‹ Histoire de JérusalemChapitre 12 sur 149 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

CBdocmiii les sombres foreurs do roi ao brait de sa barpe et de ses cantiqaes : Saul ne se doutait pas que Tenfaul <^eor dont les accords cbarmaient ses douleors , était IHTëciséraent celui au profit de quiSamod lui avait ravi sa royale puissance.

- Le combat de la vallée du Térébinthe, située à une lieue et demieau nord-ouest de Jérusalem , est trop connu pour qu'on s*y arrête ici* Toutes les bouches répétaient le nom du jeune vainqueur du géant philistin #et chacun pressentait sa grandeur future. Dès ce moment Saûl conçut la pensée de se débarrasser de David , et celle pensée ne le quitta qu'avec la vie. Nous ne suivrons point le fils d'Isaî traînant ses jours vagabonds de cité en cité, de désert en désert , obligé de se tenir en continuelle garde contre la haine eL les pièges de Saul. La nouvelle de la mort de Samiicl remplit d'amerlume le cœur du jeune fugitif alors caché dans les solitudes de Pharan, Après la Ijataille de Gclboc, où périrent Saûl et ses trois fils, Jonathas, Âbinadab et Melchisa, après cette bataille dont il déplora le désastre en termes si louchants (i), David, âgé d'environ trente ans, fut salué roi par sa tribu de Juda , la plus puissante des tribus d'Israël; elle le défendit avec fidélité et vaillance contre les ettorts d'isboselh, dernier fiisdeSaûl, couronné par les onze tribus.

Mais CCS deux partis , dans un royaume naissant, dlaîont déjà un malheur ; on pouvait y voir un triste présage des futures discordes du peuple hébreu. Tandis qu'Israël se partageait ainsi en deux camps, le meurtre se chargea de rétablir l'unité du pouvoir ; Joab, un des chefs dos troupes de David, perça lâchement de son épée Âbner surpris et désarmé. Âbner commandait les forces du fils de Saûl, mais il inclinait vers lacausede David» et cet homme de guerre, que l'Écriture nous représente comme habile et courageux, inquiétait la jalouse ambition de Joab.

De plus, deux hommes delà tribu de Benjamin, voulant

(I) LeiIUiii,Uv.S,ch.1.

histoire: de jkuusalem.

{afreliirtoiie par «a assassinat jugé ulile \ Dayid, eoopè^ rerit la tète aa roi Isboseth, pendanl qu'il dormait à llietirê de midi* Ils coururent du coté d'Hébroo» porter à David cette tète edeore saaglaute» pour recevoir sans retard le prix de leur barbare dévouement; le fils d'isal» qui avait puDi de mort celui qui mit osé porter la main sur SaÛl, l'oint du Seigneur , étendu au cbamp de bataille de Gel* boéffit périr dans les supplices les meurtriers d'isboaelh. La tète du dernier fils de Saftl fut portée avec respect et aolennilé dans le sépulcre d'Abner , à Hébron (i). Le chemin du crime peut mener au trène, mais le véritable génie ne prend point ce chemin. Même au point de vue du calcul de rambition, celte vole serait mauvaise» caries pieds teints de sang ne sont pas solides ; les taches rouges sur les marches d'un trône, et que l'Océan tout entier nepour* raitpas laver, Gnissent toujours par amener de ces grandes chutes dont la lerrc retentit. La soudaine et généreuse indignation de David cou Uo les iiieurtricrs d Isboselh, ne contribua pas faiblement sans doute à réunir à sa cause les onze inbus longleaips ses ennemies. Et tout Israël lui dit . € iNous sommes votre bouche et votre chair; hier et € avanl-îlir r, lorsque Saiil régnait, c'est vous qui nourris- < siez et qui conduisiez Israël, car le Seigneur notre Dieu € vous a dit : Tu feras paître mou peuple d Israël et lu « régneras sur lui (t). > ^ ;

. (i) Les Rois, liv. 2, chapé 1. .

(2) Livre premier deiParalipom^, eUp*

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