‹ Histoire de JérusalemChapitre 32 sur 149 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Règne de Salomon. — Le Temple. — Gloire de Salomon. Désordres de sa fia*

(I015-»07d avant léaof^lirUl.)

C'est son dernier fils que David a placé à la lôte du royaume. Pour justifier celte préférence accordée à sa jeunesse , préférence qui attaquait les droits de ses frères et surtout de son aîné , 11 fallait que Salomon se présentât a?ec des instincts supérieurs , avec une grande intelligence ; il fallait que le vieux roi eut reconnu dans le plus jeune de ses fils une étendue d*esprit, une hauteur do sagesse qui le missent au-dessus de ses frères, et qui garantissent le paisible accomplissemciiL des merveilles pro-misesau buccesseur de David,

Adonias se remue une seconde fois pour saisir la couronne de Jérusalem ; la pensée de ses secrètes intrigues se révèle d'abord par une demande (^ui semblaiL ne cacher aucun sentiment ennemi, mais li ni le but réel n'échappe • point à Salomon ; il prie Belhsabée de demander pour lui au roi la faveur de devenir l'époux d'Abisag, la belle Sunamile, restée veuve et vierge après le trépas de David : i En demandant cela il a demandé sa mort, » dit Salomon à sa mère; il Itii avait ex}>\iqnc qu' Adonias voulait s'ouvrir ainsi un Qhero \n au Irùne : « Àdouias mourra aujour-

d*hui, i ajottU le roi, et le jour même Àdonias p^it de la main de Banalas, fils de Jolada. Salomon fit appeler le grand prêtre Abiathar , complice d*Aclonias, et lui dît :

€ Relirez vous à Analhot, dans votre champ; vous aussi « vous mériteriez la mort; j'épargnerai votre lète, parce I que vous avez porté l'arche d'alliance du scigneui Dieu c devant David , mon père , et parce que vous avez aidé c mon père dans toutes s(\s œuvres. >

Le roi dépouilla Abiathar du sacerdoce, afin d'accomplir, dîtrÉcriture, la prédiction prononcée par le Seigneur à Silo, contre la maison d*Éli ; puis vint le tour de Joab , qui se réfugia dans le tabernacle du Seigneur , et n*en fut pas moins frappé par Banalas, sans égard pour la sainteté de cet asile et pour le souvenir de tant de glorieux combats; mais le meurtrier d'Abner et d*Amasa devait expier son double crime ; il fut enseveli dans sa maison au désert, nous dit rhislorien des Rois. Sadoc fut mis à la place d'AltiaUiar, et Baiiaïasàla place de Joab. 11 restait encore un homme, Séméi, que David avait désigné à la justice sévère de Salomon ; le roi lui donna Jérusalem pour prison, lui annonçant qu'il serait puni de mort s'il franchissait seulement le torrent de Cédron. Après trois ans d'une vie toujours passée dans les murs de Jérusalem , Séméi, pensant que Salomon avait tout oublié, monta un jour sur son âne et s*en alla du côte de Geth pour ramener des serviteurs ; la mort Tattendait au retour. Trois meurtres politiques et Texil d*utt grand prêtre , ouvrent tristement le nouveau règne ; la justice du jeune monarque ressemble ici à de la cruauté; mais la paix du royaamê dépendait de ces mesures énergiques , et la raison d*État se trouve tout • entière dans ces paroles des Paralipomèncs : c Cest aimi que Salmuon, jlU de Ihcid, Àajj'ennit dans son règne. >

Je 1 oyauine d'Egypte était pour le royaume de Jérusalem un voisin puissant ; la politique commandait à Salomon une alliance avec le mailre des bords du Nil. Le jeune roi épousa donc la fille d un Pharaon; elle lui apportait en dot la ville de Gaza que son père avait conquise sur les

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