‹ Histoire de Gracchus Babeuf et du babouvisme d'après de nombreux documents inéditsChapitre 15 sur 59 · KA · texte numérisé non relu

KA

Si»ttdb.'^ loi â^^piteifàit V« ^» cb-âlétïna afesbàii-- (iet»;te WiStaf A' ta^h(fdé/aVait¥éto«^ Ta IH^rté, iMt à Lebois, qu'il était allé voir Germain, it dët ièmUii Vmk -««aiiyyyÇ^Hirè '-¥.;.., en lièdk Hiëtsl»,>¥tfe'bà'a s'SAâtj^â éiraédaniàt^s^aV Bs («b^tbdb'i TfiButi ». T%<« a%s ^ daiis'iet àtliitiés-»,)libutiit^'!tr

<3h^ dt»Maaei<a,'sans doôte, ioaiéë^tés tfiïëtilis^dâ iA&oÉls -rtf^rfit 'd^Arràs poliVaiëht cor^espbaare 'e^itrè e«h, surtbtft ^'Uilk ttiiiiàn Wmih.&viiii'WétAktk^ lins 1iAi6rftit>tidn Bë'jdUts. Ce^t ^^sttrïoMt qiië 'fo's(i>nSBéifc'd'Stait'^ n>d'rëiii»4i.

Cest que les gardiens leur facilitaient cette comoliitii- 'cMbkï,%heêlUih^-dfe<i^ittei« nfeliileiU^iiHh'%.

^»t^titi^i« ^méààs, il fiiriàt, It iiih'^-iiM^hh'M mk,-m Ue«fdrd ïértUteV^pdër 's^ènffiiHlA*. "

M ï6àtb;9iéi^fëâplMMkhciedtt'âeteÀ'i/sMft ft^^ehaë it j^lWs-BIA^, il»! i«(lv(n«ntdè$'lehKS ^<ftif8rëbkes Se PUi\i ^ it mn ma», et, âmk %s 1>KKilitit%^ et dds jfodrhhiiit, de sorte qu'ils étaient ad courant des nouvellei dû i^éiï «t'dés écteiéh g6ttVe?fif«âien^.

Mab, iiâ selA d«s if>ris6fl^, le diobch^rdi'^e l'égHà')^

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Gfe i^(^ BlMMof Aîpbtifdillt :

« A j)t«h^M> Httth, j'Uviift ditàm ke qd'if Vil : isiha-

/ culotte tant quUl te plaira^ ^aJi» je ne me fao^iliarise, je ne me lie d!iatiiiiité^u'4vec les gens mpraux^ct qui ont le sens commun. » ; . ^

f;. Un autre détenu avait eu l'imprudence de se couche aved ses souliers d^s le litdc^beuf; mais ce dernier l'avait sérieusemfntjnenacé de lui administrer des soufflets, « pour les(}i;ek esquiverait s'était mis à miséricorde» 4 ses. pieds. Ce « pitoyable original^ laquais déguisé dans l'habit honorable de soldat », avait rempli |laas la prison^ dit ' Babepfy les fonctions de palefrenier^ .de valet de chambre^ de peigneur, de baigneur e( de barbier 4'étuvistp.

Le i I thermidor^ Germain dit en post-scriptum^à Babeuf : « Gouillard te donne l'accolade; je,.l!initie aux myst&res sacrés de l'Agrairianisôft : il trouve cela merveilleux, su* perbe. Il a assez d'influence dans son canton qui n'est qu'à quelques lieues d'ici;; il y connaît taaint brave^ au poil comme à la plume> à qui le système ne laissera pas d'être agréable. »

Les 24 et 26 thermidor^ Germain écrit encore à Gracchus Babeuf^ Le 24^ notaipment/, il lui dit : « Vois, mon cher Tribun, comme la malveillance est ingénieuse à forger des torts aux hommes, qu'elle tie^K sous sa verge ; n'at-elle pas inventé, dans sa prqfionde scélératesse, que le bruk qui éclatait il y a quelques jours au spectacle avait été suscité, par 3 ou «4 ipauvaises têtes de la maison 4e justice. Oui cela a ét^. écrit au Cfynité de sûreté générale; tu penses tyen que 111% tout chétifquf^ je suis, j'ai l'bÀnneur d'être au nombre de ces mauvsgises têtes i^aussii des amis vrais qui se trouvent, en ce moment^ à ppnée. du Comité, 0|^ plutôt de faicaverne^ se sont^ils empressés de m'en instruire.... C'est bien de spectacles, de vétilles pareilles, que j'irais m'occuper; des inlérêts plus ^hers "ui absorbent tout entier; c'est la.Pajr>e qu'il ftîpt sauver; c'est le Peuple ^u^l faut ramènera une félicité constante; voilà ce que médjtejjn .Patriote, un sincère ap^. de l'humanité, 9 et le 20 : ci Hé bien ! vôiià Fauché arrêté* fi4en

fût t bien fiât I morblea I Voilà comment on apprend à TÎvfe à cette canaille. Quel exem|4e pour les traîtres ! ir

