‹ Histoire de Jacques-Benigne Bossuet et ses œuvresChapitre 220 sur 260 · LIVRE Vlli. — CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

LIVRE Vlli. — CHAPITRE XVIII

vous les enYoyant comme ils m'ont été doimês , sur les sujets que j'ai demandés à ce saint prélat^ étant persuadée^ Monseigneur^ que ce ne sera pas les rendre publics, ce qu'il ne voulait point, me l'ayant dit plusieurs fois ; et s'ils ne se trouvent point dans la perfection où ils devraient être, je suis convaincue que Votre Eminence y trouvera partout que l'amour divin dont ce saint prélat était si rempli, se fait connaître avec des traits bien vifs et bien capables d'allumer un divin feu dans les cœurs. Il y en a encore sur d'autres sujets^ sur des Psaumes^ surtout le Beati immaciur lati : mais comme ils ne sont point au net, et qu'il parait que ce prélat les voulait retoucher par toutes les marques qui y sont, je n'ai pu les transcrire, et ne suis pas assez habile, Monseigneur, pour pouvoir choisir dans les différentes expressions qui sont marquées celles qui sont les , plus belles et les plus nobles. M. l'abbé Bossuet a entre ses mains les originaux de ces vers ; il en fera , je me persuade, l'usage convenable ; et je me flatte. Monseigneur, que ce que je vous envoie présentement ne laissera pas de vous être agréable. Au reste j'ai été très-fidèle à garder les règles que ce saint prélat m'avaient prescrites ; car hors Votre Eminence, personne n'en a de copie : mais je crois n'aller pas contre ses intentions de vous les communiquer. Monseigneur, espérant même que cela fera que mes lettres ne seront pas vues, du moins de peu de personnes ^««..

1 Soit que la sœur Saint-Bénigne ait brftlé les originaux, comme elle en fait pressentir le dessein à l'archevêque de Paris, soit qu'ils aient disparu avec d'autres papiers confiés aux Bénédictins des Blancs-Manteaux, on n'a pu retrouver le texte. Mais cooime les personnes pieuses et surtout les couvents recherchaient avidement les lettres de spiritualité écrites par Bossuet, des copies en assez grand nombre ont circulé dans le public. M. Lâchât nous avertit qu'il a consulté, pour son édition, quatre copies, dont une se trouve au séminaire de Meaux ; les autres sont conservées à la bibliothèque impériale. Elles ont été imprimées pour la première fois en 1772. Nous aurons, plus loin quelques observations à ajouter sur la manière dont les éditeurs ont compris leur devoir.

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