LIVRE YUI. — CHAPITRE XVU
côté^ l'affaire de la bulle fut poursuivie avec chaleur. Le supérieur général de la congrégation de Saint-Maur et le prieur de Rébais furent mandés au parlement. Le premier pfotesta qu'il n'avait eu aucune part à Tobtention de ce décret, et^ dès qu'il en eut connaissance^ il écrivit à M. de Meaux pour la désavouer^ ajoutant que, s'il eh avait eu le moindre vent^ il s'y serait opposé ; qu'elle avait même été obtenue à l'insu du procureur général de la congrégation en cour de Rome. Le prieur de Rébais nia également qu'il en eût rien su. M. le premier président les félicita sur leur déclaration, et ils se retirèrent. Le 29 février suivant, le parlement ordonna que la bulle du père Méreau serait supprimée ; Noyer, banquier expéditionnaire en cour de Rome, qui l'avait obtenue, fut interdit de sa chargé pour un an ; Berthauld, notaire, qui Tavait signifiée au doyen de Meaux, et Butard, sergent royal, qui Tavait signifiée à Tévêque, interdits de leurs fonctions pour six mois. Défenses furent faites au supérieur général et aux prieurs de la congrégation de Saint-Maur, de donner jamais aucun office ou emploi au père Méreau. Enfin le père Méreau luimême. Noyer, Berthauld et Butard furent mandés en la chambre et admonestés le 3 mars suivant ^ »
Et c'est en face de pareilles violences que nos pères avaient le courage d'écrire : Franchises et Libertés de l'Eglise gallicane I
Que l'esclave porte ses fers, soit; mais qu'il en tire vanité, c'est par trop de honte.
> Lorsque Bossuet parlait tout à Theure de simonie, il oubliait les impôts singulièrement exorbitants que les évèques levaient sur les monastères et les curé3 de leurs dioôèsea. — Nous en donnerons quelqu'idée, aux pièces justificatives n® IX ^ en citant Toussaints-Duplessis.