oii lorson
de secourir son frère et de servir la cause de son roi. Son premier exploit fut de s'emparer de Pontorson ; il prit d'assaut cette pkce, et en passa la garnison au fil de l'épée ; ensuite il
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investit Sainte- James ; mais bientôt il dut s'apercevoir que ses plus redoutables ennemis n'étaient pas ceux qu'il combattait : il en avait laissé de plus dangereux à la cour.
L'avarice du chancelier et la haine du favori Giac tramaient sa perte : ils ne lui envoyèrent ni argent ni subsistances. Ce dénuement répandit le découragement parmi ses troupes ; le connétable les traîna plutôt qu'il ne les conduisit à l'assaut : une terreur panique les saisit; elles se retirent en désordre , abandonnent leur général , et désertent leurs drapeaux.
En vain Ptichemont leur prodigue les prières, les reproches et les menaces, les fuyards ne l'écoutent pas ; ils le renversent même de cheval, et le contraignent enfin à les suivre^.
Le connétable, furieux de se voir ainsi trahi, accuse le chancelier de s'être vendu aux Anglais , et, de sa propre autorité, le fait jeter en prison.
Le roi soutient son ministre , et ne peut supporter cette insolence d'un sujet. Cependant, comme les faits parlaient en faveur de l'accusation, le chancelier, d'abord remis en liberté, comparut devant ses juges. Ils le déclarèrent innocent ; mais le roi l'éloigna de sa personne, et adoucit cette disgrâce en le chargeant d'une ^ i42r>.
CHARLES VII. 55q
missiondiplomatiqueprèsdudac de Bourgogne.
Il fallait encore à Richemont une autre victime ; c'était Giac. Ce favori était détesté par le peuple, qui lui reprochait d'avoir conseillé au roi de faire noyer un évêque, député aux états rassemblés à Melun, parce que ce prélat avait dénoncé les nombreuses dilapidations du ministre. Cet homme avait pris un grand ascendant sur l'esprit de Charles, qui n'agissait que d'après ses avis presque toujours intéressés et souvent perfides.
Giac nourrissait, au sein de ses foyers, un ennemi mortel; sa femme, veuve du comte de Tonnerre, ayant découvert que, dans le but d'obtenir sa main, il avait empoisonné sa première épouse alors enceinte, redoutait pour elle-même un semblable sort, et lui avait voué une haine implacable.
Cette femme passionnée, non moins criminelle que lui , était éprise du sire de La Trémouille; elle voulait à tout prix devenir libre pour se marier avec son amant. Richemont ne l'ignorait pas. Il entra dans ses vues, et, de concert avec La Trémouille et le sire d'Albret, il trama de sang-froid, contre les jours du ministre , le plus noir complot.
La cour était à Issoudun. Giac, plongé dans su lu le sommeil, partageait le lit de sa femme;
de iac.
54o CHARLES VII.
Richemont et ses amis, à la tête d'une troupe de soldats, enfoncent les portes de la maison. Vainement Charles envoya sa garde au secours de leur victime; cette troupe, intimidée à l'aspect du connétable, n'ose diriger ses armes contre lui. Giac, saisi et enlevé, fut traîné à Dun-le-Roy et livré à la justice.
Aussi pusillanime dans l'infortune qu'audacieux dans le crime, il avoua l'empoisonnement de sa première femme: les juges le condamnèrent à être noyé. L'infâme, espérant qu'il pourrait racheter sa vie, offrit au connétable cent mille écus.
