‹ Histoire de JérusalemChapitre 19 sur 149 · CHAPITRE IV. S · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. S

fils d*Abiaihàr, de la race d*Ëthamar, Tun pour Juda, Tau tre pour Israël. Un tninistre, un chancelier, un secrélaire, aalfisaie&l au roi pouf la marche hahituelle des affaires.

ReveDons à rbistoire. Uu fils de Jonalhas» dernier rejeton de la famille de âaûl « vivail Iristement de Tautre ièlé du Joufdaitt ; plusieurs fois David avait demandé 8*il ne restait personne de la royale famille tombée ; lor$qa*on lui parle de Miphiboéëlh , Û Ordonne qu*on Tamène à JértlsalM pottt* y éire ttaité comme il convient à on petit- Itls det»oi. Mîphiboselh arrive; il élait âgé de dix sept ans el boitait des deux jambes; il se présente luul tremblant devant David, redoutant le courroux de celui que son aïeul a si longtemps dl si impitoyablement poursuivi; mais David le rassure par un accueil j)aternel et lui donne un palais pour demeure. Le respect religieux i)oiir la royauté, pour le caractère de loint du Seigneur , pour son sang, est un des traits dislinctifs de la physionomie politique du fils d^isai. Le sentiment du pouvoir est une sorte de gcnio chez les rois, et quand ce sentiment habite les profondeurs de leur âme» il est fécond en nobles instincts » en pensées géfléreuses.

A cette époque» vers Tan 1036 avant J.-C, il nous faut placer un événement qui servira à rectifier une erreur accréditéédans les livres; le psaume Super flumina Babylonii, ce chant qui somble avoir été écrit avec des larmes» a

toujours été regardé comme l'expression des tristesses du peuple hébreu emmené par Nabuchodonosor sur les bords de TEuphrale el du Tigre. Un savant orientaliste (i) a prouvé qu*il y avait eu , sous le rèi^u««^ Havid , une captivité de colonies israrliles à liabvfo^f et x^iu^lc T(3i^vait composé cé louchant cantique ^f™r fv\c>^(iur4 iiiici^^^ du peuple en faveur des Hébreux ^jf^y s. <[Çifan), à ftons, une élude approfondie delà ma l i(^pr?)iis^y4it toi^jur^ empêché de croire que le Super fi4^^ ^^'^!l^^'*H||itlu iemp$

(1) Le P, Vignier» EwpoHIion du ài^p^i^lis psaumes.

Digitizca Ly

SO HISTOIRE DE JfiRUSALEII.

(le la grande caplivilé, cl voici pourquoi : dans les deux dei niers vcrsels du psaume , on oxpriiuedes vœux de vengeance contre Babylone,on envie le sort de ceux qui pourront broyer les enfants de Rabylone sur la pierre; or, dans tous les écrits des Hébreux durant la grande caplivilé, nous ne trouvons pas la inoinHro trace de rébellion ni lie courroux, mais ua paisible seaUmeui de résignation.

De Douveaux combats commencent. Deux fois les Hébreux passent le Jourdain et melt^t en déroute les Ammonites. Le pays d'Ammon était compris entre le torrent de Jaboc et celui d'Arnon ; il confinait avec le pays de Moab. Le but de celle expédition était de venger Taffront fait aux envoyés de David chargés de porter au roi des Ammonites des consolations et des regrets sur la mort de son père Naas; par Tordre du roi Hanout la robe des en* voyés avait été déchirée jusqu*à la ceinture , et leur barbe coupée : cruelle humiliation 1 Les messagers du roi n*osant pas se montrer à Jérusalem avec la face ainsi onlra^ée, avaient obtenu d'attendre à Jéricho que leur barbe eût repoussé. Les Ammonites, plusieurs fois baUus , mettenl sur pied des forces nouvelles. David envoie Joab assiéger Kabba, leur capitale.

C'est pendant le siéi^o Je lUbba que David, respirant la fraîcheur du soir sur la terrasse de son palais du mont Sion, vit Bclhsabée, fille d'Eliam, épouse d'Uric. Rectifions ici une grossière inexactitude quia trouvé place dans plusieurs relations : Bethsabée se baignait sur Ja terrasse de sa demeure, et non point dans la piscine qu*on montre aux voyageurs au milieu du terrain voisin de la porte du Couchant , situé à gauche de rentrée à Jérusalem. Les amours adultères avec Bethsabée , le trépas d*Urie tombé victime de la passion do roi , sont dans la mémoire de tout le monde, et la mémoire humaine a retenu aussi le remords et la douleur de David. Sa faute excite notre surprise, car Il n*était plus dans Tige des tempêtes du cœur. L*hisloîre de la brebis du pauvre, celte brebis qu il avait nourrie cl

Page 1