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mensonger, et priait qu'on lui pardonnât ses crimes. On prit sa main, et on lui fit mettre au bas de ce papier une croix pour signature. Le trouble se mit aussitôt parmi la foule, les Français se rfijouissanl de la voir sauvée, les Anglais étant furieux et jetant des pierres
L'évêque de Beauvais et Tinquisiteur prononcèrent alors une autre sentence qu'ils avaient apportée et préparée d'avance, dans laquelle, entre autres considérants se trouve celui-ci :
« Comme , après avoir été charitablement avertie et longtemps attendue , elle revenait en- " fin , par la grâce de Dieu , au sein de l'Église ; comme elle avait révoqué hautement ses erreurs et publiquement abjuré son hérésie d'une manière conforme aux ordonnances ecclésiastiques, etc.. elle était relevée de l'excommunication qu'elle avait encourue, si elle revenait avec un cœur sincère et véritable, et si elle observait ce qui lui serait prescrit. »
« Mais, ajoutent-ils aussitôt, comme vous avez « péché contre Dieu et l'Éghsc , nous vous con- « damnons , par gi àce et par modération , à pasce ser le reste de vos jours en prison, au pain de « douleur et à l'eau d'angoisse , pour y pleurer « vos péchés et n'en plus commettre à l'avenir, « sauf notre grâce et modération. »
On avait fait espérer à Jeanne qu'après sa cou-
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damnation elle serait conduite dans une prison ecclésiastique, et qu'elle ne resterait plus dans les mainsdes Anglais; mais, malgré ses réclamations, appuyées par plusieurs assistants, elle futîteconv duite dans la tour du château de Rouen.