‹ Histoire de JérusalemChapitre 102 sur 149 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

avait vnîti l;i bainedes hérétiques ; le solitaire nous apprend qu'on ie dedi irait même dans le cep cle des femmes, occupées à leurs rouets cl à leur laiue* Oh 1 c*C8t surtout de Jérôme que I'od peut dire que sa vie fut ud perpétuel «ombal ! Ses jours s'écoulèrent dans une double lutte; lutte ardente contre lui-même, lulle ardente contre i'errenrl Aa milieu de la ferveur qui poussait les fidèles à Jérusalem , il s'était accrédité ea quelque sorte Tidéc de la néceasité du pèlerinage aux lieux saints comme moyen de saint; Jérôme combattit cette idée (i) sans craindre d*ètreacoosé lui-même d'avoir abandonoé sa famille et sa patrie, et d^veloi^ sw raisons avec une vue supérieure à celle de ses conlemporaîDS. 11 n'osait pas resserrer en des bornes étroites la toute-puissance de Dieu , ni reuiitaier da&s un petit coiu de terre celoi que lo eiel ne pouvait eoutenir. Le isnips était venu où les vrais adorateurs ne devaient plus adorer le Père ni & Jérusalsoi, ni sur le mont Gariainif purce que Munli^rti Hfn^UfÊwt Vaêmr m e^rU 9tmvériU (t)« parce que ffiprtt toufflecûUvmt (it), parce que la firrs H leul m qu*M nêfÊmê apparHmumi et» Seipumr {*), Ce n*était pas seulement en Judée que Dieu était connue la voii des apôtres avait retenti jusqu'aux extrémités de la torre. Le palais des oieux était égaleideat ouvert liu cM de -Jérusalem comme du côté de la Bre^ tagne* Les solitaires d'Égypte, de Mésopotamie, de Perse, de Cappadoco et d'Arménie n'ont pas vu Jérusalem , et la perte du ciel s'ouvre pour eux. C'est donc une erreur de croire qu'il manque quelque chose à la foi quand on n'a pas visite les lieux saints ; quel que soit le point du globe qu'on habite, les bonnes œuvres reçoivent une égale récompense.

Il y avait des cbrctiens iiui désiraient sortir du siècle pour se retirer à Jérusaluii i J crû me leur répond que si la

' (l)tetlTeiailtàfattlin.

(3) Saint Jean, lY.

(3) Thnl, TH.

(4) P«auuic XXni.

msToiRE DE iimusMim

cite n'dlait fréquentée que par des solitaires, on devrait la choisir de préférence comme retraite monastique; mais il nous apprend qu a celte époque on trouvait à Jérusalem ce qu'on Irouvait dans les autres viiles : un barreau, un palais militaire , des prostituées , des mimes , des bouffons. L'anachorète ajoute qu'on accourt à Jérusalem de toutes IfiS parties du monde, que la cité est remplie de toute espèce de gens, et que la multitude des homniGS et des femmes y est si pressée qa*an est forcé d*y supporter ce qui pouvait s*éviter aillears*

Ceux qui disent toujours : TfmpU du Seigneur, temple du Stigneur! matérialisent leur croyance ; ils oublient que le royaume de Dieu est an dedans de nous. Le vrai temple du Christ est Tâme d'un croyant.

Jérôme rendait ainsi à renseignement chrétien toute sa portée morale et le maintenait dans son spiritualisme sublime. Il ne prenait point pour des vertas les pratiques vaines, et plaçait la grandeur religieuse de Thomme dans la perfection de son âme, dans les bonnes oeuvres qui élèvent sa propre nature jusqu'à l'imitation des œuvres de Dieu.

Ce grand homme ne nous apparaît à Belhléem que chargé d*ans; il nous parle de sa tète blanchie « de son front sillonné de rides » de son menton pendant comme le fanon des bœufs (t). Dans une de •ses lettres (s) , il remercie Paulin de lui avoir envoyé un bonnet pour réchauffer sa léte vieillie; mais le feu de la jeunesse embrasait toujours celle intelligence qui demeurait dans un corps desséché, courbé, brisé.

Les calamités amenées sur TOccident et sur rOrient par les invasions des Barbares, attristèrent les demieiB temps de la vie de Jérôme; après le christianisme qui avait ranimé riuimauité défaillante, les BarLares étaient venus renouveler le monde politique, pareils tié<

(1) Lettre XXm à NépoUanus. .

(2) i^ltre LL

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