‹ Histoire de JérusalemChapitre 16 sur 149 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Règne de David, depuis la prise de Jérusalem jusqu'à rusurpsUon

(l'Absalon.

{mB-immniS^.)

i)avkl avait Ircntc-huit ans quand le mont Sion devint sa conqiuHe. Cette victoire donnait à la puissance monarchique des Hébreux un centre redoutable. La capitale Israélite prit le nom de ville de David. La fortification de la citadelle et Tagrandisscment de la cité occupèrent d'abord le roi. Sur le mont Sion, qui formait la haute ville, t'éleva un pr^lais destiné h servir de demeure aux monarques d'Israël. Des édiflces , premiers témoignages d'une splendeur naissante, embellirent la cité nouvelle. Un allié de David, Hiram , roi de Tyr, dont la domini^tion s'étendait sur les côtes de la Phénicie et les montagnes du Liban, fournit à David du bois de eèdre et d*habiles ouvriers. Le nom de ce prince tyrien se mêle encore dans la suite au récit de la roagniOcence de Jérusalem.

Les forces de David grandissaient; les Pliilistins s*en alarmèrent. Ces Philistins , dont il est si souvent parlé dans rhisloire des Hébreux , formaient un petit empire composé de cinq cités : Gaza , Ascalon , Azol , Gelb , Acca-

ron ou Acra. C*ëtail une colonie égypiieiine qui , à une époque reculée , avait envahi les fécondes terres, voisines de la mer, sur un espace de trente ou quarante lieues* Les Philistins émigrèrent, partagés en tribus qui chacune avait un chef appelé satrape; ils adoraient les divinités des bords do Nil, et principalement Dagon, moitié homme, moitié poisson,à qui la Syrie croyait être redevable du bienfait de Fagriculture* Les Juifs , venus d*Égyple comme eux, ne pouvaient se défendre d*ùn certain penchant pour les idoles, et les mœurs des Philistins ne leur inspiraient pas toujours une grande répugnance. Mais les chefs des Hébreux, qui avaient mission d*exlerminer les adorateurs des dieux sortis de la main deVhomme, prêchaient au peuple de Jéhovah de rompre tout pacte avec ces eufants de l'erreur.

Les Philisiins , ne voulant pas laisser s'éteindre la puissance de David , mirent sur pied une troupe qui s'avança jusqu'à la vallr Je llabaïm, ou vallée des Géants ; on appelle de ce nom nne surle de petite plaiac qui se prolonge dans la direction du chemin de Jérusalem à Delhléem. David n*allendit pas Fenneini dans les murs de Sion, qu'il s'occupait de forlUier ; il y organisa une défense pour abriter les travailleurs» et alla se poster avec ses guerriers auprès de la caverne d'OdolIa , à une lieue au sud de Hethléem. Le camp des Philistins couvrait les collines de celle dernière cité, et Tennemi se trouvait ainsi resserré entre Jérusalem et la troupe de David. On était alors au temps de la moisson; les feux du soleil toinbaienl ardents sur la terre; David, couvert do sueur, s'écria dans son camp d'OdoHa : « Oh! si quelqu'un me donnait à boire de Teau € de la citerne qui fait face à la |)orfc de Bethléem! > Trois braves, Abisai , frère de Joab , Banaïas, fils de Joïada, descendant d'Aaron , Jonalham , fils de Samaa , après avoir entendu celle exclamation , parlent aussitôt à l'insu du roi. Il fallait traverser le camp ennemi pour arriver à la citerne; les trois braves n'ont point songé aux dangers ; ils reviennent sains et saufs de leur expédition hardie ,

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