‹ Histoire de JérusalemChapitre 20 sur 149 · CHAPITRE IV. S · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. S

▼ae croître sous ses yeux avec ses propres enfanis, àia« quelle il donnait à manger de son pain , à boire dans sa coupe , qu'il faisait dormir sur son sein , qui était devenue comme sa fille, et que le riches possesseur de nombreux troupeaux, fit égorger pour la donner en festin à un étranger, cette poétique parabole de Nalban fut le trait de lumière qui éclaira le roi dans la nuit de son pécbé. Le prophète reprocha k David d'avoir pris pour épouse la femme d*Urie THéthéen , et d*avoir tué Urie avec le glaive des enfants d*Ammon; il lui annonça des malheurs. Les paroles de Nathan étaient comme la menaçante expression des sentiments du peuple* c J'ai péché contre le Seigneur, > s'écria le roi.

Le prophèle lui déclara qu*u ne mort soudaine ne serait point la punition de son crime, mais que le fils né de son coupable amour aH.iil périr. L'enfant tomba malade j son père juiail, jeûnait, demeurait étendu sur la lerre nue, refusant d'écouler les anciens de son palais, refusant aussi de prendre les repas accoutumes ; Tenfant mourut le septième jour. Les serviteurs de David craignirent de lui annoncer cette nouvelle. < Lorsque Tcnfant vivait encore, se disaient-ils entre eux , et que nous parlions au roi, il ne nous écoutait point; si nous lui annonçons la mort, combien plus grande sera sa douleur! > David , ayant su que son fils était mort, se leva de terre, se rendit aux bains et changea de vêlements ; il alla adorer le Seigneur sous le pavillon qui abritait TarcliG sainte , rentra dans sa demeure, demanda du pain et mangea. « Que veut dire cela? demandaient les serviteurs en s'adressant à David, vous jeûniez et vous pleuriez quand votre fils vivait encore; maintenant qu'il est mort , vous vous êtes levé et vous avez mangé.— Lorsque mon enfant vivait, je jeûnais et je priais; je disais : Qui sait si le Seigneur ne permettra point que mon enfant me soit rendu? Mais aujourd'hui qu'il n'est plus, à quoi bon des larmes? csl-il en mon pouvoir de le rappeler désormais? J'irai vers lui , mais lui ne reviendra point vers moi.-»Ce8 scènes de moeurs d*ua intérêt inexpri*

te HISTOIRE DB JÉRUSALEM.

màbie peignënt tin démine et iin peuple, el TbiëUilrë Uà recueille âtec un soin ^ieut I

loab voulut laisser k David le dernier hohneur de la conquête de Rabba : t Assemblez ude Iroupe^ lui étsrivit-' 1 il; venez assiéger et prendre la ville, de peur que la f vicloire ne soil inscrite sous mon tujiu. > David ]>in t, arrive à llabba cl prend la jilace; il ùle de la lèlc <ln roi des Ammonites el place sur la sienne, une couronne du poids d uii lalenl d'or, qui devient la couronne des rois dé Juda. Un immense bulin tomba au pouvoir des Hébreux, mais une effroyable cruauté souilla leur triomphe, l.a iiioii se présenta au malheureux, peuple animonitc avec tout le cortège do la plus atroce barbarie; les dus furent tués, les autres écrasés, mis en pièce sous des herses ou des chars de fer qu*on faisait passer sur eux ; il y eut des victimes déchiquetées à ronps de couteau , d'autres jetées dans<lës foorneaiix ;irdents. Les chefs hébreox voulaient parla intimider, tq)0uvanter les peuples ennemis. U faut avouer que cette politique trouvait dans la nation juive un instrument qui ne reculait jamais ; les Israélites au> raient pu donner à toutes les nations indigènes, des leçons de férocité dans la victoire.

C*tst à t>eu de tetnps après la dévastation du pays des Arnmonites, qu*oh doit placer Tinceste d'Ammon aveô Thamar. L'Écriture â raconté le crime de Tainé des Gis de David, sa ruse pour attirer Tinnocente jeune fille, le désespoir de la sœur outragée, la muette tristesse du roi. Absalon se chargera de venger les saintes lois de U famille. L*idée de se débarrasser d*un frère ainé n*est pas indiffSrente à ses naissants projets d*ambilion , et la perspective d'une Couronne ne Toccupe pas moins, peut-être, que rbonheur de Thainar* L*époque de la tonte » époqne de Âte chez tons les peuples pasteurs, était maKtnée cbe2 les Hébreux par des réunions et des festins. Durant le mois où Ton tondait ses troupeaux, dans sa terre de Baaihasor, da côté d'Épbraîm, Afaôalon j rassembla ses frères en un splendide banquet ; dus serviteurs avaient ordre de se jeter

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