CHANSON NOUVELLE
A l'usâgb des faubourgs.
Air : Cest ce qui mé désole.
Mourant de faim, mourant de froid, »
Peuple dépouillé de tout droit,
Tout bas tu te désoles : bis.
Cependant le riche effronté.
Qu'épargna jadis ta bonté, » *
Tout haut il se console, " - bis.
Gorgés d*or, des hommes nouveaux.
Sans peines, ni soins^ ni trava'uz,
• S'emparent de la ruche : bis.
Et toi, peuple laborieux,
Mange, et digère, si tu peux, * ^ Du fer, comme l'autruche. iis.
Evoque l'ombre des.ûr^pchtjs^ Qes Pfiblicola^ des Brutus;
Qu'ils te pervent d'enceinte ! Us,
Tribun cofpraseuxi hâte-toi.
Nous t'attendons : trace U loi
Pe VEgalîté sainte. . bisi
Ou&, Tcibun, il faut ea fifiir^ Que tes pinceaux fiissent pâlir
Luxembooig et Mérooel Mr.
Le f àgne de VEfpaHté Ne y^M, dans sa sintpliêité,
Ni paBiches, ni trône \ ; bit.
Certes, un million d'opulens Retient depuis assez longtemps
. Le Peuple ^ la glandée : bis.
Nous ne voulons, dans le faubourg.
Ni 'les Chouans du Luxembourg,
Ni ceux de la Vendée. 'Air.
O vous, machines à décnts.
Jetez dans le feu, sans regrets.
Tous vos plaos de finance : bis.
Pauvres d'esprits, ah I laissezHieus :
V Egalité saura sans vous
' Raihéner fabobdance. . bis.
Le Btrectoire etéccttif,.
En vertu du droit phmdtifj .
Votis interdît d'écrire : b^.
N'écrivons pas ; oiaia que chacun, Tout bas^ pour le bonheur cott^mun^
En bon frète conspire. "^ bis.
U a dou ble Conseil sans talen^ Cinq \lirecteurs toujoun trtitiblans^
Au non^ seiil d?une pique :
Le .soldat choyé, carcasé.
( fëS )
Et le démocmco écrasé !
Vdttà le tMptMtqùe t Mr<
HélêÉ ! du bon pmpli ftnif «toifi ^ Fiers compBgtiânt, Vaiiiq«e«iN émpoi^i
Soldats cotf l«ns dé ^oSm f • . • Mf hêÊ^\ (m ne tow rebotiifàtt plti^i Eh I quoi I seriez^vous 4^venps
Les gvdes du Prétoire i bis.
Le Peuple et k sakfait unis.
Ont bien dû rédaire en débrâ
Lé trône et la Bascine : Ur
Tyranl nouveaux^ faooMÉesd'Etig CfrâigÀJbz le peuple et le solttàt
Réunis eafiaonUel Mr
Je m'attends bien'cpi» ta piison ' • 0 Sera le prix de ma ohaasoo^ '
C'est ce qui nie désole ;• bh
Le p6At>le la saum par cœur ; Peut-être il bénira l'auteur 1
C'est ce qui me console. bis
Cet autre chant qui ne le càde eiirietf%tt {^tëcêdetit^mais dont l'auteu^r n'dit ^aV connu, mérité a'iïssi d^éM dté :
LE CHANT DES ÉGÂUJl.
Un Codé infâme a trop longtemps A^serti les hommes aux bduimês :
Tombe le règne des briggiftds i Sachons enfin oti notisen sonioes. * x. Réveillez-fous à notpei VOIX \
Et sortez .dfi)l|b Mk prèfeade» |- ...
Peuple I ressaisissez vos droits : i,/^. ^^^^
•Le soleil luit pour tliut le monde ! \
Tu nous créas pour être égAU^^s Natm:e9 ô bienfaisante mère I » r
{io6)
Pourquoi des biens et des travaux L'inégalité meurtrièc^? — • Réveillez» etc.
Pourquoi mille esclaves sampans
Autour de quatre à cinq despotes ?
PouK|uoi «des, petits et des grands ?
Levez-vous, braves Sans-Culottes. -^ Réveillez, etc.
Dans Penfance 'du genre humain.
On ne vit point d'or^ point de guerre*
Point de rang, point de souverain.
Point de luxe; point de misère ! ^
La sainte et douce éealité
Remplit la terre et ta féconde :
Dans ces jours de félicité, . r^f™*"^ «^°^*
Le soleil luit pour tout le monde.
Tous s'aimoient, tous vivoieht heureux,.
Goûtant une comn^one aisance ; »
Les regrets, les détmts honteux, N'y troubloient point rindépeadancé.— Réveillez, etc.
Hélas I bientôt Taolb ition.
En s'appuyant sur Timposture,
.Osa de rusuf;^tion
Méditgr le plan et Tinjure. — Réveillez, etc..
On vit des princes, des sujets^ Des opulens,,ëes misérables ;.
On vit des maîtres, des valets, La veille tous étaient semblables. — Réveillez, etc.
Du nom de lois et d*infit^uts
On revêt i'àffreuxbrigandage ;
On nomme crimes les vertus, * .. , . .
Et la nécessité pillage. — Réveillez, etc. •: ^
Hélas I vos généreux desseii^^ " ? .
Fils' immortels de Cornélie, *
Contre le fer des «Issasains
Ne peuvent sauver votre vie. — Réveillez, etc.
Et Yous^ Lycurgues d«s Français,
O Marat ! Saînt-Just, Robesokrre I
D^à de vos sages projets ^
Nous sentions l'effet salutaire ;
Dé}à le riche et ses autels.
Replongés dans la nuit profonde, ) . , / ,
^-'^z^* ^ X { Refrain général.
Faisoient repéter aux mortels : ^ ^ ^
Le toleil lait pçur tootfi monde !
t>éjà vos sublimes travaux
Nods ramenoieût à la nature ;
Quel est leur prix ? les écha&uds,
Les assassinats^ la torturé ? — Réveillez^ ^.
L'or de Pitt et la voix d'Anglas
Ont qpvert un nouvel abîme ; '
Rampez ou soyez scélérats, , .
Choisissez la mort op le crime. <— Réveillez^ etc.
D'un trop léthargique sommeil,
Peuples^ rompez Fantîque charme ;
Par le plus terrible réveil.
Au crime heureux portez l'abirme.'
Prêtez Toreilie à notre voix
Et portez de la nuit profonde^
Peuple 1 i^ssaisissez vos droits ; ( ^^'" 8*°^™^-
Le soleil luit pour tout le monde !
En ce méàie moi^ d*avril ' 1796^ le Comité insurrecteur fit afficher et répandre < à profusion* » Y Analyse de la Doctrine de Babeuf^ dont Babeuf, pendant son procès^ {Débats^x. IV, p. 66), a dit n'être pas l%uteurj mais en avoir accepté les termes^
En voici le texte : . * '