Le 27^ fiermain avoue que les nouTelles de Paris Fintéressent peu, car toutes les gazettes sont vendues au Gouifememeot ou à fitt. Quant à celles du département du Pas-de-Calais, elles ne sont pas plus curieuses ; les Sans- Culottes, dit-il, n'y ont pas le sentidient de leur* force ; courbés sous lo joug des dominateurs, ils .se laissent ^ éblouir par les mots, ils acceptent bêlement tout ce qui est le plus vide de sens, et se leurrent par l'eaapbase. Qu'ils croupissent donc I — s'écrie- t-il, — « jusqu'au jour > heureux^ oti, les tirant de leur léthargie, par un choc » violent, nous 1^ ferons rougir de leur inaction. » Mais il se demande s'ils l»nt « dignes de la Liberté, dignes du . dévouement d'hommes. probes et vertueux ! » Babeuf étafit^ d'avis que rindignitK dis hommes ne devait pfts l'arrêter dans sa pensée de régénération; qu'if 'fallait avoir pitié d'eux et les rendre dignes de la Liberté. Dès lors, Germain, s'inclinait devant la parole du maître et agissait. Babeuf avait écrit aux braves Lillois. En avait-il reçu des nouvelles ? Embrassent-ils avec ardeur la plus sainte des causes? Peut-on* compter sur leur courage, sur leur zèle?... Les'fournéos se passaient ainsi, pour nos détenus politiques, à agir à l'intérieur et à l'extérieur, à conspirer sanscesse» mais avec prudence, si oe mot est bien de mise ici, en présence d^une correspond)Eince aussi compro* mettante.

Dans cetti^ême lettre, Germain parlé longuement d*un M. Goilord, correspondant assidu de Lé fiois, homme sans principes, ni caractère, traité d*alarmiste par son corps, en exécration aux patriotes du fatibourgi pour leur avoir escroqué quelques cent livres, ami de Rovère et clique, dont il avait été l'agent non désintéressé, sousie régime de 4à Torreiur, et qui venait d'obtenir sa liberté. Boire, chanter, intriguer", voilà toutè^* son existence. Il dépréciait Robespierre, pour porter aux nues Danton dont la « vertu intacte, ioexpugnablls » lu^ esK conilue, disait-il ;

à o/ms ^ fef|Oi^s.quçlqae chose. »

Cette fia 4e lettre-avaU bien di9pçN|é ^beof «o fiivear de jQouiUard. Au^ii^ le 2% thermidonTi Gerni^Ui écxU*U à soD çl^ Tribun,: a J'ai exécuté tes ordr/^s ; QouiUffd fist d^vàifM 4e l'Qrdre des ^aux^ il a prpi»pnçédes yqovzj avec 4:Qute là ferve|ir, la pîéié qui convieai^iat jt It mssipn qmp npu3 fiBOons de ^ Justice et de la' r^isQp. U QSt b^^^pnt de^A^j çt d'eatbousiasme. J'ai lieu d'jesfii^r qu'il s$^ fidèle AUX principes dps Gracqv^e». 11 ue ^^^ pfeu qu'Â lui ch4U^ l'/éperon^ lui revêtir la guirusej le qoi^r 4u pot de fer^ et iijmcr .son, bras de \^, tince : «eu viepdnL, pfUieuce. 11 voudrait d^A tenir aoa brevet et se flatte qw tu Qjt t;e pjifûras pas à prolmger sfii; attQUte. »

Qoutqr 4*U9e phase, dit Germain, c'est y renoncer, A\M(si, 1^ v^K^tf-il envisager leup Projeta qataveç la plua efi^^e confiat^e.'Jl aspire, ii croii;, il est convaincue*. U ^t^ sejs ^jpgiigeniqatf daqs s^s' iettces des 39 ^ Sq, et ^1 affirine p^r ces mçts : « J'ai lieu d'espérer qu*avaat p^ noujB saurons du wuvei^u et oftteie qfue nous ««i «ur(HM : s'il ue faut que moi pour y coatcibner^ eu dçw ^f^«^^pai^fi9fûifaiMfoiJe' suis prêt. >

