‹ Histoire de Gil Blas de Santillane (volume 2)Chapitre 86 sur 103 · JU J J^V · texte numérisé non relu

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dont le muletier nous avait fait fête, je leur répondis que j’étais un jeune homme d'Oviédo qui allait à Salamanque; je leur contai même l’alarme qu’on venait de nous donner, et j’avouai que la crainte d’être appliqué à la torture m’avait fait prendre lu fuite. Ils firent un éclat de rire à ce discours qui marquait ma simplicité, et l’un des deux me dit : Rassure toi, mon ami; viens avec nous, et ne crains rien : nous allons te mettre en sûreté. A ces mots, il me fit monter en croupe sur son cheval, et nous nous enfonçâmes dans la forêt.

Je ne savais ce que je devais penser de celte rencontre : je n'en augurais pourtant rien de sinistre. Si ces gens-ci, disais-je

quelle parut à moi plus dure que bastonnade du juge laquelle ût peur à nous avec elle le muletier je répondis à eux et dis à eux ô messieurs mot un le garçon de ville d’Oviédo et je suis allant à ville de Salamanque. Et je racontai à eux sur toute chose jusqu’à la peur laquelle fit peur à nous d’elle le muletier. Et je confessai à eux motif de fuite de moi de l'hôtellerie lui la crainte du châtiment de bastonnade du juge. Et quand ils entendirent ces les paroles lesquelles firent voir à eux j’étais un le niais ils éclatèrent d’un le rire grand. Reprit un d’eux et dit à moi calme toi ô enfant de moi. Viens avec nous et ne crains aucune de chose. A présent nous conduirons toi à lieu de la sûreté. Et ensuite il fit monter moi derrière lui sur croupe de cheval de lui et nous entrâmes dans fond de la forêt.

Et je ne savais pas ce que je pense sur cette la compagnie avec eux. Mais ne vint pas dans esprit de moi le mal. Je dis dans moi-même si étaient ces

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le mari de l’Asturienne ne paraissait pas, deux archers, aux frais et dépens du délinquant, escorteraient la complaijnante jusqu’à la ville d’Astorga.

Pour moi, plus épouvanté peut-être que tous les autres, je gagnai la campagne. Je traversai je ne sais combien de champs et de bruyères ; et, sautant tous les fossés que je trouvais sur mon passage, j’arrivai enGn auprès d’une forêt. J’allais m’y jeter et me cacher dans le plus épais hallier, lorsque deux hommes à cheval s’offrirent tout à coup au-devant de mes pas. Ils crièrent: Qui va là? et comme ma surprise ne me permit pas de répoudre sur-le-champ, ils s’approchèrent de moi, et, me mettant chacun le pistolet sur la gorge, ils me sommèrent de leur apprendre qui j’étais, d’où je venais, ce que je voulais aller faire dans cette forêt, et surtout de ne leur rien déguiser. A cette manière d’interroger, qui me parut bien valoir la question

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lui et ils donnent à lui la bastonnade devant lui. Et après la bastonnade il dit si ne vint pas mari de celte la femme demain s’il plaît à Dieu ils monteront à cheval avec elle deux cavaliers ils conduiront elle à ville d’Astorga et totalité des dépens de l’argent du polisson de le muletier.

Quant à moi qui étais épouvanté peut-être plus que compagnons de moi je me sauvai du côté de la campagne. Je traversai combien de champs et combien de bruyères et je sautai par-dessus toute haie lesquelles se trouvèrent devant moi dans chemin de moi jusqu’à ce que j’arrivai enfin à une la forêt. Je voulais j’entre dans elle pour je me cache dans fond d’elle. Et tout à coup sortirent devant moi deux cavaliers. Ils crièrent à moi et dirent à moi qui est toi. Impossible je pus je réponds à eui par excès de l’étonnement. Us approchèrent de moi et placèrent bouts de pistolets d’eux sur poitrine de moi et ordonnèrent à moi j’informe eux qui est moi et d’où je vins et quel projet de moi je fais dans cette la forêt et obligation je confesse à eux franchement. Lorsque je vis cette la manière d’interrogatoire d’eux la-

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