‹ Histoire de Jeanne d'Albret, Reine de NavarreChapitre 50 sur 140 · HENRY · texte numérisé non relu

HENRY

Les livres dont il est question d'abord étaient, nous le supposons, des ouvrages classiques, nécessaires à

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l'éducation du prince, et auxcjuels son précepteur tenait probablement plus que lui. Le présent de la baronne de Tignonviile, gouvernante de Catherine de Bourbon, devait consister en quelque livre protestant destiné à soutenir la foi du jeune prince dans le monde suspect où il vivait. Nous craignons que ce cadeau de la bonne Tifj7ionville ne fût pas non plus pour lui Tobjet le plus essentiel. La demande d'argent se montre comme le point capital, et fait déjà pressentir l'humeur et le caractère du Béarnais. Un ou deux ans de plus n'avaient fait que développer davantage ces dispositions naissantes, ([ue la sagesse maternelle combattait de son mieux.

Jeanne s'occupait avec un égal amour de l'éducation de sa fdle, et, de ce côté, du moins, aucune inquiétude ne troublait ses joies maternelles. Pour le prince de Béarn, destiné à porter la couronne, il était nécessaire qu'il vécût dans une atmosphère active et au grand air du monde : mais pour la jeune princesse, la reine préférait la tranquillité d'une retraite où Catherine, sans être éloignée de ses yeux, fût placée en dehors des distractions de la cour. Dans le parc du château de Pau. derrière un rideau d'ombrages touffus et solitaires, elle fit bâtir tout exprès un petit pavillon carré, composé seulement de deux pièces, et qu'elle appela Casîel-Béziat (Château-Chéri). C'était comme un sanctuaire uniquement consacré à l'étude. Là, Catherine, confiée aux soins de sa sage et vertueuse gouvernante, la baronne de Tignonviile, recevait cette forte et saine culture de l'esprit et de l'âme que Jeanne avait due aux soins de sa mère Marguerite. Charles Macrin, qui fut donné pour précepteur à Catherine, était un autre Ni-

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