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cherches de la it^ticç, ^ à 4c^ mandats d'arrêt décernés contrçlui.
R. Uon.
D. Si elle voyait Babeuf^ si elle le reconnaîtrait ?
ft. Qa'ellc ne Ta pas bien obsenrf^ mais qu'il a le visa^ allongé, maigre, grand, l'air sérieu^jd^nne tkille moyeipioe.
D. Combien elle vend ces numéros i.
R. Que le numéro 3o lui a coûté six livres la douzaine^ Tautre 3 livres.
D. Si elle ne connaît par d'autres vendeurs de ces numéros.
R. Que (Ufesfmf toua I/os colporite^cs. 1^ vei^dçnt publiquement^ notamment sur le Poi^t-NeiAf.
P, Si Çs^çuf a Taiz: âgi^ et comment il est; vêtu ?
R. A peu j^ quaiaate sas ; quao^ aux hAbiUeipcnts» il est tautôt en redingote» twtpt en, habît^ ipnx ^le 9> pas observé les couleurs.
D. Si elle sait dans quel lieu on vendait les premiers numéros ?
k. Qu'on allkit les chercher auprès de la Place des Piques^ et; que c'était U oti on vendait le. Journal de la Liberté de la Presse.
La déclaration qui termine cet interrogatoire avait été sans douté, pour la police, une indication suffisante, car le 24 du même mois (i a février 1795), Baben^^ surveillé de, plus près queijamais^ fut arrêt.é e^ conduit devant le Comité de Sûreté générale potti? être i9te.t;rogé au 4* bu«* reau» mais au^ sa répon;^ qu^il ae voulait être que&tioivié que par un représentant du Pçuplej oa le, reconduisit, en prison, d'après l'àyis du Co(XUi;é.
C'est f lors queji trompant \a. vigilance de ses.^eâliers« il fit i;épaAare dai;ts Paris estante la France u«aécriVintitulé :
BabeWi TaiBuii w PqunLa> a V^ cQific^T^^v^i^s^i)^
{i) De rin^nmârU de FrankHn^ rue d»L Smtier^ nr, 3o. PUcard in-folio, 2 colonnes, lur gros papier rose commun. S, d. (pluv\dte ^ i), ^ Cet éerk M «assf distribué m forme do broebore.
Il commence ainsi :
« Du fond de mon cadiotj qu'il me soit permis de dissiper les horri blés mensonges qu'on verse sur moi pour aroir le prétexte de me charger de fers... >
C'est une justification de son procès de Montdidier et des emplois qu'il a successivement occupés.
Cette défense fut sans tStt ; quelques jours après Babeuf, Lebois et autres publicistes étaient dirigés sur les prisons d'Arras.
Le drame de la misère^ commencé A Saint-Quentin^ dans une cabane, s'achevait à Arras, dans une prison, pour finir bientôt à Vendôme sur l'échafaud révolutionnaire.
Mars à octobre 1 795 (aS ventôse an III -^ 4 brumaire an IV), — Graechus Babeuf dans la prison des Baudets d*Arras. - Lebois, Taffoureau^ Cochet ^FontenieryGouillard et autres. » Babeuf écrit à Fouché^ de Nantes.-^ Sa correspondance a^ecCh. Germain.^ Préludes du Babouyisme.-^ Un boucan au théâtre d'Arras, à propos du général Béthune et de son état" major. « Un écrit de SenUcq. — Une chanson de Babeuf contre les aristocrates SArrqs. — Le Tribun du Peuple à fermée infernale. — Mise en liberté.
En Van III^ Gracchos Babeuf habitait Paris et rédigeait le Journal de la Liberté de la Presse qu'il avait fondée et qui devint le terrible Tribun du Peuple. Ayant attaqué^ dans ce journal, avec une extrême violence^ les hommes au pouvoir^ ceux-ci le décrétèrent d'accusation (11 ven-> tôse an II I)^ et après l'avoir fait passer par les prisons de Paris^ Vexilèrent à Arras avec Lebois, rédacteur du Journal de PÉgalité.
Tous deux arrivèrent dans cette ville le 25 ventôse et furent incarcérés dans la maisoa d'arrêt dite des Baudets,
Là, ils rencontrèrent Taffoureau et Cochet que nous verrons pins tard prendre une grande part à la conspiration de l'an V.
Pendant le cours de l'an III, Taffoureau (i) avait été détenu successivement à Saint- Omer, à Lille et à Arrai. Le 25 floréal, il écrivait à sbn ami Babeuf, à qui il faisait
(i) Louis-Joseph-Adrisn Tafibureau, né à Samt*Omer, le 6 ami 1767, y est décédé célibataire, le* a8 fuin 1840.
de nombreux adhérents : € Salut, et redoublons de courage. » Le 21 du même mois, le Conseil Général dé St- Omer prenait une délibération dans laquelle il est dit de lui : « Taffoureau^ désarmé comme partisan de la Terreur^ immoral^ ne trouvant de puissance que dans les moments de crise, jacobin du 9 thermidor^ aSamé de carnage et altéré de sang, aauellement détenu comme préychû dé délîtâ; graves, »
CbcÊet, son concitoyen^ fut aussi un dea esprits les jjus remuants du temps (i).
