NOTICE SUK LE SAGE
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alguazils, el de la caverne dans la prison. Enfin, il sait aussi nous offrir quelquefois de profondes leçons de morale; et, lorsque GU Blas revient à Oviedo voir mourir im père qu’il a oublié dans l’insolence de sa prospérité, n'y a-t-il pas une observation de mœurs judicieuse dans ce luxe déplacé des funérailles du pauvre écuyer, et une leçon frappante dans celte indignation tumultueuse des habitants d’Oviedo, qui voient prodiguer aux obsèques du père plus qu’il n’aurait fallu «
pour adoucir sa vie? Peut-être cependant Le Sage songe-t-il plus encore à peindre ici le parvenu qu’à nous faire haïr le mauvais fils; la leçon morale n’est qu'accessoirc, et il finit son chapitre en nous disant i « Avis aux gens du commun » qui, après s’être enrichis hors de leur pays, veulent y re- » tourner pour faire les gens d’importance. »
Le Sage était dans la force de l’âge et du talent lorsqu’il fit Gil Blas, et c’est dans ce roman qu’il faut chercher son génie. Plus tard, ses ouvrages commencent déjà à se r^eentir de la froideur de la vieillesse ; et le Bachelier de Salamanque, où la multiplicité des aventures remplace la fécondité des observations, annonce le déclin de l’auteur. Nous retrouvons encore pourtant sa sagacité accoutumée à mettre son héros dans des situations où il puisse découvrir facilement les ridicules do l’humanité. Si naguère^ dans le Diable boüeux, Âsmodée enlève brusquement les toits des msiisons de Madrid, pour découvrir les passions de leurs propriétaires, ici, comme àans Gil Blas, le moyen est plus naturel et plus efficace, et le préceptorat n’est pas moins bien choisi que la domesticité, pour révéler à notre curiosité le secret des ridicules et des vices domestiques. Je ne sais quel dieu de la mythologie souhaitait que l’homme eût au cœur une- fenêtre qui lussât apercevoir ses plus secrètes pensées ; il semble que Le Sage deuis ses ouvrages ait voulu réaliser cette allégorie : mais ici
S son bachelier quitte trop tôt son rôle d’observateur pour prendre celui d’un héros de roman, poursuivant jusqu’ai Amérique son épouse enlevée. Ce, ne sont plus des portraits fins et ingénieux de, nos défauts ,!|ice sont des aventures bizarres, des reconnaissances, des dëguisetnente . et tous ces ressorts usés des romans espagnols] La lecture de cet ouvrage nous rappelle involontairement le Wvemr des dernières bo-