‹ Histoire de Gil Blas de SantillaneChapitre 148 sur 254 · fcniiiies uni ce faiblCfOii ne le» peut toiiir · texte numérisé non relu

fcniiiies uni ce faiblCfOii ne le» peut toiiir

EU«s courent parlent où m düVavoMS » » ^ r

Digitiz*’ ''■/ Grîïigle

eu A P. X. — Delà commission que le marquis de Marialva donna à 6il MaS) et comment ce iidèie secrclaire s'en acquitta.

Le marquis n’était pas encoré revenu de chez sa comédienne, et je trouvai dans son appartement ses valets de chambre qui jouaient à la prime ‘ en attendant son retour. Je fis connaissance avec eux; et nous nous amusâmes à rire jusqu'à deux heures après minuit que notre maître arriva. 11 fut un peu sui pris de me voir, et me dit d'un air de bonté qiri me fit juger qu’il revenait très-satisfait de sa soirée ; (Comment donc, Gil Blas, vous n’êtes pas encore couché? Je répondis que j'avais voulu savoir auparavant s'il n'avait rien à m’ordonner. J’aurai peut-être, reprit-il , une commission à vous donner demain matin ; mais il sera temps alors de vous apprendre mes volontés. Allez vous reposer, et souvenez-vous que je vous dispense de m’attendre le soir; je n’ai besoin que de mes vfilcts de chambre.

Après cet avertissement, qui dans le fond me faisait plaisir, puisqu’il m’épargnait la sujétion que j’aurais quelquefois désagréablement sentie, je laissai le marquis dans son appartement, et me retirai à mon galetas. Je me mis au lit. Mais, ne pouvant dormir, je m'avisai de suivie le conseil que nous donne Pythagore de rappeler le soir ce que nous avons fait dans la journée, pour nous applaudir de nos bonnes actions ou pour nous blâmer de nos mauvaises*.

El, pour une réponse 00* fausse ou véritable, ,

J’en sais qui volontiers iraient trouver le diable.

' , (Acte 111, scene lU.)

La Voisin, nominee daus cei vers, était la sorcière à la mode. Thomas Corneille fil encore à son sujet la comédie de la Deoinereste^ en 1679. Un arrêt de la chambre ai* dente condamna la Voisin A être brûlée vive en 1680.

' La prim^éuit un jeu de cartes qui a eu une grande vogue, mais abandonne au* jourd'bul.

* Aiiscnc a consacré ce précepte de Pythagorc dans l’idylIc de VHûnnéie homme. Du Ta traduite sous ce litre : L'Examen de soi^méme; et la pièce revient si bien à ce passage de Gil Blas, que l'on croit pouvoir la transcrire* ^

Pour être sage, il faut avec uii/soin cxtrcinr Chercher à se cnnnaitre et se juger soi-inê'Jio :

Ce sage est rare. Alliènc en scs murs n'en vil qu'un.

Quel inorlol dans son cœur ose deaccudre^ aucun.

Huis à cct exameii l’honnète bomnio s'attacHn; . > s

Il no saurait sur htl sottfb ir h meiiidrc tache L*o|Hnio« d'auiriii ne (nuil êts* sa les*: ^

Page 1