ET LES PASTELS
Whistler n'a commencé qu'assez tard à s'adonner à la lithographie. Ses premières œuvres, dans ce genre, sont seulement de 1878-1879. Il produit, pour ses débuts, diverses pièces, dessinées directement sur la pierre, parmi le Nocturne et Lime house, compris ensuite dans une série de six feuilles, publiée en 1887 par IVIM. Boussod Valadon, à Londres, sous le titre général de Notes. Whistler délaisse après cela im assez long temps la lithographie. C'était pendant les années où il allait à Venise et où il était absorbé, à son retour, par l'impression de ses vues à l'eauforte.
Il se remit à la lithographie en 1 887-1 888, pour ne plus l'abandonner. A ce moment, le procédé qui consiste à trans-
porter sur la pierre un dessin tracé d'abord sur le papier s'était très perfectionné et était devenu d'une pratique sûre. Whistler ne dessinera donc plus désormais que sur le papier. Cela lui permettra de travailler dans des circonstances, où il n'eût pu le faire s'il eût fallu porter avec soi une pierre. Il pourra rendre des motifs de toute sorte, pris à l'improviste, qui auront le charme de ces choses saisies sur le vif. Son œuvre lithographique a pu demeurer ainsi très variée et elle ne sent point le travail et la recherche de l'atelier. On y voit de simples croquis, de véritables croquetons, puis à l'état plus poussé, des vues variées, des figures de femmes nues ou drapées d'étoffes légères ou encore vêtues au goût du jour et aussi des portraits d'homm^es. Dans un art où la valeur de l'impression joue un si grand rôle, Whistler avait eu la bonne fortune de rencontrer à Londres un habile imprimeur lithographe Thomas Way, qui devait faire de ses œuvres des tirages parfaits.
Les lithographies pourraient être classées, d'après les lieux de leur production. Pendant les années où il habite Paris, surtout en 1893-1894, on a une série de sujets et de motifs pris à Paris : la Grande Galerie du Louvre, le Jardin du Luxembourg, le Serrurier de la place du Dragon, la rue de Furstenberg. Les Confidences dans le jardin, deux femmes debout qui causent, ont été saisies dans le jardin même de sa maison, rue du Bac.
Les vues de Londres et des sites anglais, particuUèrement nombreuses, ont été prises à différentes époques. Bn 1895, il va en villégiature à Lyme Régis, ime station de bains de mer, dans le Dorsetshire. Il y exécute, outre ime série d' œuvres lithographiques des plus originales, deux