LETTRE XIX
A Paris, le 14 avril 1698.
Votre petit frère est fort enrhumé , aussi bien que Madelon; ils ne font tous deux que tousser. Fanchon est assez bien et ne se ressent plus de son accident, que M. Fagon appelle un catarrhe suffocant. Il nous a conseillé de lui donner de Témétique; mais on ne peut venir à bout de lui faire rien prendre. Votre mère et votre sœur se portent bien et vous font leurs compliments.
Vous trouverez des ratures au bas de cette page qui vous surprendront; mais, quand j'ai commencé ma lettre, je ne m'étais pas aperçu de ces quatre lignes par oi^i j'avais commencé celle que j'écrivais à M. de Bonrepaux, à qui je me suis résolu d'écrire sur de plus grand papier. M. Quentin et plusieurs
autres de vos amis me demandent souvent de vos nouvelles