LE TRIBUN OU PEUPLE
A r Armée Infernale.
Allcf, fia£Bjit# d^ lf Patrie.
Le Jour du Peuple est arrivé.
ArrqS| 17 fruçfidor^ T^n 3 de la Répqbl^ue friinçaife. Je te 49^s flps reiperciements, braye année ipfentalPj at qaéh qaesoi^t le^ mille sgins qu'on prennp pour afréter eo moi 1^ facultés d'un hon^e libre, on ne parvisdra ppint à enchaîner ma reconnaissance* Son expression s'élancera vers toi^ malgré tous les barre^ui: et leç tciplef
Soldatf de cette dijne ,armée 1 Je viens d'appr.enidf e qu'au bruit arrivé jusqu'à vous des atroces iDi?pifçe$*lan* c^ centre ipo^ et P^ cqtqpagnops d'^n^rtune, par l'jn* fâme Compagnie de Jési^s, qui ^'eçf &)rn)ée iUxis ces murs, vquf ave^ jur^ sur vos ef]^luip/es de pr^vfnir ^ne^écr^bl^ attenpits* A 1^ vue de c^ écrits par Lesquels unie jgrossièrê iqéchwc^té in? inuaitd<^ réaliser dao^ Iç^ Cachots 4'Arras^ le plan d'égôrger^^ si ^jen çxécuté à Lj^p et /daiis tout le Midi i â la wm, dis-je^ de. ces. scélérates p^pyoc^tiops appuyées oralemoit^ aviec plus de liber|if dans les conci.- Uabu4ff 4e^o^ann<^'ie préSiid^ par râomble Béthunie ; à lf yuc de ft$ pçîrs et jâche^ complots q^i'im légitimait d'ayaiye^ e^ jxons préiant |es çdieuses et banales i^pitbétes d'bfffita^ dfi sang, de suppôts de Ja gujljbç>tlnp ; à Ifi yu.e lBn^% di; ipoment d'e;iéçutipn de ccfk acte.s^ reconnus pour Hup lf but final 4^ v^eii^ les-pji^ «iT^nts djcs mon-
très dorées^ comme ils le déclarent si eipressément dans, leur abominable Réveil :
De ne faire qu'une hécatombe, De ces cannibales affreux!....
vous^ combattants, de l'armée infernale^ vous mêmes, voas avez donné la garantie la plus formelle que nous n'avions rien à crailidre ; que sous votre surveillance active, nous pouvions écouter en paix et à loisir les vociférations forcenées du crime en cravates vertes ; et que votre bras, accoutumé à ployer le fer, saurait bien faire fléchir une poignée enrégimentée d'insolents porte-tresses.
Enbnts de Vulcain I Grâces vous soient rendues, au nom du. patriotisme 4ont nous sommes les ardents défenseurs et les victimes. Il vous appartenait d'imposer silence à rimpertihentè caste d!ès plus cruels ennemis du Peuple. Ceux dont les mains façonnent, pour chacun des guerriers de la liberté, l'instrument par lequel ils envoient la mort aux satellites des tyrans du dehors, devaient également imprimer Teffroi à ceiix du dedans. C'est ainsi que les cydopes, en même temps qu^ils forgeaient les foudres du souverain des Dieux, épouvantaient, par leur seule présence, les pygmées impurs qui rôdaient autour de l'Etna et dans Lemnos.
La Liberté par notre voix vous félicite de ce que vous avez fait pour des individus, mais elle Vobs doit encore bien plus de reconnaissance dé ce que vous avez fait de plus généralement applicable à là chose publique. Quels œuvres admirables ne yois-fe pas sortir de vos mains ? L'anéantissement, dans le chef-lieu du Pas-de-Calais, de la corruption morale et de TimpuBence aristocratique ! Le civisme] rendu à la faculté de respirer et de prendre le p^s sur la perversité {iibertidde ! Ce Théâtre, école de dépravation, d'infamie et de scandale, est fermé au cotnmandement de votre bouche imposante et vertueuse, après que vous en avez balayé honteusement les imtnondic^s corrupteurs. L'autorité des magistrats; qui trop longtemps toléra et même fut complice du déborder*
inents de ce parti dôréqai s'intitulait le Peuple fnnçais; l'autorité des magistrats^ dis je, se troure forcée de seconder vos efforts, et d'avoir au moins l'air de poursuivre avec vous l'immoralîtéf la putréfaction sociale et la turbulence perturbatrice et oppressive. Quelles sont les suites politiques de ces mouvemeats purificateurs ? La caste entière des honnêtes gens j'enterre dans la honte de ses turpitudes et de son influence vaincues.. Le vrai citoyen, le patriote, peut relever la tête ; il est rendu a« moins à la liberté de jouir du spectacle de la confusion de ses ennemis. Bientôt il se verra assez fort pour leur demander compte de toutes leurs iniquités^ dont nous éprouvons toujours de jfuoestes effete.
Il ne faut point vous reposer en si beau chemin, braves cyclopesl Que vos figures enfumées^ emblèmes de la force et du travail, continuent de porter la sainte terreur daiA l'âme de vos adversaires et des nôtres. M outrez «constamment que ceux qui fourbissent l'outil de Ja mort, pourraient également la donner à toutes les espèces d'ennemis de la Patrie. Voici le moment utile, le^and moment où h Liberté demande que l'aspect de vos fronts martials vienne déjouer les trames astucieuses par lesquelles on veut à jamais ensevelir la Liberté. C'est en^son nom, mes camartîdes, c'est sous ses couleurs respectables, que la perfidie la plus déboutée va vous présenter à ratifier le pacte de votre éternel esclavage.- Sera*ce donc vous' qui riverez vous-même cet amas'jde chaînes dont l'exécrable combinaison rendrait peut-être à jamais impossible leur rupture? Babeuf.