LIVRE Vn. — CHAPITRE II. Il
dégagés da serment de fidélité^ dans ancun cas^ ni par une pu25sance quelconque sur la terre. »
La noblesse répondit que cette matière touchant à la foi , il était nécessaire que la chambre ecclésiastique en délibérât. Le tiers-état refusa d'abord de communiquer la proposition à la chambre ecclésiastique, mais il fallut bien s'exécuter. Le cardinal Duperron^ député du clergé^ prit la parole^ et, durant plus de trois heures , il retourna la proposition sous toutes ses faces et la combattit avec une telle force de raison, une telle abondance de science^ que la noblesse l'abandonna. Le roi lui-même ordonna que l'article fût retiré , malgré les arrêts du parlement *.
L'absolutisme de Louis XIY et la cabale janséniste inspirèrent au Parlement de Paris le dessein de reprendre la fameuse proposition et de la faire passer de haute lutte. La Sorbonne fut le théâtre où se joua le premier acte de cette étrange comédie^ et il est impossible que nous le passions sous silence, malgré son étendue.