‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 2)Chapitre 7 sur 103 · SL · texte numérisé non relu

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cesse, jure, frappe, et le plus souvent estropie ses domestiques. — Passons à un autre ! m'écriai-je à ce portrait ; ce capitaine-là n’est pas de mon goût. Ma vivacité fit sourire Arias, qui poursuivit ainsi sa lecture : Dona Manuela de Sandoval, douairière surannée, hargneuse et bizarre, est actuellement sans laquais. Elle * ■

n’en a qu’un d’ordinaire, encore ne le peut-elle garder un jour entier. 11 y a dans la maison, depuis dix ans, un habit qui sert à tous les valets qui entrent, de quelque taille qu’ils soient ; on peut dire qu’ils ne font que l’essayer, car il est encore tout neuf, quoique deux mille laquais l’àiônt porté. — 11 manque un laquais au doc-

gronde et fl jure et il frappe. Et combien de domestiques il a estropié eux par coaps de lui. Et lorsque acheva le vieux de ces les qualités les charmantcs je m'écriai et je dis à lui passe lui et mentionne nous autre que lui. Ce le capitaine ne lui pas goût de moi. Sourit le vieux Arias lorsque j’interrompis paroles de lui vivement et il ajouta il lut et dit dona Manuela de Sandoval femme âgée d'âge et par caractère d’elle une la revêche et hargneuse cette l’heure elle est manquant d’un le domestique. Et ne sert dans maison d’elle si cé n’est un le domestique seulement et le domestique lequel elle prend lui il ne peut il achève jour de lui. Et dans maison d’elle avant aujourd’hui espace dix ans un l'habit. Tous les domestiques revêtissent lui un après un temps qu’ils entrent au service grands ou petits. Et ils peuvent les gens ils disent que ces les domestiques essayèrent lui seulement et encore neuf cet l’habit quoique revêtirent lui près de deux mille domestique. Et il ajouta il lut et dit le docteur Alvar Fanez ayant

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naissance précédât le service. En même temps, je tirai de mes poches deux ducats, que je lui donnai, avec promesse de n’en pas demeurer là, si je me voyais dans une bonne maison.

Il parut content de mes manières. J’aime, dit-il, qu’on en use de la sorte avec moi. Il y a, continua-t-il, d’excellents postes vacants ; je vais vous les nommer, et vous choisirez celui qui vous plaira. En achevant ces paroles, il mit ses lunettes, ouvrit un registre qui était sur la table, tourna quelques feuillets, et commença de lire dans ces termes : 11 faut un laquais au capitaine Torbellino, homme emporté, brutal et fantasque ; il gronde sans

connaissent les services et je veux la récompense elle précède le service. Et à l'instant je tirai de poche de moi deux réaux douro et je tendis eux à lui dans main de lui et je promis à lui que j’ajouterai à lui si il place moi dans une la maison elle sera bien fournie.

Sembla à moi il fut content de paroles de moi et d’action de moi. Il reprit et dit à moi je suis bien aise ils agissent les gens avec moi comme tu as agi. Et il ajouta et il dit à moi je connais places bonnes lesquelles sont vacantes cette l’heure. Actuellement je présenterai elles à toi une à une et choisis parmi elles celle qui elle plaît à toi. Et après ces les paroles il plaça les lunettes sur nez de lui et il ouvrit le registre lequel était placé sur la table et tourna de lui quelques les feuillets et il commença il lit à nous et il dit le capitaine Torbellino ayant besoin d’un le domestique. Et d’après caractère de lui il a été un l’emporté et brutal et violent. Et à toute heure il

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dilion, et comptez sur ma reconnaissance. — Messieurs, répondit froidement Arias, voilà comme vous êtes tous. Avant que l’on vous place, vous faites les plus belles promesses du monde ; êtes-vous bien placés, vous ne vous en souvenez plus. — Comment donc, reprit Fabrice, vous plaignez-vous de moi? n’ai-je pas bien fait les choses? — Vous auriez pu les faire encore mieux, impartit Arias; votre condition vaut un emploi de commis, et vous m’avez payé commesi je vous eusse mis chez un auteur. Je pris alors la parole, et je dis au seigneur Arias que, pour lui faire connaître que je n’étais pas un ingrat, je voulais que la recon- -

mmire indique à lui une la place elle sera bonne. Et si tu fais à lui cette la faveur je récompenserai toi à cause d’elle. Il répondit à nous le seigneur Arias avec réponse froide et dit toutes paroles de vous 6 messieurs chose une. Avant que elles sont à vous les places vous promettez avec promesses grandes et le temps que vous tenez elles vous oubliez la promesse. Répliqua Fabrice et dit à lui comment tu es tu te plains de moi. Moi je ne fis pas avec toi bien. Reprit le vieux Arias et dit à lui tu étais tu peux tu fais mieux que ce que tu as fait parce que cette la place laquelle j’ai tait donner à toi elle vaut comme ce que elle vaut place d’un le comptable et toi tu n’as pas récompensé moi si ce n’est comme si j’avais placé toi domestique chez un de ceux ils composent les livres. Dans cet le moment je pris la parole et je dis à lui ô seigneur Al ias moi je montrerai à toi je ne suis pas de ceux qui mé-

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