CHAPITRE IV
BoBSuet prononce l'oraison funèbre de Marie-Thérèse d'Autriche^ reine de France, et tient son deuxième synode. — 1683 '•
a Treize ans s'étaient écoulés depuis que Bossuet avait fait répandre tant de larmes en déplorant la mort d'une jeune princesse parée de tous les dons de la nature et de tout Téclat des grandeurs, fk'appée par un coup imprévu au sein des plaisirs et des prospérités.
» La mort de Marie-Thérèse d'Autriche n'offrait ni à l'imagination^ ni au sentiment peut-être, de si touchanteis émotions. Cependant elle pouvait inspirer un juste et doux intérêt. Sans avoir les grâces et l'esprit d'Henriette d'Angleterre , Marie-Thérèse d'Autriche n'était pas sans beauté ; et quoiqu'elle ait parcouru une carrière un peu plus longue, sa mort, à l'âge de quarante-cinq ans , pouvait paraître prématurée. A peine revenue^ avec le roi son époux , d'un voyage triomphant que ce prince
Tout ceci est vrai; mais conclure^ comme Vont fait les gallicans, que tout paroissien est tenu en conscience d'entendre la messe paroissiale de trois dimanches lun^ c'est une exagération que l'Eglise condamne. C'est précisément à cause de cet enseignement prétendu que la cause du vénérable de la Salle a été suspendue à Rome.
* Manuscrit de Saint-Jean.
^ Cette oraison fut imprimée pour la première fois en 16S3 chez Cramoisy. Voyez les remarques historiques de l'éditeur, tome XII, p. 500.