‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 5)Chapitre 43 sur 105 · GIL BLAS EPOUSE LA BELLE ANTONIA · texte numérisé non relu

GIL BLAS EPOUSE LA BELLE ANTONIA

Deux jours après mon retour de Valence à Lirias, Basile le laboureur, mon fermier, vinta mrnr^veTme^gjiand^r la^Y 25 permission de me présenter Antonia, sa fille, t[ui

disait-il, avoir l'honneur de saluer son nouveau maître. Je lui répondis que cela me ferait plaisir. Il sortit, et revint

bientôt avec sa belle Antonia. Je crois pouvoir donner cette épithète à une fille de seize à dix-huit, ans, qui joignait à des traits réguliers le plus beau teini|net*'Yes"^ plus beaux y^ux . du monde. Elle n'était vêtue que demerge ; mars une^îche y /^t^le,* un port majestueux et des grâces qui n'accompagnent S pas toujours la jeunesse relevaient la simplicité de son t'^TOBiIfêftSéht. Elle «l'avait point de *^omùre, ses cheveux V-^^^ étaient seulement mofees^i^ derrière avec un bouquet de fleurs, à la façon oes Lacédémoniennes.''

Lorsque je la vis entrer dans ma chambre, je fus aussi 10 frappé de sa beauté que les paladins de la cour de Charlemagne ' le furent des ^g^tê^^Angélique * lorsque cette princesse parut devant eux. Au lieu de recevoir Antonia d'un air aisé et de lui dire des choses flatteuses^^u lieu de féliciter son père sur le bonheur d'avpir une si charmante 15 fille, je demeurai étonné, troublé,'lçterait ; je ne pu§ prononcer j^-

. un seul mot. Scipion, qui s'anerçut d^^mon'Pesofdçé/'pn^ pour moi la parole, et fit les frài^ desiQuanges ^ que je

devais ^à cette ^imable personne. ^Vur elle qui ne fut point éDÎoïiieSe ma figure en robe de chambre et en 20 bonnet de nuit, elle salua sans être embarrassée de sa contenance, et me fit un compliment qui'^^'cneva oe m'enchanter, quoiqu'il fût des plus communs^^ ^<"* r^*»i^^-^//^L^5c^

Je tombai amoureux de la belle Antonia et je n'eus point de repos que je n'eusse obtenu sa main de son père, 25 qui me l'accorda sans beaucoup de difficulté. Mais il me fallait le consentement de sa fille: aussi Antonia me remplitelle le cœvfl: ^^^Jpi^JPgQ}];^!!^ "^^^ES^^^ rougissant, que loin de lui faire deTapeineima recnerche lui était fort agréable. Notre mariage fut donc décidé et la noce fut célébrée 30 au château de Lirias devant don Alphonse et Séraphine.

Chacun donna des louanges à ma future ; et/ si on la loua fort sous son habit de serge, on en fut encore plus charmé lorsqu'elle parut sous un plus riche habillement. Il semblait qu'elle n'en eût jamais porté d'autres, tant son air était noble

S et son action aisée, 'v^lysy^^ f\M^<^'^^^^'^^^^

Le moment où je devais par un doux hymen voir attacher

mon sort au sien étant arrivé, don Alphonse me prit par

la main pour me conduire à l[ajjtfil, et Séraphine fit le

même honneur à la ï mAeê f Nous nous rendîmes tous

10 deux dans cet ordre à la chapelle du hameau, ou le grand

vicaire nous attendait pour nous marier ; et cette cérémonie

r se fit aux acclamations des habitants de Lirias et de tous

I les riches laboureurs que Basile avait invités aux noces

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