Laitj — café^ — viande
20. «-<- Lait, ~ 1 1 merlans, — beurre^ œufii. as. -— 1 livres de viande (80 Uvres) (t).
On peut iuger^ par œ raentt> de la situation de fortune de l'un et de l'autre.
Pour ne pas se vendre an poiivei^^ dass de telles condittmis^ alors qu'on disposé d'un journal redouté» c'est, vraiment, qu'on croit à quelque chose.
Autour de Babeuf^ la situation était la même ; et les conspirateurs, que le Directoire, par ses |uges improvisés.
iiiiii II
(1) En assîgMts — Une livre de pain coûtait eion 40 livres, nareng, 6 livreSf tic»
un
accusaient de &ire des orgies^ soupaient avec des Un'- 67/6^ (débats de la 26* séance) y ou avaient passé la soirée à boire une bouteille de vin^ et à manger du jambon et du fromage.
Robespierre leur avait déjà donné Texemple : on ne trouva chez lui^ le jour de son exécution^ que ij livres en assignats !
Le mot PiLLAOB, est le gros mot lancé sans cesse par les ignorants contre Babeuf.
Or^ voici à cet égard, ce qu'il répliqua à l'une des séances^ à l'Accusateur National :
< Vous dites que le pillage était moyen et but de l'in- » surrection, qu'on projetait : mais accordez de grâce » cette constante et ridicule prétention avec l'article formel
> de l'acte insurrecteur (acte qui, s'il y a eu conspiration, » doit être regardé comme le dépôt final des intentions » des conspirateurs) qui met expressément les propriétés 9 publiques et particulières sous la sauvegarde du
> Peuple.
« Vous ne parlez lamais de cet article qui cadre mal » avec vos vues meurtrières. Vous n'êtes donc pas d'ac-
> cord avec vos conscience^.
« Le pillage n'est-il pas dans la dispersion des meubles » sans aucune indemnité pour le propriétaire f Et pou* j> vez-vous en voir un dans les réquisitions aux boulan- » gers de cuire du pain et aux armuriers de donner leurs ' » armes, sur la déclaration expresse de les payer sur leur » seule déclaration (art. 16 de l'acte insurrecteur) . >
€ Y a-^t-il la moindre idée de pillage dans les bienfiiits » qu'on se proposait de répandre aux frais de la Répu- »' blique sur les infortunés; soit par la distribution à eux
> et aux défenseurs de la patrie, des biens nationaux, soit » en les logeant dans, les maisons nationales, soit en les » habillant aux dépens de la Nation, soit en rendant gra-
V » tuitement au Peuple les effets déposés au Mont-de- » Piété, soit en adoptant les épouses et les enfants des 1^ citoyens péris pour la défense de la Liberté?
( xtti)
ifi^aiMi^>^BMMa«HrihaMMaM^*rt*aMiM»
» Ah ! la conception «teote de tels actes est feite pour » honorer le cœur de ceux qui les ont écrits; tous avez
> beau blasphémer; les hommes impartiaux sauront ap-
> précier la rage avec laquelle vous vous acharnez à les
> déshonorer. »
Il ajoutait ceci :
€ Toutes les ilispositions de cette nature étaient subor- » données à la volonté du Peuple ; ceux qui les traçaient
> sur le papier avaient eu tout au plus le mérite de les lui
> avoir proposées. Elles portaient toutes sur les biens na-
> tionaux qui^ oh I honte de la Révolution, ont fini par
> passer à vil prix (i) dans les mains des voleurs publics^
> des spéculateurs sur la misère des FrançaisI . . . Ahf certes,
> le luxe de quelques fripons vaut mieux pour l'ordre
> que quelques légers secours distribués sagement à une » multitude d'infortunés, que la révolution et la méchan«
> ceté avaient dépouillés de toute ressource, d
Il terminait enfin, par cette noble déclatationj qui lui fait le plus grand honneur :
« Je le bépète hautement, le mot insensé, affreux, de