Mais le lier Breton, qui préférait la vengeance à l'argent , se montra sourd à ses prières. Enfin, pour dernière grâce, il demanda qu'on lui fit préalablement couper la main (( dont il s'était servi , dit la chronique , pour » signer un pacte avec le diable. Ce dernier » vœu ne fut pas exaucé ; il subit son supplice » en lâche , paraissant encore craindre que le )) démon, pour l'entraîner, ne le saisît par cette » main coupable. » i
Charles, ainsi que beaucoup de princes, pleura d'abord son favori, et l'oublia dès qu'il lui eut donné un successeur *. Celui-ci fut Camus de Beaulieu; c'était un besoin pour ce fai-
ble roi que d'être dominé. Beaiilieu exerça sur lui un empire absolu, jeta dans les finances le plus grand désordre, et s'efforça d'écarter du prince tous ceux qui pouvaient lui dire la vérité.
Les princes, la reine de Sicile et les plus grands seigneurs, humiliés de se voir pour ainsi dire bannis par cet indigne favori , implorèrent encore le secours de l'impétueux Richemont toujours prêt à venger de pareilles injures.
Quelques jours après, le ministre sort à che- Assassinat val du château de Poitiers; soudain quelques du roi!" hommes d'armes se précipitent sur lui , et regorgent : sa mule, couverte de sang, revint au palais, et apprit ainsi au roi le meurtre de son favori.
Charles s'irrita, menaça, ordonna d'activés recherches pour arrêter les auteurs du crime; mais personne ne put ou ne voulut les découvrir.
Le connétable, fatigué de cette chasse perpétuelle contre tant de favoris, voulut en donner lui-même un au roi. Il lui présenta La Trémouille , ancien ennemi de Giac ; Charles l'accepta, mais avec répugnance, et dit à Richemont : i< Beau cousin , vous me le donnez; » mais vous vous en repentirez, car je le con- » nais mieux que vous. »
Siège
de Mon-
targis.
Pvichemont, ayant ainsi éloigné du trône tous ses ennemis, et croyant avoir laissé près du roi un ami fidèle, qui veillerait sur ses intérêts, se livra tout entier au désir de justifier son exigeante arrogance , en rendant à l'Etat et au monarque quelque éclatant service.
Sur ces entrefaites, il apprit que le comte de Warvick assiégeait Montargis; il voulut le combattre, mais il manquait de soldats et d'argent. Décidé à surmonter cet obstacle, il vendit tout ce qu'il possédait en bijoux, en diamans, et parvint ainsi à lever seize cents hommes d'armes, et les partagea en deux corps, dont l'un fut commandé par Laliire et l'autre par Dunois, bâtard d'Orléans.
Ce preux , si connu dans nos fastes , avait été d'abord destiné à l'état ecclésiastique ; mais le désastre d'Azincourt, qui fit tomber ses frères dans la captivité, le fit promptement renoncer à sa première vocation. La tendre Valentine^ sa protectrice , avait espéré en faire un saint ; l'amour de la patrie, la haine du joug anglais, et un désir ardent de gloire en firent d'abord un brave soldat , et plus tard un héros. Le roi l'avait attaché à sa personne en le nommant chambellan.
Trois corps ennemis assiégeaient la ville de Montargis, sous les ordres de lord Poli, de
Bizet et de Warvick. Les Fi ançais se formèrent en deux colonnes, dont les chefs parvinrent à cacher les mouvemens aux Anglais. Lahire dirigeait la première , et Dunois la seconde.
Les chroniques du temps nous ont transmis une anecdote qui peint l'originalité des mœurs et rétrange dévotion de cette époque. Avant de combattre , Lahire se confessa , et pressa le moine, son confesseur, de lui donner l'absolution : celui-ci lui ayant dit d'adresser au ciel une fervente prière, voici celle qu'il crut la plus propre à toucher le maître du ciel et de la terre : « Mon Dieu, dit-il, je te prie de faire » aujourd'hui pour Lahire , autant que tu » voudrais que Lahire fit pour toi, s'il était » Dieu, et que tu fusses Lahire. ))
Après s'être ainsi préparé à tout événement, il se précipita sur le quartier de lord Poil , le surprit et l'enleva.
Bizet opposa plus de résistance à Dunois, et même le força d'abord à reculer: mais Lahire vint à son secours : leurs efforts réunis mirent en fuite les Anglais, qui coururent rejoindre Warvick sous les murs de Montargis : ils l'entranièrent dans leur déroute.
