LIVRE V!I. — CHAPITRE III
qu'à blâmer, dit ingéDùment le syndic; la faculté a toujours été et sera toujours le jouet et l'esclave des puissances qui la dominent : de la cour , parce que d'un trait de plume elle peut casser nos privilèges; du parlement, parce qu'il les restreint et les étend comme il lui plaît; et principalement de Tarchevêque de Paris, parce que la plupart de nous ne vivant que de confesse et de prêche, il peut, quand il lui plaira , nous ôter le pain de la main. » Quelle pitié qu'une compagnie d'ecclésiastiques^ qui font serment de soutenir la vérité jusqu'à Teffusion de leur sang^ changent^ selon le temps, de maximes et de sentiments en choses même les plus graves 1 11 y a plus de cent ans que le cardinal Duperron lui a fait ce sanglant reproche aux Etats de Paris, sans que depuis elle ait tenu d'autre conduite ^ x»
Les réflexions du secrétaire peuvent être fort justes, mais qui pouvait conndtre mieux que lui la cause de cet abaissement ? Le reproche adressé à la faculté remonte plus haut.