LIVRE IV, CHAP. VI. 2£li
choses indifiérentes. L'après-midi, pendant (f^'ii^ sç (JtUpowient tous deux à sortir pour àllei; chez doii^ ^n^oa» î^ pris les devants, et courus avertir la d,uè|ae dé se^j^^s^e^^ cette visite, le revins ensuite sur mes ps^, pour çtcçcpjj^s^^pef don FéHx, qiii conduisit enfia chez sa tante le sei^QW dbw Luis. Mais à peine furent-ils entrés dan!| k maîsc^j^ qu'il; renoontr^nt la dame Chimène, (pii leur fit signç 4*^ nç^pjpijiijt ftdre de hhiit ? Paix, paix! leur dit-eUe d^me yçix, ffis^ yqu; téveâleri^ ma nièce. ËUe a depuis h^er une mîgraii^ç ^Sxo^ Me qui ne fM^'quë de la quitter; çt h, pauvre eofanjt repoo^ depidsi xm qiiârt d'heure, h suis fâche de ce coûtrô-t^nms^ dit Mendoee en affectant un air mortifia { j'espâràis que npiiù? verrions ma cousine. J'avais fait fête de ce pl^tr ^ mon tgni Pacheco. Ce n'^ pas une affaire si pressée, répondit en souiliant Ortiz; vous pouvez la remettre à demain, lies cavaUers eiu^ent une conversation fort courte avec la vieille;^ et se r^Qrèrent.
Ikm Luis nous mena chez un jeune gentilhomipe dé seç amis, qa'cm appelait don Gabriel de Pedros. TYous y passàïu^s le i^e de la journée^ nous y soupân^es même, et nous n'^n sorttee» que sur les deux heures après minuit, pour noui cq retourner au logis. Nous avions pieut-être fait la ipoitié du chemin, lorsque nous rencontrâoies sous nos pieds, dans la nie, deux hommes étendus par terre. Nous jugeWes qujÇ c'étaient des malheureux qu'on venait d^sas^er, et nous BOUS arrêtâmes pour les secourir, sH en était encore temps^ Gomme nous cherchions à nous instruire, autant ^e Tobsçurité de la nuit nous le pouvait permettra, de l'état où, ils sc^ trouvaient, la patrouille arriva. Le commandant nous prit d'abord pour des assassins, et nous ût environner par ses gens; mais il eut meilietipe opinion de nous lors(^% nous eot entendus parler, et qu*à la faveur d'une; teiiterne soni:4e il \it le^ trait» à» Memdoce ei d^ fiacheeo. S^a archers, par aoB opdre, examinèrent les deux hommes que nous nous ima- ^ntons avoir été tués^ et U se trouva, qv^ c'était un gros Upenim ^t $on ▼alet» tous dieux pris de vin, ou plutô4 ivresr-morts ? Messieurs, s'écria un des archers, je reconnais ce gros vivant. Eh! c'est le seigneur licencié Guyomar S recteur de notre
* (?uyomar,ce nom retourne dé»\^m P^oomer (GuilLaiiiini»)» eélièbre professeur au
Université. Tel que tous le voyez, c'est un grand personnage^ im génie supérieur; il n'y a point de philosophe qu'il ne terrasse dans une dispute; il a un flux de bouche sans pareil. Cest dommage qu'il aime un peu trop le vin , le pix)cès et la grisette. Il revient de souper de chez son Isabelle , où , par malheur, son guide s'est enivré conune luL Ils sont tombés l'uïi et l'autre dans le ruisseau. Avant que le bon licencié fût recteur, cela lui arrivait assez souvent. Les honneurs, comme vous voyçz, ne changent pas toujours les moAirs. Nous laisââmes ces ivrognes entre les mains de la patrouille , qui eut soin de les porter chez eux. Nous regagnâmes noire hôtel, et chacun ne songea qu'à se reposer.
Don Félix et don Luis se levèrent sur le midi; et , s'étant tous deux rejoints. Aurore de Guzman fut la première chose dont ils s'entretinrent. Gil Bias, me dit ma maîtresse, va chez ma tante dona Rimena, et lui demande de ma part si nous pouvons aujourd'hui, le seigneur Pacheco et moi, voir ma cousine. Je sortis pour m'açquitter de cette commission , ou plutôt pour concerter avec la duègne ce que nous avions à faire; et, quand nous eûmes pris ensemble de justes mesures, je vins rejoindre le faux Mendoce. Seigneur, lui dis-je^ votre èousine Aurore se porte à merveille ; elle m'a chargé ellemême de vous témoigner de sa part que votre visite ne lui saurait être que très-agréable, et dona Kimena m'a dit d'assurer le seigneur Pacheco qu'il sera toujours parfaitement bien reçu chez elle sous vos auspices.
Je m'aperçus que ces dernières paroles firent plaisir à don Luis. Ma maîtresse le remarqua de même, et en conçut un.
college d'Harcourt, et rectear de l'Univenitë de Pans, auteur d*un Cours de philosophie, etc., elc. Dans le Dictionnaire de l'abbë Ladvocat, il est dit que ce Dagoumer est le Guyomar de 6il Bias.
Plus lard Le Sage aurait trouve le sujet d'une allusion plus piquante et plus singulière. Un recteur, nommé Montempuis, se déguisa en femme pour aller voir joamr Zaïr9» D'après l'usage du temps, un personnage grave ne pouvait assister aux repré* sentations de nos chefs-d'œuvre dramatiques. Celui-ci s'habilla en femme et s'aSobb de deux lourds paniers; mais, peu accoutumé à cet équipage bicarré, il attacha mal ses paniers, qui tombèrent à la porte du spectacle. On fit un malin vaudeville, dont le refrain était :
Doit-on dire mademoiselle.
On bien monsieur de Montempuis?