Leur foule pressée fit écrouler sous eux un pont qu'ils voulaient franchir. Le gpuverneur de la ville, en lâchant des écluses, avait inondé
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la plaine, et Wai vick ne parvint qu'avec peine à sauver quelques faibles débris des trois corps qu'il commandait.
Ce succès fut contrebalancé par la défection d'un allié puissant. Bedfort, étant allé à Londres, en avait ramené vingt mille hommes qu'il fit entrer en Bretagne. Cette brusque attaque épouvanta le duc qui négocia, rompit son alliance avec Charles , et changea de parti pour la quatrième fois.
En apprenant cette nouvelle, La Trémouille, peu satisfait de gouverner le roi tant qu'il se verrait contraint d'obéir lui-même au connétable, crut la circonstance favorable pour se dégager d'une dépendance qui lui pesait.
Vérifiant la prédiction de Charles , et dévoilant sans pudeur son ingratitude , il résolut de perdre son protecteur. Rappelant au monarque toutes les violences exercées par Richemont contre son autorité, et les insultes faites par lui à la dignité royale : « Quel a été, dit-il, )) le fruit de tant de condescendance ? vous » avez tout sacrifié pour obtenir l'alliance de » la Bretagne. Richemont vous l'avait garan- » tie ; un caprice vient de vous l'enlever. Il ne » vous reste plus que le regret de vous être j) donné un sujet insolent, qui se conduit en » maitre impérieux. »
CHARLES Vil. 545
Les caractères faibles sont les plus irritables; Charles suivit les conseils d'un favori qui répondait à sa pensée , et qui réveillait ses ressenti mens : la disgrâce du connétable fut décidée.
Dans ce moment , Richemont était en marche pour combattre Bedfort , et le chasser de la Sretagne. Mais lorsqu'il apprit sa disgrâce par des lettres que lui écrivaient les comtes de Clermont et de La Marche, il s'arrêta, et courut rejoindre ces princes, décidés comme lui à renverser le crédit et à déjouer les intrigues de La Trémouille.
Après quelques négociations sans effet, les princes ayant levé des troupes , s'étaient emparés de Bourges. Mais, avant que le connétable fût arrivé pour grossir leurs forces, le roi s'était armé contre eux ; et, après les avoir battus, les avait contraints à se soumettre.
Richemont fit de vains efforts pour se réconcilier avec le monarque. Charles se montra inexorable ; la femme du connétable était prisonnière dans Bourges. Il lui permit de rejoindre son mari, mais en déclarant qu'aucun rapprochement n'était possible entre lui et son époux.
Toutes ces discordes pouvaient faire craindre que les calamités d'une guerre civile ne se
joignissent aux fléaux d'une guerre étrangère. Heureusement Richemont ne porta pas si loin son ingratitude et sa vengeance.
Ces troubles n'empêchèrent point le renouvellement du traité conclu avec le duc de Bourgogne. La neutralité même^ précédemment stipulée, fut étendue à toutes les provinces des deux parties contractantes, et on la prorogea pour trois ans : ainsi les Bourguignons et les Français ne furent plus ennemis que de nom.
La défection d'un si puissant allié affaiblissait considérablement le parti de l'Angleterre; on pouvait s'attendre à des succès balancés. Cependant le terme des malheurs de Charles n'était pas encore arrivé.
siège Salysbury, à la tête d'un renfort de dix mille ,ç'anj' Anglais , débarqua en France "^^ et détermina Bedfort, après une assez longue résistance, à lui permettre de former le siège d'Orléans. Cette place importante, conquise, aurait ouvert aux ennemis l'entrée des provinces fidèles au roi.
