‹ Histoire de JérusalemChapitre 137 sur 149 · CHAPITRE XXXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXI

pour rËuropc. Les chrétiens restés à Jérusalem , et sartottt ceux de la religion grecque, conservèrent leurs biens, moyennant un tribut annuel. Dans la Correspondance d'Orient (i), en parlant des mosquées El-Àkta et EIrSakhra (laftoehe), nous avons rapporté, d'après les auteurs arabes, avec quel soin pieux Saladin et sa Tamille rendirent ces deux monuments au culte de Mahomet. Lé sultan distribua à ses serviteurs les trésors de sa conquête ; comme on lui conseillait de garder une partie de ces richesses pour les besoins deTavenir, Saladin fit cette réponse : « J*espère en pieu, qui ne trompe jamais, i

Telle fut la fin réelle du royaume de Codefroid ; on avait compté dorant qualre^vingt-huit ans neuf rois et neuf patriacches latins. Il y aura- encore dans la suite des rois et des patriarches latins de Jérusalem , mais ils ne porteront qu'un vain titre. Pour soutenir la domination chrétienne en Palestine, il fallait des chefs capables ou du moins une forte unité guerrière et Tappui de TEurope. Saladin, cet ennemi terrible, avait renforcé la puissance musulmane en proclamant un seul calife , celui de Bagdad, en établissant Tunité dans Tislamisme. 11 grandit de toute la faiblesse des princes latins de Jcrnsalem et d'un État livré à la violence des rivalités politiques. Le relâchement des mœurs avait fait perdre aux Francs leur indomptable énergie. L'Occident divisé ne put secourir à propos le royaume chrétien menacé par Saladin, el c'est ainsi qu'on perdit Thérilagc acheté au prix, d un immense et douloureux dévouement des nations. Le 5 octobre H87 fui un grand jour de désastre pour la civilisation chrétienne; la barbarie nuisnluianc nous reprit cette sainte ville de Jérusalem, vers laquelle étaient allés tous les soupirs, tous les sentiments héroïques du moyeu âge européen, el depuis, clic l'a toujours gardée 1

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