‹ Histoire de Gracchus Babeuf et du babouvisme d'après de nombreux documents inéditsChapitre 8 sur 59 · PILLAGE MA ÉT& QUE DANS LES LETTRES ET DANS LE C(EUR DE · texte numérisé non relu

PILLAGE MA ÉT& QUE DANS LES LETTRES ET DANS LE C(EUR DE

> L'éPOUYANTABLE GrISEL. »

Continuant sa péroraison sur ce point capital du débat, Babeuf disait :

< Toutes les fois que Ton vous parle raison, vous' criez

> massacre, sang, terreur ; en vérité, si je ne me connais-

> sais pasj vous m'auriez convaincu que je suis un canni-

> baie. Il y a une singulière remarque à faire, c'est que

> chez toutes les nations, toutes les fois que Ton a réclamé » les droits de là nature, ceux qui ne s'en accommodent

> pas, et qui se sentaient en fsiute, ont toujours essayé » d'efirayer la masse en criant à Vassassinat et à la fii^

(i) Ceci est de toute évidence ; et le jour où l'on publiera, comme je Fai proposé autrefois, la liste des acquéreurs des biens nationaux, on aura la preuve absolue que la vente de ces biens n'a profité qu'aux riches et autisMâXtMdbl»y«tt|i^s^'éi^^ ' ^ •' î ' -

1 dei tofiquémiM iéonft, ik Oe Yoyent > que révolu daito les «Ci^titdf es plàiiiliis de otnx t^'ils •* opiNrtmBQt.

< A «stéadre les AscosatdùrSi on m sait pas ^d se serait » arrêté le carnage : Députés, Directeurs,^ FùMàiétÊnai* » reij Propriétaires, tous devaient être iiiUBioléa. >

Réduisons tela, ajbutait-H^ â sa juste TSleur, ^t t Sabordons à f e^et dette dégoûtante discussion. >

Hélas 1 il nous faut bien l'avouerj la plupart des pièces incriminées étaient, en réalité, non l'^œuvre d'un comst)^ prétendu directeur, mais» comme le dit très bien Babeuf < le fruit de rimaginacion exaltée » de quelques correspondanta.

Ces documents là se retrouvent, même de nos jours, au fond de tous les papiers des comités politiques, d-o(x nul ne songe à les exhumer.

Il en aurait été de même pour Babeuf, si ses juges, èicellents exiDlbïteors de la créduKtéhainaine, ne s*ét^ient empressés de les livrer à la pubHcité, en lui JEaisant endosser la responsabilité décrits qti'il désavoua toujours.

n y a donc lieu, ôti lé voit, de rejeter la plupart àcM opinions propagées sur Babetif pat les iaisenrà de l>ictiommires et les écrivaÎM A gnges de certaÎBs lîbndits, inspirés ou soldés par les partis.

Les mots EgàKté ie fâtit^ qu'on a traduits par celui de ptthtge, ont besom «trssi dVtFe expliqués.

Dans la pensée de Babeuf, la doctrine du bokkeu^ commun^ n'était < autre chose que la vraie DéOiocratie, but de la Révolution et bttt de toute associifticm civile. »

Il entendait par ces mots le bonheur de foxi5,1e hùiAeut général^ et il défiait qu'on laiprouvftt qu'en se liéunissant en association les hommes aient pu avoir d'autre volonté que celle d'être heureux.

Mais il ne s'étatt arrêté à ce système < qu'en pure spé- » -cukftioo », et il ne se latta < Jamais de le >VGât éfabK », ni que « le peuple fut disposé è l*«osfiplen »

l4» étrdq/fOBBMtB de ce 9fÉtàv»y ^Miiê dafoa le Tribun, établissent^ du reste, par ic t^ffgùàimoakl tt le parall^Je des principes des Accusateurs nationaux et des siete^ cl^H Hè fut < ^ùé te di«ç]ple et ¥!écho dt ptu$iear8

> )Aiilô5ophes tégiislàtèurs % qpt U$go~uirernéitieats Vp^àût ne^'étàiéùt pa& éiïcote àvbés d'accûséf ât cohspîfitfôn.

Dftfii ik 4éfémè ggtiéNitè,^^i ^ Mil TMMieiit politique, il a dit enfin :

€ J'aurais bien désiré que ma doarine pût être admife^ » parceque Je suis convaincu qu^elle ferait le boflheur gé-

> néial; mais }e reconnais plus que jamais, par le com*

> merce des hommes, que cette doctrine est inintroduisi-

> ble an milieu de tant de cris^ de passions, de préjugés,

> qui forment, autour des vieilles institutions, une bar- » rière qui ne sera jamais franchie, et qui assure» à tous » leurs partisans, une paix inaltérable ... »

Tallien^ au temps où il était démocrate, avait écrit :

« On parle beaucoup d^anarchie. Je réponds qu'elle ces-

» sera du moment où les agents de la République ces-

» seront d'ourdirleurs trames contre la liberté. Je réponds

» qu'elle cessera du moment oU les fortunbs seront moins

> OliGALBS.... SURCHAROBR l'oPULBNCI, SOULAGER LA MISÈRB, » ANÉAICTU l'UNB AVEC LE SUPERFLU DANOERBUX DE L'aUTRB, » TOILA TOUT LE SBCRBT DE LA RÉVOLUTION I >

Babeuf n*avait pas réclamé davantage ; mais son tort^ aux yeux des jurés de Vendôme, avait été d*en exiger la réalisation.

Condorcet a résumé admirablement en cette formule, les aspirations des philosophes du XVIII* siècle :

< L'inégalité actuelle, disait-it, qui est presque entière- » ment Teffet de l'imperfection des institutions sociales, » doit s'afEaiiblir continuellement, pour faire place à l'E- 9 gallté de fait, dernier but de l'art social. »

Cest ce que demandait Babeuf; c'est ce que nous de*-

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