‹ Histoire de JérusalemChapitre 113 sur 149 · CHAPITRE XXTIL m · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXTIL m

profonds, et disputaient ans animaux leurs tannières; quelqaes-iiDS» s*enfonçant dans le désert » n^'aTaîent point d*asne fixe et viTstent de l'herbe des solitudes , avec leur longue barbe, leur épaisse chevelure négligée et poudreuse, leur corps demî-nu, sale et noir, leur ceinture de peau de chameau ou de mouton et leur humeur sauvage, ils étaient semblables à des bétcs ; ù rapproche des hommes, ils s'enfuyaient à pas rapides.

Les moines de i hacjue diocèse d'Orient élaicnt placés sous la vigilance d un exarque. Le premier qui exerça cette • fonction en Judée fut Passarion , coadjulcur deTévéque de Jérusalem.

CHÀPITRE XXm

Le paixiarche Héiie, dainl Sabas, saint Théodose, saint Jean le âilen- . >|Â||ii« -^ Le p^ii«|ed'Aiilmiin. «« Frlw de Mtiisaleni par les Fwtei* — Mahoinet, le Core». <^ Prise de Jérnstlem par loi ; iDinalmaiis. — Pèlerinage d'Arculphc, de Willilbad. — Ghtfle' ' BlàgDè. ~ T e moine Bernard. — Divers pèlerinages» — IieCtieida '^tiiifche fiéUe. (vi% vu% viu* et iif sièclesé)

Lé ^ siècle offire péa dliomméd èt de fiiUs a Iliistoife de lérasalem* Au milieti da eahos religieux de TÊgUsè d*Orieftt troublée, côrrompue par les doctrines d*£ulidiès, nous irouTons Hélie dé l&usalem ^soutenaul la foi catluH liquc avec les palriansbes d^AnUoche et deGoustantinople. t'usent pour sa fidâiCë rdigieuso » il mourut en 818, U ftiAmo année que Tempereur Ânastase, persécuteur des Orthodoxes, le premier souverain qu*ttil pape ait excommunié. Malgré quelques faiblesses à Tégard des décisions èatlioliques du cohcile de Calcédoine, Hélie eut la gloire de soutenir les intérêts de la foi, lorsqu'autour de lui les Croyances chrétiennes flottaient dans la plus triste anarchie.

La vie monastique commençait à se ressentir delà conlusioD (le l'Église d'Orient; elle perdait de son calme et de sa pureté. Sabas , né à Césarée eu Gappailoce, ramena

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rordre et la saintelédans les ceUoles^ Disciple d*Eadiyiiie, aux environs de Jérasalem » il étonnait tons les solitaires par sa grayitë et sa verta snrfanmaine; il avait trente ans» et Eatbyme rappelait le jeone vieillard. On le contraignit de recevoir le sacerdoce dont la sublimité épouvantait sa conscience. Les monasières qn*il fonda en ladée retraçaient une image de la société des anges. Élie Tenvoya à Gonstantinoplc plaider auprès de Fempereur Anastase la cause de ceux qui demeuraient attachés au concile de Calcédoine. A râge de quatre-vingt-treize ans, Sal>as fit un nouveau voyage à Constantinople pour y remplir une mission de charité. L*empereur Justiniéh vint à sa rencontre , se jeta à ses pieds et voulut être béni par le saint envoyé. Le cénobite quitta la terre en S5i. Nous avons vu, à quatre lieues de Jérusalem, dans un lugubre désert, un monastère portant le nom de SaintpSabas (i) , et dont les hdtes vivent d*olives salées, de figues et de pain nôir.

Saint Sabas fut exarque des moines répandus autour de la ville sainte; il partageait ses fonctions avee saint Théodose, né comme lui en Gappadocc, et comme lui disciple do saint Euthyme. Thcodose vécut trente ans sous la tunique d'anachorète et bâtit un monastère. Parmi les disciples les plus célèbres de ^aint Sabas, les annales ecclésiasLiqucs ont mentionné Jean le Silencieux. On le pressait do se laisser conférer la prêtrise, cûiiduiL auprès du patrinrrliG Élie, il lui confia sous le secret qu'il avait été ordouné évôque , et que son imligtùté l'avait toujours détourné des faveurs de Tépiscopat. Jean le Silencieux, vécut au pays de Jérusalem jusqu'à Tàge de cent quatre ans.

Pour trouver quelque chose d'intéressant dans notro sujet, il nous faut toucher aux dernières années du vi^' siècle et suivre saint Antonin et ses deux compagnons sur le chemin de Jérusalem. I.e récit du pèlerinage de ces trois Italiens (2) est un curieux mouumeut historique qui nous

( 1 ) Correspondance â*Ori€lkt» tone T. (2) Pelii in-4«, 1045, Angers.

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