Charles sentit facilement combien il était
important pour lui de conserver cette place ;
dès qu'il sut qu'elle était menacée , il demanda
des secours aux Écossais, sollicita la main de
Marguerite pour son fils, et promit de donner à cette princesse la Saintonge et Rochefort en dot- En même temps il réunit l'élite de ses forces, et chargea ses plus habiles généraux de marcher avec elles contre les Anglais.
Avant qu'elles fussent en marche Salysbury s'empara de toutes les villes voisines d'Orléans. Il osa ensuite tenter un assaut contre cette ville ; mais il fut repoussé , et perdit dans ce combat trois cents hommes d'armes.
La garnison qu'il attaquait était nombreuse, intrépide; d'ailleurs les habitans, excités par une haine violente contre l'ennemi public, avaient pris les armes pour défendre leurs remparts.
Dans ce danger commun chaque homme s'était fait soldat; les femmes mêmes rivalisèrent de courage avec les guerriers; quelquesunes chargèrent leurs faibles bras de piques, de lances, de boucliers; d'autres apportaient sur les murs des tuiles et des pierres pour les lancer contre les assaillans.
Le seul avantage remporté par les Anglais fut alors la prise du château, ou, comme on le disait alors, de la bastide des Tournelles, qui défendait la tête du pont d'Orléans. Les Orléanais en construisirent un autre de Jeur côté. Néanmoins Salvsburv, fier de ses forces, con-
fiant dans sa fortune, et encouragé par les flatteries de ses inférieurs , se croyait déjà certain de la riche proie qu'il dévorait d'avance.
Un jour, monté sur une des hautes tours du château qu'il venait de conquérir, il plongeait avec complaisance ses regards sur les murs, les places et les rues d'Orléans. « Vous voyez , » lui dit un de ses capitaines, une ville dont » vous serez bientôt maître. » Le général sourit, et soudain tomba mort, frappé par une pierre lancée des remparts ennemis.
Les Anglais, découragés par un début si funeste, renoncèrent au dessein de prendre d'assaut la ville. Mais, espérant la réduire en l'affamant , ils la cernèrent étroitement et l'entourèrent de plusieurs bastides construites de distance en distance, et liées entre elles par de forts retranchemens.
Lahire trouva pourtant le moyen de sortir de la place et de courir prés de Charles pour l'informer du péril qui menaçait une de ses plus importantes possessions. Il trouva le roi occupé des préparatifs d'un ballet, et peu disposé à l'écouter.
Dès que les plaisirs brillaient aux yeux de Charles, il oubliait ses affaires les plus importantes. Au lieu de parler à Lahire du siège d'Orléans, il lui demanda ce qu'il pensait de
sa fête, w Je pense , répond le loyal guerrier, » qu'on ne peut pas perdre un royaume plus » gaiment. »
Réveillé par cette noble saillie, le roi chargea Gaucourt et Culan de conduire aux assiégés un grand convoi escorté par deux cents hommes d'armes. L'entreprise réussit : Orléans fut ravitaillée, et Fabondance régnait dans ses murs, tandis que la disette ruinait les forces des assiéffeans.
Le trésor de Bedfort était vide : dans cette Joumee détresse, le régent mit en gage les diamans harengs. de la couronne , et parvint à faire partir pour le camp un convoi de cinq cents chariots escortés par seize cents gens d'armes et mille fantassins.
Il fallait l'intercepter : Clermont, le connétable d'Ecosse, Dunois, d'Albret, Chabannes et Lahire s'en chargèrent ; et, à la tête de trois mille hommes d'armes, se trouvèrent en face de l'ennemi.
Mais la discorde , ce fléau de la France , cet inévitable fruit de l'anarchie féodale, divisa de nouveau ces guerriers aussi fiers qu'impétueux. D'accord pour combattre , mais ne pouvant s'entendre sur le commandement, sur le plan, sur le moment de l'attaque, ils combattirent sans ordre, déployèrent un courage
55o CHARLES vir.
inutile; et, malgré leur supériorité en nombre, se virent honteusement forcés à la retraite.