Ils paraissent avoir entraîné à leur suite, Fonéenier (s)^ de h même ville, qui, ie 11 firoctidor an III^ inviàiit. Bsbéitf à ^stter^^àassttôt sa iirise en liberté, les Egau^ de
D*autres écrivains dû cùhàpiféttiifs, parifa! lât|uéls Charles Germain, de Narbonne, capitaine de hussards^ le plus intelligent des conjurés, se trouvaient dans la deuxième prison d'Arras, dite de la Providence.
Ld^notoriéM die Babeuf leiir était cotin'ue;'ils àAèrént à IxA et il en fit ses plu>s fervents disàfples ;* c'efsd avec eù^ q&'il étùdii^ cette fois' pratiquefmeùt^ la question des Eg€tiJM qui; gefinéè dàns^ le cerveau d'dh adolescent^ éàio/slt é rombtè d'une prison, dévèlo^fSéé^àifs cesse" dans dd^ fÉliHeux paéirionhéi^, devait ' ëitt néceSsaf r^ént eihjMiiite; quel^ueMi^j de haihe etpres^ué dè'fél-àdté.
Dès le 21 mars 1787, Babeuf avaft' pfopè^é^â^ âu6(3is" cfift' Peissëux, seci^êtàirkr j>erpétuel' de Vkc^àéttt^é d'Àrfas d'inscrire au^ prbgràninie des prix à dé'déirû'ér par' cette Aeadéhlie trois question^^ qti'ér sdn' ^ cèfv'eàu reveuf avait enfàhtéesi » dont celte d-a^rè^ :
€ Avec la somme générale de connaissance^ niïibti^nànt
(i) Q>asull»r sur cotte é(K>q«ie^ fowrngs siàwit ^Nto^X éoBegfé français : Méditations sttr la Réwolut ion française, pat M. Vabbé ds Fakrf, mcairê^i^néral d^S^P-Omet. Londres, iT^^m^nr
O^i^eul de.li^ Fontenier^ .«^QU^^ à' Versailles, dmdidht aut&marois aux dernières éiectionsl^slatives.
acquises^ quel sflrakVétot d'an peuple dont let iattktttîooe •odalet seraient telles, qu'il régnerait ia<fisthicffêm«iit eatre chacun de ses membres iodividusl^ la ptus parfaite ^alh4; que le a6l qu'il hafcîtersit ne ttx à personne^ mftio appartînt à tous; qu'enfin tout fût en commun^ fosqu'ttitt produits de tous les genres d'industrie. De sembkbles institutions seraient-elles autorisées par la loi naturelle ? Serait-il possible que cette Société subsistât, et nnéme que1^ les moyens de suivre nue répartition absolument égale fussent praticable» ? »
Dubois de Fosseux n'avait pas repousséles propositions de Babeuf; il s*éiait borné à lui écrire le 5 avril suivant : < Cette question est bien importante et mérite beaucoup « de réflexions et serait» )e crois, susceptible d'être traitfe < d'une manière satisfaisante. Nous en ferons usage ea ^ c temps et lieu. >
n est dans tous les cas for) curieux d'avoir à constater^, ce qui n'avait jamais été révélé^ que l'idée mère du Babouyisme date des premiers rapports littéraires de Babeuf avec racadémiden d^Asraa, et qqec'est dans uàe prison de cette ville, que la formule définitive de l'idée soaia^ liste qui, soua ce nom, a confondu tant de choses^ a été fherrhée» toeuvée et affirmée.
Kous avons eu en mains toutes les- lettrea^ originaks échangées entie Babeuf et ses co^déteiii^ peadant les. huit mois (k leur détention. C'est de ces pièces^que nous extrayons les doçumenta^ ct^après» intéressants au double point de vue de la personnalité dei Babeuf et de l'histoiredei prisons d'Arras..
La consigne était s^ire dans la maison d'arrêt des Baildets. Défense jk^rmelle était faite aux détenus de oom<* omoiquer i^vec le dehors.. Babeuf s'en plaint^ le 19 ger<* gipalyàson «ami > Fouché, de Nantes, dépAité de la Con- ^«otion^ n^tioinJej à qni il tiouve le. moyen^ « par un*
(i>G(in«spoàcUrnceMaéGUte deBotbeuf avec Dubdis^ db Pttsfteui; Mes 117 et ng*
ML.i^ ^ •
détour » et sans compromettre personne^ de lui faire parvenir une lettre sur la « bataille » que les Sans-Culottes viennent de perdre. Il s'agit ici de la formidable insurrection de germinal, qui aboutit à des exécutions et à des exils nombreux.
Voici cette lettre en son entier.