ISI
plusieurs années et de nouvelles marques d’estime obtenues en France, mais déja au fond le coup était porté et cette médaille avait en réalité plus attiré l’attention à Londres, que sur le lieu même où elle était décernée.
Whistler exposait au Salon de 1884 les portraits de Carlyle et de Miss Alexander. Son succès de nouveau très grand, venait confirmer celui qu'il avait obtenu l’année précédente avec le portrait de sa mère. On n’eût pu trouver d'œuvres plus dissemblables, comme choix du modéle et comme arrangement de coloris, que ces deux portraits. Dans leur contraste, ils se complétaient lun l’autre et montraient les formes diverses que le talent de l’auteur pouvait prendre. Le portrait de Miss Alexander exposé à la Grosvenor Gallery en 1881, avait été particulièrement maltraité par la critique anglaise. Les caricatures avaient tellement défiguré la jeune fille représentée, que la pauvrette, incapable naturellement de comprendre le mérite intrinsèque de l’œuvre et ne voyant que la laideur qu’on lui prêtait, se sentait honteuse quand on la désignait comme l’original de l’œuvre ou que, reconnue comme telle, l'attention se fixait sur elle. Ce portrait, dans son arrangement imprévu de gris et vert transparents, frappait au contraire tout particulièrement les artistes au Salon. Il était donc l’objet de nombreuses louanges, qui venaient s'ajouter à l'approbation générale recueillie par le portrait de Carlyle.
Continuant à prendre Paris pour centre de ses expositions, maintenant qu'il avait abandonné à Londres la Grosvenor
1 fe te S dire
en de ns.
SRE
aseses anni et. res nouvelles. marques diébiiihe nt à
“en: “France, mais déjà au fond le coup était porté: et cette ; Fe |‘médaie. ravait.en réalité plus attiré l'attention: à: | Lôndres ue HV
ee HeJieu même où elle éfait décérnées 2% 412 is Whistler exposait au Selon de 1884 les portraits 26 Calvie ve ét tbe Miés Alexander: Fin succès de nouvéat trés. gränd, ni
. Nenait confirmer ch 608 avait obtenu l’année: précédènte:" & avécle portrait de sa med, Chi n'eût pu trouver d'œuvres: plûs. ie E - dissemblables, comme hors du: modèle et comme arrange: . ne ientdecoloris, que eésdeux portait. Dans leur contrasté; ils, Fi
NS ‘copplétaient l'un Faire tt montraient les forinés divèrses Fu : que, lé talent de F autèux -pawvait prendre. Le portail: de. Mis: . Mkéander <exposé-à la Gécsvendr. Gallery : ‘en 1884 Avait ‘été. :
= BRU rement rnltraité par la critique anglaise Les! cafica “ re
: tures avaient teliement dauré la jeurie fille représentée, * que. cu
4 payvrette, incapable mituteihenent de compfendre k mérité - : c intrinsèque. de Foenyreïek lae:sovant que ‘la: laideër au'on fui ds prétait, se sentait hotte sind on la désignait comme Por.
* ginal: de l'œuvre ouque: rcuinue come tellé; latténtion RS 2 faajt s sur. elle. Co portrait, dise son arrangement tnprévu de | À gs. £tvert transparents, #tepéait au contraire tout pafticulièremenñtles artistes. auSalèn, État ce Tobjet de nombreusés.
“ur : Jbuanges, qui :venaient.:s'#icuner : Re générale “ “recueillie par le portrait de Case. RAS PE TES
Fe :Gontinuant, à, prendre Pas" pour, centré FA sés Ann | RE she, qu a. avait ‘abandonné à Londres la fronton
| XUaM YaAI alon 15 onsld ns ons c881 9b nolse
Gallery et que la Society of British artists dans Suflolk street allait lui être fermée, il envoyait au Salon, en 1885, les portraits de Lady Archibald Campbell et de Théodore Duret, en 1886 le portrait de Sarasate et, en 1890, deux nocturnes. Les distinctions honorifiques conférées par le gouvernement venaient maintenant s'ajouter à la récompense décernée par les artistes. En 1889 il était fait chevalier de la Légion d’honneur, en 1891 officier. Ces décorations montraient clairement l'estime dans laquelle il était tenu en France. Ce fut un nouveau coup porté à ses détracteurs en Angleterre.
La cause déterminante de son grand succès en France avait été en définitive la montre du portrait de sa mère au Salon, en 1883. Whistler, qui a toujours été trés sensible au bon accueil qu’il a reçu en France, qui a toujours su témoigner de son estime pour tout ce qui Ctait français, voulut, dans ces circonstances, que ce portrait, l'œuvre à laquelle il tenait le plus, appartint à la France. Il déclara donc à ses amis de Paris qu'il désirait le voir entrer au Musée du Luxembourg et que, puisque de la France lui étaient venus les récompenses et les témoignages d'approbation, qui avaient contribué à lui amener ailleurs l'opinion, il serait reconnaissant d’une dernière faveur qu'on pourrait lui faire, celle d’acheter le tableau, en fixant d'ailleurs un prix aussi réduit qu'on voudrait. La question d'argent ne se posait pas pour lui dans ce cas, le prix bas qu'on pourrait offrir lui était indifférent, c’est le principe de l'achat en lui-même auquel il tenait. En effet le simple fait de l'achat
d’un de ses tableaux, par un tel personnage que le gouvernement français pour son musée national, prendrait le caractère d’une victoire artistique et lui vaudrait, auprès des Américains et des Anglais, une vraie consécration.
Lorque le désir que Whistler ressentait de faire entrer son œuvre au Musée du Luxembourg, sous la forme d’une vente
à prix tellement réduit que son désintéressement ressortait
évident, fut connu, on se montra prêt à y souscrire. Le tableau avait été remis à Paris à M. Joyant, de la maison Boussod Valadon, qui entama la négociation. M. Roger Marx, inspecteur des Beaux-Arts la conduisit au ministère et fit décider l'achat, en principe, au prix de quatre mille francs. Le ministre de qui relevaient les Beaux-Arts, M. Bourgeois écrivit alors à Whistler, pour lui dire qu'il serait heureux d’acquérir le portrait de sa mère, mais que la somme qu'il pourrait offrir lui paraissait si peu élevée, qu'il craignait qu’elle ne füt un obstacle à la conclusion de lachat. Whistler répondit par la lettre suivante :
« 23 novembre 1891.
« Monsieur le Ministre,
« Vous me voyez fort heureux et éminemment touché de « l'honneur que vous me faites, en me proposant l'achat « d’une de mes œuvres pour le Musée du Luxembourg.
« Le tableau dont vous avez fait choix est bien précisément « celui que je pouvais le plus sensiblement souhaiter voir « devenir l’objet d’une si solennelle consécration.
« Je m’empresse donc de vous faire savoir, que l'obstacle « des conditions prévu par votre lettre n'en saurait être un, « puisque je m'en remets entièrement à vous, monsieur le « Ministre, pour le soin de les fixer vous-même, d’après ce « que vous savez des ressources mises à votre disposition en « pareil cas par l'État.
« Ce flatteur témoignage de sympathie, couronnant les « gracieux honneurs qui me viennent de France, m'est trop « précieux pour que je veuille, en cette occasion, examiner
« autre chose que lui-même.
« Veuillez agréer, monsieur le Ministre, l'assurance de ma