Nul ne commandait, nul n'obéissait. Cette bataille ne fut qu'une mêlée confuse. Le connétable d'Ecosse y perdit la vie, ainsi que d'autres guerriers marquans. Cette affaire coûta aux Français et aux Ecossais une perte de six cents hommes. On nomma cette journée la Journée des Harengs ; car le convoi en portait une immense quantité, parce qu'on se trouvait alors dans le carême.
Pour ajouter à la honte de cette échauffourée, plusieurs auteurs rapportent que les Français avaient amené des canons avec eux. Vilîaret le nie; mais Lévêque lui oppose avec raison une chronique du temps intitulée : Histoire de la Pucelle d' Orléans , et dans laquelle on lit ce passage : « Alors les batailles » de pied françaises assortirent leurs canons, » couleuvrines et autres traits , tandis que » ceux d'Orléans qui étaient là, chargèrent » à merveille de belles couleuvrines contre » lesquelles rien ne résistait, qui ne fût en )) pièces. »
Ce désappointement faisant prévoir aux assiégés que tôt ou tard leur ruine deviendrait inévitable, ils imaginèrent un moyen pour sauver la ville, en la remettant en séquestre
CHARLES VII. 5di
dans les mains du duc de Bourgogne, sous le prétexte qu'il était contraire au droit des gens de s'emparer du domaine d'un prince qui, se trouvant alors captif à Londres, ne pouvait le défendre.
Philippe-le-Bon se chargea de leur proposition, et vint conférer avec Bedfort à ce sujet. Mais il échoua dans cette démarche. (( Je ne » veux pas, dit le régent, céder la ville d'Or- )) léans au duc de Bourgogne. Je suis certain » de m'en rendre maître quand je le voudrai. » Les habitans seront bien forcés de m'indem- » niser des frais du siège; et je serais trop marri )) d'avoir battu les buissons pour que d'autres » eussent les oisillons. »
Le duc de Bourgogne, irrité du refus insultant qu'il éprouvait, donna l'ordre à ses vassaux de quitter sans délai le camp des assiégeans.
Charles, découragé par ces nouvelles et re- Dessem nonçant à l'espérance de défendre la Loire, chapes. forma un moment, dit-on, le dessein timide d'abandonner son royaume, et de se retirer en Dauphiné, dès qu'il apprendrait qu'Orléans se serait rendue.
Nous savons par un conseiller de ce prince nommé Thomassin, que, dans une séance à laquelle il assistait, la plupart des membres du
conseil furent d'avis que le roi devait abandonner ce qu'il ne pouvait défendre.
. (( Heureusement, dit Lévêque, la reine raf- » fermit le courage de son époux. Elle lui » représenta que son devoir était de com- » battre, et qu'il le trahirait en fuyant. » Il ajoute que ce noble langage fut attribué à tort à la belle Agnès Sorel, qui ne parut à la cour que trois ans plus tard.
Il serait en effet possible qu'à cette époque la liaison d'Agnès Sorel et du roi fût encore secrète ; mais comment ne pas croire qu'elle ait appuyé, dans le tête à tête, l'avis que la reine donnait dans le conseil, lorsque nous voyons Brantôme citer ses propres paroles : (c Un astrologue, disait Agnès à Charles, m'a » promis un amant roi et belliqueux; je se- )) rai donc forcée d'aller trouver Henri, puis- » que Charles se montre si timide et si in- » dolent ? »
Plus tard, François I" prouva lui-même par les vers suivans qu'il croyait à la vérité du récit de Brantôme :
Gentille Agnès , plus d'honneur tu mérite, La cause étant de France recouvrer, Que ce que peut dedans un cloistre ouvrer Clause nonain ou bien devôt ermite .
Au reste, cette lutte sanglante entre l'An-
gleterre et la France se dénoua comme les tragédies des anciens, qui faisaient apparaître, à la fm de leur drame, une divinité descendant des cieux sur un nuage.
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