employa tous les rubans et toutes les aiguillettes de sa boutique à les parer. Cette brillante jeunesse forma diverses danses, et chanta mille chansonnettes tendres et légères. Néanmoins, quoique rien n'ait jamais été plus galant, cela ne fit pas un grand effet : il faut qu'on n'aime {dus comme autrefois la pastorale.
Pour aujourd'hui, continua-t-il, tout roule sur mon compte, et je dois fournir aux bourgeois d'Olmedo un spectacle de mon invention : Finis coronahit opus^. J*ai fait élever un théâtre, sur lequel. Dieu aidant, je ferai représenter par mes disciples une pièce que j'ai composée ; elle a pour titre : Les ÂmuM^ menls de Muley Bugentuf, roi de Maroc, Elle sera parfaitement bien jouée , parce . que j'ai des écoliers qui déclament comme les comédiens de Madrid. Ce sont des enfants de famille de Penafiel et de Ségovie, que j'ai en pension chez moi. Les excellents actem's ! Il est vrai que je les ai exercés : leur déclamation paraîtra frappée au coin du maître, u/ ita dicamK A l'égard de la pièce , je ne t'en parlerai point ; je veux te laisser le plaisir de la surprise. Je dirai simplement qu'elle doit enlever tous les spectateurs. C'est un de ces sujets tragiques qui remuent Tâme par les images de mort qu'ils ofi&ent à l'esprit. Je suis du sentiment d'Aristote : il faut exciter la
' Par les liens sacrés d'un constant hyme'néei
Sa (ille à cet époax a Joint sa destinée.
Tiré des vers de V Enéide où Junon promet à JÉole de lai donner en mariage Dâopée, la plus belle de ses quatorze nymphes. Enéide^ liv* ly v. 75-79 ' La tin couronnera l'œuvre* * Pour ainsi dire.