‹ Histoire de Gracchus Babeuf et du babouvisme d'après de nombreux documents inéditsChapitre 21 sur 59 · CHANSON NOUVELLE · texte numérisé non relu

CHANSON NOUVELLE

A l'usâgb des faubourgs.

Air : Cest ce qui mé désole.

Mourant de faim, mourant de froid, »

Peuple dépouillé de tout droit,

Tout bas tu te désoles : bis.

Cependant le riche effronté.

Qu'épargna jadis ta bonté, » *

Tout haut il se console, " - bis.

Gorgés d*or, des hommes nouveaux.

Sans peines, ni soins^ ni trava'uz,

• S'emparent de la ruche : bis.

Et toi, peuple laborieux,

Mange, et digère, si tu peux, * ^ Du fer, comme l'autruche. iis.

Evoque l'ombre des.ûr^pchtjs^ Qes Pfiblicola^ des Brutus;

Qu'ils te pervent d'enceinte ! Us,

Tribun cofpraseuxi hâte-toi.

Nous t'attendons : trace U loi

Pe VEgalîté sainte. . bisi

Ou&, Tcibun, il faut ea fifiir^ Que tes pinceaux fiissent pâlir

Luxembooig et Mérooel Mr.

Le f àgne de VEfpaHté Ne y^M, dans sa sintpliêité,

Ni paBiches, ni trône \ ; bit.

Certes, un million d'opulens Retient depuis assez longtemps

. Le Peuple ^ la glandée : bis.

Nous ne voulons, dans le faubourg.

Ni 'les Chouans du Luxembourg,

Ni ceux de la Vendée. 'Air.

O vous, machines à décnts.

Jetez dans le feu, sans regrets.

Tous vos plaos de finance : bis.

Pauvres d'esprits, ah I laissezHieus :

V Egalité saura sans vous

' Raihéner fabobdance. . bis.

Le Btrectoire etéccttif,.

En vertu du droit phmdtifj .

Votis interdît d'écrire : b^.

N'écrivons pas ; oiaia que chacun, Tout bas^ pour le bonheur cott^mun^

En bon frète conspire. "^ bis.

U a dou ble Conseil sans talen^ Cinq \lirecteurs toujoun trtitiblans^

Au non^ seiil d?une pique :

Le .soldat choyé, carcasé.

( fëS )

Et le démocmco écrasé !

Vdttà le tMptMtqùe t Mr<

HélêÉ ! du bon pmpli ftnif «toifi ^ Fiers compBgtiânt, Vaiiiq«e«iN émpoi^i

Soldats cotf l«ns dé ^oSm f • . • Mf hêÊ^\ (m ne tow rebotiifàtt plti^i Eh I quoi I seriez^vous 4^venps

Les gvdes du Prétoire i bis.

Le Peuple et k sakfait unis.

Ont bien dû rédaire en débrâ

Lé trône et la Bascine : Ur

Tyranl nouveaux^ faooMÉesd'Etig CfrâigÀJbz le peuple et le solttàt

Réunis eafiaonUel Mr

Je m'attends bien'cpi» ta piison ' • 0 Sera le prix de ma ohaasoo^ '

C'est ce qui nie désole ;• bh

Le p6At>le la saum par cœur ; Peut-être il bénira l'auteur 1

C'est ce qui me console. bis

Cet autre chant qui ne le càde eiirietf%tt {^tëcêdetit^mais dont l'auteu^r n'dit ^aV connu, mérité a'iïssi d^éM dté :

LE CHANT DES ÉGÂUJl.

Un Codé infâme a trop longtemps A^serti les hommes aux bduimês :

Tombe le règne des briggiftds i Sachons enfin oti notisen sonioes. * x. Réveillez-fous à notpei VOIX \

Et sortez .dfi)l|b Mk prèfeade» |- ...

Peuple I ressaisissez vos droits : i,/^. ^^^^

•Le soleil luit pour tliut le monde ! \

Tu nous créas pour être égAU^^s Natm:e9 ô bienfaisante mère I » r

{io6)

Pourquoi des biens et des travaux L'inégalité meurtrièc^? — • Réveillez» etc.

Pourquoi mille esclaves sampans

Autour de quatre à cinq despotes ?

PouK|uoi «des, petits et des grands ?

Levez-vous, braves Sans-Culottes. -^ Réveillez, etc.

Dans Penfance 'du genre humain.

On ne vit point d'or^ point de guerre*

Point de rang, point de souverain.

Point de luxe; point de misère ! ^

La sainte et douce éealité

Remplit la terre et ta féconde :

Dans ces jours de félicité, . r^f™*"^ «^°^*

Le soleil luit pour tout le monde.

Tous s'aimoient, tous vivoieht heureux,.

Goûtant une comn^one aisance ; »

Les regrets, les détmts honteux, N'y troubloient point rindépeadancé.— Réveillez, etc.

Hélas I bientôt Taolb ition.

En s'appuyant sur Timposture,

.Osa de rusuf;^tion

Méditgr le plan et Tinjure. — Réveillez, etc..

On vit des princes, des sujets^ Des opulens,,ëes misérables ;.

On vit des maîtres, des valets, La veille tous étaient semblables. — Réveillez, etc.

Du nom de lois et d*infit^uts

On revêt i'àffreuxbrigandage ;

On nomme crimes les vertus, * .. , . .

Et la nécessité pillage. — Réveillez, etc. •: ^

Hélas I vos généreux desseii^^ " ? .

Fils' immortels de Cornélie, *

Contre le fer des «Issasains

Ne peuvent sauver votre vie. — Réveillez, etc.

Et Yous^ Lycurgues d«s Français,

O Marat ! Saînt-Just, Robesokrre I

D^à de vos sages projets ^

Nous sentions l'effet salutaire ;

Dé}à le riche et ses autels.

Replongés dans la nuit profonde, ) . , / ,

^-'^z^* ^ X { Refrain général.

Faisoient repéter aux mortels : ^ ^ ^

Le toleil lait pçur tootfi monde !

t>éjà vos sublimes travaux

Nods ramenoieût à la nature ;

Quel est leur prix ? les écha&uds,

Les assassinats^ la torturé ? — Réveillez^ ^.

L'or de Pitt et la voix d'Anglas

Ont qpvert un nouvel abîme ; '

Rampez ou soyez scélérats, , .

Choisissez la mort op le crime. <— Réveillez^ etc.

D'un trop léthargique sommeil,

Peuples^ rompez Fantîque charme ;

Par le plus terrible réveil.

Au crime heureux portez l'abirme.'

Prêtez Toreilie à notre voix

Et portez de la nuit profonde^

Peuple 1 i^ssaisissez vos droits ; ( ^^'" 8*°^™^-

Le soleil luit pour tout le monde !

En ce méàie moi^ d*avril ' 1796^ le Comité insurrecteur fit afficher et répandre < à profusion* » Y Analyse de la Doctrine de Babeuf^ dont Babeuf, pendant son procès^ {Débats^x. IV, p. 66), a dit n'être pas l%uteurj mais en avoir accepté les termes^

En voici le texte : . * '

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