JP^r |3i/B^ d^Q9 cet interv^le, la surveillance empêchait les d^teuu^ 46 cpmnw^iqu^r entre eux- C'est aii^si que Germain dans une lettre â Gràcchus Babeuf^ du i5. thor- Q9j|4(9rf .lui ^vaitdit : « Uue vi^te çuaapirAtiqi^eat ^cpre 4'éri;e 4éiou<$$, etc. 9^ et < uotre çpnciej-ge, i^omapie d*bon- Uieuret de probité^ qui n^ ye^ut p9i^ qnp de sa maisop ^UMiniQiien do siuiaiire pour sa çbère patrie, etc.oij maia la l^x^ifiçk^vé^y Qecpciqiu Pfogce d'une « foveur inçspériSe » puur.bi fairç Bisser au Tfibun/et alors il^buie : «Ce que j'a) mc^rquei ci-desau^ ^it. pour Mompier Teipion; je p^n«^ que, saui t'^ ayoix 4yerti, tu Taurais ailusîi jugé^ a

Ve H> les difficultâi étaient ley/Sçs; i' « otage était dis* sipé^ ^ QwDfÙA iQDciyait pouvoir aaos crainte itorire i

BîÉbtuf; -aeidenettt, il \ogtA cprudeot ido se jcûainr it message de sa correq>ondaiice A 'aucun des enfruts da gardien; «Vn'buave hotnme^ un pau^^ bougre^ incapable » de trahir », s'était ckargé de'tcmpHr cet of&e.

Noos 9nfoim {MV une lettoe dn 39 Khermidor^ que d'éCait alorp « nn .petit drôle » qiaiieûsaitoffiaede mesaageiv ^ dans une autre -dq 17 messidor, on reprâBonls ce aiftéjA messager », comme étant très fidèle et intcUigent.

Id/doitpcendre place un .événement, à k flpis tragique et cofltique, qui mtc en émoi la vilk d^Airm, 4éfk lûen épfonvée. Cet également (i) ne peut lâreAieux qualifié que de ce titre:

VN BOyCAN AU THÉATRU I>'A]^BJ^^ le i g thermidor aA IIL

Joseph Lebon (2)^ d'atroce mémoire, avait été traduit, itérant le tribânad criminel delà Somme^ e^îl était -évident pour tons qu'il serait condamné à mort ; jpaais il coo^rvait néanmoins à Artas même, d'audacieux partisans. U avait, en outre, de chauds défenseurs dans les prisons d'Arras. Malgré les terribles événements du xemps, le théâtre decette ville ne chômait point. Le 19 thermidor, on y ÎP^a Ifj>il0^^^jyixn côté se trQ^ vaiç nt 4es citoyens portpnt tTfSSSfii au milieu d'eux se tenait de Béthune (3]^ le fils éff t^lP^i^M ^^ riipulte, op If frappa on lui ^rraûcbe ^bq^fifs d'çtreilles^ftle Itj^ejx^xn, de fiéthune, 3ea^çq et deux autres, étaient incarcéré^ pour peu d^ tempsi iMSU-

{i)Bmcan,esxhiGn lepçiqt qy^ convient pour qualifùprçet érifi^ ment. Tumulte a un sens plus noble. . ' "^

(2) Il fut ez/écuté le 2if vendémiaire an IV (16 octobre 1795.)

(3) ^drien-Joseph-pAihélie Ghlslain^ comt^ de Béthuj^e (56 ans), maréchal âe camp, résiiJkntliabltuellement à Arrâs, fut condlt6ne le 24 pluviôse an II, à la pane de mort, comme prétendu émigré. Sa femme subit le même sort.

Id« PwtH, dans sf^n HiÊtoirt d^ J^^pJ^ Lefm iPm^ i-, p. li8-ftOi et 240-a), a retracé tous le^jM^ti j4st$PI daqi^ f/miH.

reusement» dans la Maison d*arrét des BaoéeCs, en compagnie de LeboiSy Babeuf et autres.

Sitôt libre, iSenlecq^ fils^ un des compagngpt de de Béthune, s'empressa de publier le récit de cet événement sous ce titre : Affaire du 19 thermidor^ telle qu^eUti^est passée, ou relation exacte des vexations qu^on fait éprwver aux Patriotes, à Arras (i\ et en envoya même un exemplaire à Babeuf. *

Celui cl y répondit, le i F fructidor^ par un autre écrit qui n'a peufr-étre'pas été imprimé, mais qui a dû certainement circuler en copies manuscrites parmi les déteaits et chez les Sans-Culottes d*Arras.

Dans tous les cas, nous andysons ce document, d'après le brouillon autographe de Babeuf que nous avons sous les yeux.

^ En voici le titr% et. le premier paragraphe '

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