LIVBE VIII. ^ CHAPITRE VI
d'autre marque dans TEvangile pour reconnaître la vérité dans le mensonge, sinon ex fructibus eorum cognoscetis eos ^ Qu'il ne fallait point recevoir indifféremment à confesse les paroissiens les UDS des autres sans la participation du curé^ comme aussi il ne fallait point donner des permissions trop vagues et indifférentes à ses paroissiens d'aller à confesse où ils voudraient , à cause de la nécessité qu'il y a de connaître chacun son troupeau. Mais quand il y a des raisons de leur donner cette liberté , il la leur faut accorder^ ou de bouche, ou par billet^ si c'est à Pâques > en leur proposant deux ou trois confesseurs de ceux qui vous sont plus connus^ aQn qu'ils choisissent. En sorte que s'il n'y avait point d'autre raison de leur donner cette liberté d'aller ailleurs que parce qu'ils ne veulent pas se faire tant connsdtre de leur curé ni se corriger de certaines choses dont ce curé a connaissance, il faudrait leur refuser des billets^ autant qu'on le pourrait '.
» S'ensuivit les avis^ et premièrement pour ceux qui manquent au devoir de la Pâque, pour lesquels il pria instamment tous les curés de les vouloir bien pousser par toutes les voies possibles^ aux deux grandes fêtes de la Toussaint et de Noël , de les aller voir tout seuls, puis se faire accompagner de quelques-uns des notables de la paroisse^ maître d'école^ ou même quelque curé voisin, recueillir leur réponse , eu faire une espèce de procèsverbal, pour le communiquer à Monseigneur, et enfin pour tout délai les remettre jusqu'à Pâques prochain , après quoi il sera procédé contre eux par les voies canoniques. Il remontra puissamment que ceux qui s'étaient présentés n'en étaient pas quittes, puisqu'il fallait se soumettre au pouvoir des clefs dans toute son étendue, tant pour lier que pour délier.
^ On ne saurait dire précisément que cette théologie est fautive , mais TEglise ne pousse pas si loin la sévérité , comme on peut le voir par saint Alphonse de Lîguori et plusieurs graves théologiens espagnols et italiens.
* Ces règles de conduite nous paraissent encore bien sévères , malgré la restriction , autant qu'on le pourrait. L'intention manifeste de l'Eglise est qu'on accorde la plus grande liberté aux fidèles. Quand cette liberté dégénère en scandale, le curé n'est pas lié, les canons lui fournissent les moyens d'y apporter un salutaire remède. Voyez le rituel , etc., etc. (Manuscrit de Saint- Jean.)
S*" Pour les huguenots , il fût dit en particulier à tous les curés gui en ont dons leurs paroisses qu'il fallait exactement les ob* server, pour remarquer : 1** S'ils ne reçoivent point dans leurs prêches des personnes d'un autre baillage, que de celui dans lequel le prêche est situé ; â"" s'ils ne font point de mariages clan^ destins ailleurs que dans le prêche et en la présence du ministre, et de même comment ils se comportent à leurs baptêmes, s'ils ne le diffèrent point , quelles cérémonies ils y pratiquent , quelles sages femmes les assistent^ etc. ; 3"" s'ils ne parlent point contre la religion, ni en public, ni en particulier. Et de tout ce que dessus en donner avis à Monseigneur, b