LES LITHOGRAPHIES ET LES" PASTERS
Whistler n’a commencé qu’assez tard à s’adonner à la lithographie. Ses premières œuvres dans ce genre sont seulement de 1877-1878. Il produit pour ses débuts diverses pièces dessinées directement sur la pierre, parmi lesquelles le Nocturne et Lime house, compris ensuite dans une série de six feuilles publiée en 1887 par MM. Boussod Valadon, à Londres, sous le titre général de Notes. Le Nocturne, une vue de la Tamise prise à l’époque où survenaient les nocturnes peints à huile, est très caractéristique. Whistler délaisse après cela un assez long temps la lithographie. C’était pendant les années où il allait à Venise et où il était absorbé à son retour, par l’impression de ses vues à l’eau-forte.
Il se remit à la lithographie en 1885-1886 pour ne plus l’abandonner. À ce moment le procédé qui consiste à trans-
Stéphane Ma'larmé, un des essais préliminaires.
porter sur la pierre un dessin tracé d’abord sur le pa-
pier, s’était très perfection-
né et était devenu d’une pratique sûre. Whistler ne dessinera donc plus maintenant que sur le papier, cela lui permettra de travailler dans des circonstances où il n’eût pu le faire s'il eût fallu porter avec, SOt uné/pierre. Al pourra rendre des motifs de toute sorte pris à l’improviste, qui auront le charme de ces choses saisies sur le vif. Son œuvre lithographique a pu de-
meurer ainsi trés variée et elle ne sent point le travail et la recherche de latelier. On y voit de simples croquis, de véritables croquetons, puis à l’état plus poussé, des vues variées, des figures de femmes nues ou légtrement drapées d’étoffes flottantes, ou encore habillées au goût du jour, et aussi des portraits d’hommes. Dans un art où la valeur de l'impression Joue un si grand rôle, Whistler avait eu la bonne fortune de rencontrer à Londres un habile imprimeur lithographe, Tho-
mas Way, qui devait faire de ses œuvres des tirages parfaits.
Les lithographies pourraient être classées d’après les lieux de leur production. Pendant les années où il habite Paris : surtout en 1893 et 1894, on a une série de sujets et de motifs pris à Paris: La grande galerie du Louvre, le jardin du Luxembourg, avec le dôme du Panthéon à l'horizon, le serrurier de la place du Dragon, la blanchisseuse, la rue de Furstenberg, la belle New- Yorkaïse,
Stéphane Mallarmé, frontispice de Vers et prose.
la belle dame paresseuse. Les confidences dans le jardin, deux femmes
debout qui causent, ont été saisies dans le jardin même de ‘sa
maison, rue du Bac.
Les vues de Londres et des sites anglais particulièrement nombreuses, ont été prises à différentes époques. En 1895 1l
va en villégiature à Lyme Regis, une station de bains de mer
dans le Dorsetshire. Il y exécute, outre une série d'œuvres lithographiques, deux têtes à l’huile, de caractère fort différent,
l’une d’homme, le maitre forgeron, l'autre de jeune fille, J4 petite Rose de Lyme Regis. Toutes les deux sont maintenant au musée de Boston.
En 1896, sa femme étant tombée malade, il était venu habiter avec elle le Savoy hotel, qui domine de la hauteur du Strand, à Londres, toute la Tamise. La malade se trouvait la au grand air et l'artiste jouissait sur le fleuve d’échappées magnifiques. Il en a profité pour obtenir quelques-unes de ses lithographies les plus originales. Le petit Londres donne la rive gauche de la Tamise, le quai, la cathédrale de Saint-Paul, les ponts rejetés au loin. Les pigeons du Savoy donnent aussi la rive gauche non plus en aval, mais en amont, avec les tours du Parlement dans le fond. Il a encore pris du Savoy une autre vue des plus intéressantes : Le fleuve vu de haut dans toute sa largeur, avec des barques à ras l’eau, occupe la plus grande partie de l’estampe, les constructions de la rive au delà fermant l’horizon. Une sorte de buée, de brouillard crépusculaire d’une fluidité extraordinaire enveloppe la scène entière. Il y a là une rare réussite d'exécution.
Whistler a fait un certain nombre de lithographies de nu ou de femmes légèrement drapées d’étoffes flottantes. Le modèle posait naturellement pour ces sortes d'œuvres, elles ont donc la saveur de réalité que peut donner la reproduction de la forme humaine présente sous les yeux, mais en même temps elles offrent des traits de ressemblance avec les figures pompéiennes ou mieux les terres cuites grecques. À remarquer parmi ces
Fe
ee
l'une d'homme, le metre forgeron, l'autre de jeune fille, l@ petite Rose de Lyme Regis. Famtes les deux sont maintenant au musée -de Boston.
En 1896, sa fete étant tombée ce Me il était venu babiter avec elle s Savoy hotel, qui domine dé la hauteur du Strand, à Londres, sw la Tamise. La malade se trouvait là au grahd air et l'asile jouissait sur le fleuve d’échappées magnifiques. Ïl 2.2 fesfié pour obtenir quelques-unes de ses lithographies les gs riginales. Le petit Londres donnela rive gauche de 1x Famtber, le quai, la cathédrale dé Saint-Paul, les ponts réjetès ou fois Lei pigeons di Kauoy donnent aussi la rive gauche #0n us en aval, mais en amont, avec les tours du’ Parlement ans ke lond. 1 4 enoenc gris du Savoy une autre vue des plus imitèssantes : La femme ww de haut dans toute sa largeur, as des barques à vai fugue occupe la plus grande partie de labtampe, les contesté de la rive au delà . fermant l'horizon. Eine sonte de babe, % Mimliré crépuscu- laire d'une fluidité extraordinaire eme à soûne entière.
Il y a l4 une rare réussite d'exécution.
Whistler a fait un certain nombre de Hitimogsaphies de 0 pu ou à femmes légèrement drapées d'étoffes flottantes. Le modéle posait naturellement pour ces sortes d'œuvres, elles ont donc la saveur de réalité que peut donner la reproduction de la forme bumaine présente ao" éri Œ SUV même temps elles offrent des traits de Sie Has» à les figures pompéiennes où mieux les terres ARS REA À remarquer parmi ces
NE
PES DECO | RENTE AST En caÉ